Le site "Mémoires juives", outre mes travaux sur les origines de la solution finale, est ma contribution à la Mémoire.
Je dois beaucoup à Madame Sarah HALPERIN Z"al du CDJC (aujourd'hui le Mémorial de la Shoah).
Shmuel LEMARTELEUR, octobre 2011


Les socles d'argent : la base de tout.

Basé sur les enseignements du Rabbi de Loubavitch

La paracha Pekoudei s’ouvre sur le décompte des différents matériaux offerts par le peuple d’Israël pour l’édification du Michkane, le Sanctuaire portatif qui « abritait » la Présence Divine dans le camp des Israélites, durant leurs voyages dans le désert.

Ces dons incluaient : de l’or pour les « ustensiles » du Michkane (la Ménorah, l’Arche etc.) et le placage de ses panneaux muraux ; de l’argent utilisé pour les socles dans lesquels les panneaux muraux étaient insérés ; du cuivre utilisé pour la fabrication de l’Autel et du Bassin d’Ablutions ; du bois pour les panneaux muraux et les poteaux ; de la laine teinte de différentes couleurs, et du lin finement tissé, pour les tapisseries et les vêtements sacerdotaux ; des poils de chèvre et des peaux d’animaux pour les tentures ; un assortiment de pierres précieuses pour le Ephod et le ‘Hochen (le tablier et le pectoral portés par le Grand Prêtre) ; de l’huile pour l’allumage de la Ménorah et des épices pour faire la ketoret (« encens ») – quinze matériaux en tout.

Pour quatorze de ces quinze matériaux, chaque membre du peuple juif donnait ce qu’il ou elle choisissait et dans la quantité qu’il ou elle souhaitait. La nature et la quantité de chaque don dépendaient seulement des ressources et de la générosité de leurs auteurs.

L’unique exception à cela fut l’argent utilisé pour les socles du Michkane. Là, D.ieu avait commandé que chacun donne exactement la moitié d’un shekel d’argent : « Le riche ne donnera pas plus, et le pauvre ne donnera pas moins » .(Exode 30, 15)

Chaque personne est différente : nous sommes distincts de par notre intellect, notre caractère, nos talents et notre sensibilité. Mais nous sommes tous égaux à la base même de notre lien avec D.ieu : notre engagement intrinsèque envers Lui. Ainsi, alors que nous chacun contribué à la fabrication des différents composants du Sanctuaire en fonction de nos capacités respectives, nous avons tous donné en quantité égale l’argent qui permit d’en faire les socles. En ce qui concerne le socle de la relation entre nous et D.ieu, le riche ne peut donner plus et le pauvre ne peut donner moins, puisque nous possédons tous de manière égale cet engagement intrinsèque.

C’est sur cette base que nous construisons chacun notre édifice personnel. C’est sur cette base que nous faisons chacun une résidence pour D.ieu faite des talents, des aptitudes et des ressources uniques dont nous recélons. Les fondations constituent la partie la plus basse, la moins visible de l’édifice. Parfois elles sont enfouies, invisibles, dans le sol. Mais ce sont ces socles, ces fondations d’argent, faites d’un engagement absolu et immuable, qui sont le fondement et le soutien de tout le reste.
Courtoisie de fr.chabad.org

"L'Arche" en voie de disparition

Pour ULLMANN et la "Entartete Musik"

Peut-on élire un Président juif en France?

Par Bastien BONNEFOUS

Dimanche 13 février 2011, sur Radio J, Christian JACOB, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, a déclaré que Dominique STRAUSS-KAHN n'incarnait «pas l'image de la France, l'image de la France rurale, l'image de la France des terroirs et des territoires, celle qu'on aime bien, celle à laquelle je suis attaché». Au mieux, cette phrase, largement commentée depuis, est maladroite; au pire, carrément nauséabonde.



Depuis, le responsable UMP a précisé ses propos en expliquant qu'à ses yeux, DSK incarne davantage «les bobos» que la «France rurale». Mais la strauss-kahnie, elle, les a interprétés autrement, dégainant illico le point Godwin. Sortie «profondément malsaine» pour Pierre MOSCOVICI qui craint d'y retrouver «un peu une rhétorique de l'extrême droite de l'entre-deux-guerres». Déclaration «indigne» pour Jean-Christophe CAMBADELIS, estimant que «dire que DSK n'est pas à l'image de la France, c'est sous-entendre qu'il est un étranger, un apatride, membre du “parti de l'étranger”, voire malheureusement bien autre chose».

Au-delà de la polémique politique, l'affaire Jacob-DSK soulève une interrogation indirecte: les Français votent-ils pour un candidat en tenant compte de sa confession, juive dans le cas de Dominique STRAUSS-KAHN, ou de ses origines? Difficile de répondre clairement tant la question a toutes les caractéristiques du tabou. Une chose est sûre: à ce jour, aucun président de confession juive n'a été élu sous la Ve République. Si la question d'une éventuelle incompatibilité semble avoir peu de sens en 2011, elle en a eu pendant longtemps. Chercheuse au Centre d'études européennes de Sciences-Po et spécialiste de l'extrême droite, Nonna MAYER rappelle que «la possibilité qu’un président de la République soit juif (...) paraissait choquante à un Français sur deux en 1966».

Durant l'entre-deux-guerres, le débat a été encore plus violent et les exemples politiques nombreux, surtout à l'encontre de figures de la gauche attaquées par l'extrême droite de l'époque. En 1936, Xavier VALLAT, député nationaliste et antisémite, futur «commissaire général aux questions juives» sous le régime de Vichy, déplorait notamment qu'avec la nomination de Léon BLUM à la présidence du conseil, «la France, vieux pays gallo-romain, soit désormais dirigée par un juif». Plus tard, Pierre MENDES-FRANCE, figure de la gauche morale, se verra lui aussi reprocher de n'avoir «pas assez de terre française à la semelle de ses souliers». Que dire enfin de la sortie en 2010 de l'ancien baron socialiste de l'Hérault Georges FRECHE contre la «tronche pas catholique » de Laurent FABIUS?

Une réalité française

L'antisémitisme en France est-il vraiment de l'histoire ancienne? Pas sûr si l'on se réfère à une étude commandée en 2009 par l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) sur «la circulation des préjugés» dans notre pays. Selon ce sondage qui fait un tour d'horizon de préjugés types concernant différentes minorités (les arabes et le vol, les femmes et la compétence professionnelle, les noirs et la force physique...), 42% des personnes interrogées estiment «pas grave» de déclarer que «les juifs ont plus d'influence que les autres dans la finance et les médias». Elles sont même 18% à estimer que ce n'est «pas du tout grave», de quoi accréditer l'idée d'un noyau dur d'environ 20% de Français prompts à nourrir des réflexes antisémites.


Dominique STRAUSS-KAHN lui-même semble avoir envisagé par le passé ses origines juives comme un possible frein pour sa carrière politique. Dans un article du Monde paru en octobre 2006, il expliquait avoir «longtemps pensé qu'être juif serait un handicap dirimant. Aujourd'hui, je crois que si être juif est un handicap, cela ne l'est qu'auprès de la frange très marginale des électeurs de gauche antisémites».

L'hostilité serait désormais cantonnée à une marge de l'électorat dépassant le clivage droite-gauche classique. Au printemps 1991, DSK qui est alors ministre délégué à l'Industrie dans les gouvernements CRESSON puis BEREGOVOY, donne une interview à la revue de géopolitique Passages. Dans cet entretien publié en pleine guerre du Golfe et des menaces de Saddam Hussein contre Israël, le socialiste déclare:

«Je considère que tout Juif dans la diaspora, et donc c'est vrai en France, doit partout où il le peut apporter son aide à Israël. C'est pour ça d'ailleurs qu'il est important que les Juifs prennent des responsabilités politiques. Tout le monde ne pense pas la même chose dans la Communauté juive, mais je crois que c'est nécessaire. Car, on ne peut pas à la fois se plaindre qu'un pays comme la France, par exemple, ait dans le passé et peut-être encore aujourd'hui, une politique par trop pro-arabe et ne pas essayer de l'infléchir par des individus qui pensent différemment en leur permettant de prendre le plus grand nombre de responsabilités. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, au travers de l'ensemble de mes actions, j'essaie de faire en sorte que ma modeste pierre soit apportée à la construction de la terre d'Israël.»

Ces cinq phrases ne cessent depuis d'être commentées sur internet, et les attaques sont multiples: forums, sites ou blogs d'extrême droite comme d'extrême gauche, islamistes comme altermondialistes... Ceux-là y voient la preuve du communautarisme juif du leader socialiste français et celle d'un complot de la finance mondialisée et cosmopolite, vieilles thématiques du discours antisémite.

La fin d'un phantasme

Mais d'autres études pondèrent ce niveau général inquiétant d'un antisémitisme de France et développent au contraire l'idée d'une plus grande tolérance de la société. Chaque année, le rapport de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) sur «le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie» pointe un recul constant des opinions ouvertement hostiles aux minorités, y compris à la minorité juive.


Dans celui publié en 2009, la CNCDH précise même que «90% de la population (soit +2 points par rapport à 2008) considère que les Français juifs sont des Français “comme les autres”». Ce «niveau le plus bas» des opinions antisémites s'expliquerait par «le renouvellement générationnel, la hausse du niveau d’études et la diversité croissante de nos sociétés».

Le politologue Jean-Yves CAMUS, spécialiste des extrêmes droites, confirme «une normalisation du fait juif dans la vie politique française». «Cette question ne se pose plus, mais elle se posait encore jusque dans les années 1980 avec par exemple la personne de Simone VEIL qui appartient à la dernière génération politique victime d'antisémitisme de la part d'une fraction de la population», précise le chercheur.

Le préjugé négatif concernerait davantage aujourd'hui la minorité musulmane. Dans le rapport de 2009 de la CNCDH, 30% des sondés avaient une mauvaise image de l'islam, un chiffre élevé mais en baisse (ils étaient 39% en 2007). «Pour beaucoup de Français, voter pour un candidat musulman fait plus débat que voter pour un candidat juif», explique Nonna MAYER, qui cite le rapport de la CNCDH selon lequel «de toutes les religions, (la religion musulmane) serait celle qui suscite le plus d'images négatives» dans l'Hexagone.

A l'inverse, si la judéité n'est plus un handicap politique, elle pourrait être, à l'instar d'autres «marqueurs» de minorités, un atout.

Jérôme SAINTE-MARIE, de l'institut de sondage CSA, y voit «un possible effet valorisant pour le candidat». «D'un côté, c'est quelque chose de bon pour l'estime de soi de l'électeur qui peut se prévaloir de voter pour un candidat issu d'une minorité –juif, noir ou femme par exemple– même si en privé, il développe des comportements antisémites, racistes ou machistes. De l'autre, c'est un élément de protection pour le candidat lui-même, avec un effet bouclier contre d'éventuelles basses attaques», explique le sondeur.

En ce sens, les propos de Christian JACOB contre DSK sont du pain béni pour le responsable du FMI. Ils le victimisent au point même d'obliger l'ensemble du PS à faire bloc derrière lui.

L'effet SARKOZY
L'élection présidentielle de Nicolas SARKOZY en 2007 semble avoir été un pas de plus en avant. Même s'il n'est pas juif au sens religieux du terme –il n'est pas né de mère juive ou ne s'est pas converti au judaïsme– le chef de l'Etat a néanmoins mis en avant durant la dernière campagne électorale ses origines familiales hongroises et juives par son grand-père paternel, allant jusqu'à se présenter comme un «petit Français de sang mêlé». Dans une interview au quotidien israélien Haaretz en 2006, Christian ESTROSI, l'un de ses soutiens, l'a même présenté comme «le candidat naturel des électeurs juifs».

Cette élection aurait fait bouger les lignes, y compris dans son propre camp. Dans leur biographie fouillée de Jean-François COPé, publiée en 2010, les journalistes Solenn de ROYER et Frédéric DUMOULIN expliquent que la victoire de Nicolas SARKOZY a levé sur ce point comme sur beaucoup d'autres, les doutes de «l'homme pressé» de la droite et désormais patron de l'UMP (et chroniqueur sur Slate.fr). Avant de s'appeler COPé, la famille du député-maire de Meaux s'appelait jusqu'aux années 1950 «Copelovici». Des racines juives au double patrimoine ashkénaze et sépharade: la Roumanie et la Bessarabie (actuelle Moldavie) du côté de son père; l'Algérie, la Tunisie et le Maroc du côté de sa mère.

Selon ses biographes, l'ancien ministre du Budget a toujours fait part de la plus grande pudeur, voire d'une certaine gêne, à l'égard de ses origines.

«Jean-François COPé, élevé dans l'univers très bourgeois – et très largement catholique – des VIIe et VIIIe arrondissements de Paris, est longtemps resté discret sur sa judéité, quand il ne l'a pas carrément tue.»

Peu après l'accession au pouvoir de Nicolas SARKOZY, Jean-François COPé se serait confié à un ami, cité dans le livre. «Tu sais, l'élection de SARKOZY a brisé pas mal de tabous...», lui aurait-il dit. «De quoi veux-tu parler?» lui demande son proche. «Il avait un grand-père juif», aurait répondu COPé.

Alfred NAKACHE, le nageur d'Auschwitz

Courtoisie de www.judaicine.fr

Alfred Nakache, nageur emblématique, à la carrière sportive impressionnante et rattrapé par les pages les plus sombres de notre histoire.
Sa vie retracée dans ce documentaire riche en archives et témoignages. Sortie en DVD cette semaine.


Alfred NAKACHE était un phénomène. Adolescent, il quitte son Algérie natale pour aller s’entraîner à Paris et entamer une brillante carrière de nageur. Très vite, il collectionne les podiums et les records. Il devient un champion, une vedette. La guerre survient, puis l’exode en zone « non occupée », l’arrestation à Toulouse et les camps. Toute sa vie est bouleversée mais lui ne change pas, humain dans les bassins, humain dans la vie, humain dans les camps.

Le retour à la liberté est difficile, sa femme et sa fille ne reviendront pas de Buchenwald, mais sa force vitale est hors du commun. Il la mobilise tout entière en vue de la reconquête de ses titres. Et il y parvient. Titres et records pleuvent à nouveau : deux records du monde, un record d’Europe, deux records de France ; et il est champion de France à cinq reprises. La trace que NAKACHE laisse sur la terre dépasse largement le domaine sportif, il est à lui tout seul un symbole de vie.

Mais on lit bientôt dans une certaine presse française que le champion « souille les eaux des piscines françaises ». En 1943, il est arrêté par la Gestapo et transféré à Drancy avec sa famille. Il est ensuite déporté à Auschwitz où sa femme et sa fille vont trouver la mort. Transféré à Buchenwald, il sera libéré en 1945.
De retour en France, il reprend aussitôt l’entraînement et redevient champion de France à 31 ans avant de battre un nouveau record du monde.

Alfred NAKACHE, Le Nageur d’Auschwitz est un film édifiant qui au travers d’interviews, de témoignages, d’articles de presse et d’images d’archives, rend hommage à ce sportif au destin exceptionnel qui croisa la folie des hommes.
Au fil de ce voyage, des proches, amis, parents, coéquipiers, compagnons de déportation se souviennent des moments drôles ou tragiques partagés avec celui qui, selon un des témoins, « marchait comme Charlie CHAPLIN, riait comme Henri Salvador et nageait avec passion. »

Si les Toulousains fréquentent la piscine NAKACHE, connaissent-ils pour autant l’étonnant destin d’Alfred NAKACHE dont le nom fut donné, après la Libération, à la piscine d’hiver du Parc municipal des sports.

Rien ne prédestinait le futur champion à s’enraciner dans la « ville rose » aux Dauphins du TOEC. Né en 1915, dans la communauté juive de Constantine, alors française, surnommée La Petite Jérusalem en raison des liens très forts d’immigration avec la Terre promise, le jeune NAKACHE se découvre de réelles qualités physiques pour la natation. Afin d’aller au bout de sa passion, il rejoint Paris, en 1933. Il a 17 ans. Deux ans plus tard, il décroche son premier titre de champion de France. Tout en intégrant l’Ecole Normale Supérieure d’Education Physique (ENSEP), le jeune nageur profite de la politique sportive du Front Populaire. Sélectionné aux JO de 1936, à Berlin où il ne put donner la mesure de son talent, NAKACHE appartient à cette génération de sportifs dont la carrière fut brisée à cause de la politique et de la guerre. Et ce, alors qu’il s’était affirmé entre 1937 et 1938 comme un athlète de premier plan, de surcroît très populaire dans la presse sportive.

Dès le début de l’Occupation, quand PETAIN (que son nom soit effacé!) abolit le décret CREMIEUX, le champion NAKACHE, plusieurs fois primé, est déchu de sa nationalité française. Il décide alors de se réfugier, avec sa femme, en zone non occupée, à Toulouse dans le quartier Saint-Cyprien où il bénéficie des solidarités du milieu sportif. Il est accueilli, en 1941, par l’entraîneur Albin MINVILLE dans le club du TOEC, fondé en 1908. Dans ce milieu chaleureux, il poursuit la natation, diversifie ses nages tout en améliorant sa technique. Le club lui fournit aussi un travail comme responsable d’une salle de sport, rue Paul-Féral.

Denis BAUD reconstitue les étapes vers l’enfer, la séparation de la famille, la chambre à gaz pour sa femme et sa fille alors que sa constitution physique sauve le nageur. Matricule 172763.

Film de Christian Meunier
Paru en 2001
Durée: 52 minutes

Le 40ème travail. Comprendre Chabbat.

Par Yanki TAUBER

Un peintre s’incline vers sa toile, la considérant avec attention. Un écrivain se penche sur son clavier. Un sculpteur trace de fines lignes dans la pierre. Chaque coup de pinceau, chaque touche de clavier enfoncée, chaque grattement de ciseau est exécuté dans la plus grande concentration car l’artiste investit son âme dans son geste.

Cependant, à intervalles réguliers, l’artiste se recule. Il redresse son dos, relaxe ses membres, parfois même recule de quelques pas afin d’apprécier son œuvre d’un autre point de vue. Il désengage ainsi son âme de son travail pour le considérer de l’extérieur. Une longue minute durant, il se tient là, détaché, parfois même distant. Puis il se replonge dans son travail.

Imaginez que vous voudriez inscrire toute la sagesse du monde dans un document unique. Un document qui serait suffisamment compact pour pouvoir être recopié à la main de manuscrit en manuscrit, transporté facilement de lieu en lieu et transmis de génération en génération pendant des millénaires. Comment le feriez-vous ?

Bien sûr, vous choisiriez vos mots avec la plus grande minutie, afin de tirer avantage des significations multiples que certains d’entre eux peuvent revêtir. Vous construiriez vos phrases de sorte qu’elles puissent être lues de différentes façons, chacune porteuse d’un message. Vous emploieriez des métaphores pour raconter une histoire à l’intérieur d’une histoire, une loi à l’intérieur d’une loi, une idée dans une autre idée. Si vous attribuiez une valeur numérique à chaque lettre et rendiez certaines lettres interchangeables avec d’autres, alors chaque mot de votre document serait un code (en vérité une série de codes) pouvant véhiculer d’autres niveaux de sens. Vous pourriez aussi introduire des allusions dans la forme même des lettres, dans les ornements calligraphiques et dans la forme des espaces entre les lettres, les mots et les paragraphes. Enfin, vous exploiteriez le contexte et la juxtaposition pour transmettre encore plus d’informations.
Hot Ice, Nathan DOV

C’est ce que la Torah fait dans la Paracha de Vayakhel en introduisant le commandement de se reposer le Chabbat au milieu des instructions relatives à la construction du Michkan (le sanctuaire portatif qui servit aux Enfants d’Israël lors de leurs pérégrinations dans le désert). Les lois du Chabbat occupent des centaines de pages dans le Talmud et des dizaines de milliers de pages de commentaires et d’ouvrages halakhiques. Dans le livre de l’Exode, toutefois, elles sont condensées dans quelques courtes phrases. Une source majeure des lois du Chabbat réside dans l’association que la Torah établit entre le Chabbat et le Michkan.

« Pendant six jours le travail sera fait, mais le septième jour sera saint pour vous, un Chabbat (« cessation » de travail) de Chabbats en l’honneur de l’Éternel. » (Exode 35, 2)
Le terme que la Torah emploie pour « travail », melakha, signifie en fait « un travail créatif ». C’est la raison pour laquelle arroser une plante constitue un travail prohibé le Chabbat, alors que déplacer des meubles dans une même pièce n’en est pas un. Le Talmud énumère « quarante moins une » (c’est-à-dire trente-neuf) catégories de tels travaux créatifs, depuis « planter » et « labourer » jusqu’à « faire un nœud » et « allumer un feu ». Chacune de ces 39 catégories englobe de nombreuses actions dérivées (par exemple, arroser une plante est une toladah ou « dérivée » de l’action de planter).

De quelle façon le Talmud établit-il cette liste ? En examinant les sortes de « travaux créatifs » exécutés lors de la fabrication du Michkan. Et, concernant le Michkan, la Torah est exceptionnellement précise. Plus de douze longs chapitres sont remplis d’instructions détaillées sur la forme et la construction des différents éléments du sanctuaire : ses 48 panneaux muraux, ses 69 piliers, ses 165 socles, ses 26 tapisseries, ses 169 crochets (dont 59 en or, 60 en argent et 50 de cuivre) et ses différents « ustensiles » : l’arche d’alliance, la Ménorah, la table du pain de proposition, l’autel extérieur et l’autel intérieur, etc. D’autres chapitres décrivent l’assemblage du Michkan à chaque étape dans le désert, puis son démontage jusqu’au prochain campement. En juxtaposant les lois du Chabbat à celles du Michkan, la Torah définit que le « travail » interdit le Chabbat est celui qui est mis en œuvre dans l’édification du Michkan.


Les maîtres du ‘Hassidisme ajoutent un troisième paramètre à cette équation.
Le Midrache souligne que lorsque la Torah statue que « Pendant six jours le travail sera fait, mais le septième jour sera saint pour vous, » elle ne se contente pas de commander de cesser le travail le Chabbat. Elle nous ordonne également que le travail soit fait pendant six jours. Travailler pendant la semaine est une mitsva, au même titre que cesser de travailler le Chabbat est une mitsva.

Ainsi, en nous contant l’histoire du Michkan avec tous ses détails, la Torah délivre trois enseignements :
1. Les détails du Sanctuaire que les Enfants d’Israël construisirent dans le désert.
2. La définition du « travail » défendu le Chabbat.
3. Une définition et une description de la vie : pourquoi sommes-nous là ? Quel est notre rôle dans ce monde ? Dans quel « travail créatif » D-ieu souhaite-t-Il que nous nous engagions au cours des six jours de la semaine ? La réponse est : dans la construction d’un Michkan, une demeure pour D-ieu, fabriquée en modelant les objets matériels qui deviennent des « ustensiles » à même de contenir et d’exprimer la bonté et la perfection de leur Créateur.

Outpouring of the Heart, Nathan DOV

Vous voulez savoir comment faire de votre vie une « demeure pour D-ieu » ? Tout est contenu dans ces derniers chapitres du livre de l’Exode, à l’intérieur des descriptions des matériaux, de l’architecture et de l’artisanat mis en œuvre dans la construction du Michkan.

Le Chabbat, cependant, nous interrompons ce travail. Le Chabbat serait-il un temps en dehors de la vie ? D’une certaine manière, oui, car nous cessons alors le travail créatif de la vie. Et malgré cela, le Chabbat est aussi une partie intégrante de ce travail. Tout comme il est nécessaire pour l’artiste de prendre du recul par rapport à son œuvre afin d’en conserver une vision d’ensemble et ne pas se perdre dans les détails, lorsqu’il s’agit de « faire une demeure pour D-ieu dans le monde matériel », il est également indispensable de faire chaque semaine un intermède spirituel pour ne pas perdre de vue le motif global de notre interaction avec cette matérialité à partir de laquelle nous édifions cette demeure.

C’est là que réside la signification profonde de cette curieuse expression talmudique que nous avons mentionnée plus haut : « quarante travaux moins un. » Pourquoi ne pas simplement dire qu’il y a « trente-neuf travaux » défendus ? Nos Sages expliquent que le quarantième travail est « le travail du Ciel » que nous accomplissons le Chabbat.

L’édification du Michkan implique concrètement quarante catégories de travail créatif : les trente-neuf modes d’action constructive dans le monde matériel que nous pratiquons au cours des six jours de la semaine et que nous cessons le Chabbat, auxquels s’ajoute le travail spirituel du Chabbat lui-même. Ce quarantième travail requiert la cessation des trente-neuf autres, car il consiste à s’extraire de la création du Michkan de la semaine et à la sublimer. Néanmoins, il constitue un composant indispensable de notre tâche de faire une demeure pour D-ieu dans nos vies matérielles.

Le parlement néerlandais en faveur d’Israël

Par Itamar EICHNER, Yediot Aharonot, traduit par l’Ambassade d’Israël


Le parlement néerlandais a adopté il y a quelques jours une décision selon laquelle il ne reconnaîtra pas un Etat palestinien déclaré unilatéralement mais reconnaît l’Etat d’Israël comme Etat juif.

C’est ce qu’a annoncé le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Uri ROSENTHAL, qui effectue ces jours-ci une visite en Israël et a prononcé hier un discours dans le cadre de la Conférence d’Herzliya.

« Aucun pays de l’Union européenne ne nie le droit d’Israël à exister, et aucun ne le fera. En tant que néerlandais, nous rejetons la délégitimation qui est faite d’Israël et j’appelle d’autres représentants de l’Union européenne à la rejeter eux aussi », a déclaré M. ROSENTHAL.

Au ministère des Affaires étrangères, on s’est félicité de la de la décision du parlement néerlandais.

« C’est une décision pleine de bon sens » a déclaré le porte-parole du ministère, Yigal PALMOR.

Cette déclaration intervient au moment ou les communautés juives du pays se disent inquiète par l’antisémitisme ambiant. Elles se sentent menacées et n’osent plus organiser d’événements. Dernièrement, un responsable politique hollandais avait invité les juifs à quitter les Pays-Bas s’ils voulaient vivre en sécurité.

Raisonner la pierre. Le défi des Commandements.

Adapté des enseignements du Rabbi de Loubavitch par Yanki TAUBER

"Et Moïse se retourna et descendit la montagne, et les deux Tables du Témoignage étaient dans sa main : des tables écrites d’un bout à l’autre, sur un côté et sur l’autre elles étaient écrites.
Et les tables étaient l’œuvre de D.ieu, et l’écriture était l’écriture de D.ieu, gravée sur les Tables.(Exode 32, 15-16)"


La Torah se réfère à ses 613 commandements par une série de synonymes : Mitsva (commandement), dibour (parole), michpat (loi), ed (témoignage) et ‘hok (statut), entre autres.

‘Hok implique un décret inaccessible à la raison, une loi observée par soumission à une autorité suprême que nous n’avons ni le droit ni la capacité de questionner. Aussi, ‘hok est-il également le nom d’un certain type de mitsvot, les ‘houkim, que l’esprit humain ne peut comprendre : des mitsvot comme l’interdiction de mélanger la viande et le lait et les lois de la pureté rituelle, qui sont un exemple de notre incapacité à concevoir la volonté divine.

Le sens littéral de ‘Hok est « graver ». En fait, explique Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi, la différence entre un ‘Hok irrationnel et une loi rationnelle ou un témoignage est la même que celle qui différencie des lettres gravées et des lettres écrites.

La Torah nous fut donnée par écrit : par un commandement divin et sous la dictée de D.ieu, Moïse l’écrivit avec de l’encre matérielle et sur un parchemin matériel, nous donnant le ‘Houmach (les cinq Livres de Moïse), que l’on appelle également Torah Chébikhtav (la Torah écrite). Même dans son incarnation spirituelle, avant que D.ieu n’émette la volonté qu’elle soit traduite en un guide pour la vie matérielle, la Torah est décrite par le Midrach comme écrite par « un feu noir sur un feu blanc », équivalents célestes de l’encre sur un parchemin.



Mais il existe également un niveau plus fondamental de la Torah, la Torah non comme une loi écrite mais comme une loi gravée. Le Zohar parle d’un niveau où la Torah existe comme la genèse de la volonté de D.ieu, gravée dans la spiritualité céleste. Dans sa transmission à l’homme, la Torah écrite fut également précédée par une Torah gravée : l’ensemble de la loi divine nous fut d’abord donnée concentrée dans les Dix Commandements, gravés par la main de D.ieu sur deux tablettes de pierre.

Quand quelque chose est écrit, la substance des lettres qui l’exprime (l’encre) reste une entité séparée de la substance sur laquelle elles ont été placées (le parchemin). Il est vrai que les deux ont été liés pour former un tout unique, le document, mais cela reste un ensemble composé de deux matières : l’encre et le parchemin, le message et son moyen de transmission, les formes définies et le contexte abstrait. Par contre, des lettres gravées dans la pierre ne sont pas ajoutées à leur moyen d’expression mais forgées en lui : les mots sont en pierre et la pierre forme des mots.

L’aptitude d’un individu à comprendre et à ressentir est marquée à l’encre dans son âme. Ce sont des choses qu’il a acquises et avec lesquelles il est parvenu à s’identifier au point qu’elles constituent sa personnalité. Néanmoins, elles restent un ajout à son moi profond. Il peut faire la distinction entre ce qu’il est réellement et son intellect ou ses sentiments : le premier est fixe et inaltérable alors que les seconds se développent et changent au cours de sa progression dans la vie.

C’est pourquoi les Mitsvot rationnelles, celles que nous observons en comprenant et appréciant leur fonction positive, ce qui est la manière adéquate de les accomplir car c’est dans ce but qu’elles ont été revêtues des habits de la raison, sont inscrites avec de l’encre sur le parchemin de notre âme. Quelque chose a été ajouté à notre moi, a été collé à notre esprit avec l’adhérence de la raison et de l’émotion. Je ne fais cette Mitsva que dans la mesure où mon intellect et mes sentiments sont « moi », au point que l’encre et le parchemin sont unifiés dans le document.



Cependant, le ‘Hok est un décret gravé. Nous ne l’observons pour aucune autre raison que mus par notre obéissance innée à D.ieu. Et notre obéissance à D.ieu n’est pas quelque chose que nous acquérons ou développons (bien qu’il puisse y avoir, parfois, le besoin de la réveiller quand elle est silencieuse ou supprimée par les atteintes de la vie matérielle). C’est quelque chose qui fait partie de notre essence même, quelque chose qui est imprimé dans l’étincelle de Divinité au cœur de notre âme elle-même.

L’apparence de la raison
Mais le ‘Hok n’est pas simplement un certain type de Mitsva, c’est aussi le nom global pour tous les commandements de D.ieu. Car chacune des Mitsvot est une expression de la volonté de D.ieu. Il est évident qu’aucune raison ni aucune fonction accessible à l’entendement humain, ne peuvent concevoir ou comprendre, expliquer ou décrire un désir divin. Il est donc erroné de penser que la Torah consiste en deux parties : les lois rationnelles, inscrites à l’encre, d’une part et les ‘Houkim irrationnels, de l’autre. Ces deux dimensions de la Torah constituent un tout, chaque Mitsva possède un élément écrit en plus de son essence gravée.

Si l’esprit humain comprend la Mitsva « tu ne tueras pas », s’il apprécie l’impact profond de l’observance hebdomadaire du Chabbat sur sa vie, ce n’est qu’accéder à une dimension extérieure de la Mitsva par laquelle D.ieu a voulu exprimer Sa volonté. Par ailleurs, le ‘Hok le plus étonnant peut être étudié et analysé et l’on peut en tirer de profondes leçons qui guideront et inspireront notre vie.

Effectivement, les Dix Commandements gravés (qui d’ailleurs sont tous des Mitsvot logiques) renferment toute la Torah, alors que les ‘Houkim les plus irrationnels furent inscrits par Moïse sur le parchemin. Chaque Mitsva peut (et donc doit) être considérée comme la volonté impénétrable de D.ieu, observée avec l’obéissance à D.ieu gravée dans le cœur de notre âme. Et chaque Mitsva peut (et donc doit) être appréciée intellectuellement et émotionnellement et ainsi être appréhendée par notre pensée et nos sentiments.

Nous devons aspirer à observer les Mitsvot qui nous paraissent tout à fait logiques avec une simple obéissance, une soumission à D.ieu. Et concernant les ‘Houkim, le défi consiste à étudier leur signification et à y réfléchir (y compris au sens et à la fonction du fait qu’ils sont irrationnels et suscitent une obéissance aveugle à D.ieu) au point que nous les observions avec la passion et l’implication intellectuelle qui caractérisent l’étude des lois ou des témoignages compréhensibles.

La plaque commémorant l'attentat de la rue des Rosiers chez GOLDENBERG sera reposée.

(Cliquez sur l'image pour l'aggrandir)

L'histoire d'Irena SENDLER en DVD.


L'histoire d'Irena SENDLER, une assistante sociale polonaise qui va protéger et sauver la vie de plus de 2500 enfants juifs en les sortant du ghetto de Varsovie, reconnue "Juste parmi les nations", est disponible en DVD à partir du 16 février 2011 et sur YouTube.
Pour voir ce film cliquez ici

Les Juifs de Hollande "rasent les murs".

Par Gerard FREDJ, Israël-infos.net

La communauté juive de Hollande a, à plusieurs reprises, exprimé au gouvernement néerlandais sa préoccupation quand au fait qu’elle était le seul groupe social à ne plus pouvoir organiser d’activités culturelles sans d’importantes mesures de protections et la présence de gardes.


Mais le gouvernement hollandais refuse de payer les investissements sécuritaires pour protéger les juifs hollandais d’un antisémitisme croissant.



Au cours d’un débat, initié par une commission du parlement hollandais, plusieurs parlementaires ont demandé au gouvernement d’assurer la sécurité de la communauté juive ; le Ministre de la Sécurité et de la Justice, Ivo OPSTELTEN, a réaffirmé la position du gouvernement : la sécurité est l’affaire de la communauté juive elle-même, ou des autorités locales (qui ne sont jamais en mesure d’assumer le coût des mesures de protection).





Le parlement hollandais s’est saisi des questions de l’antisémitisme contemporain après une campagne des médias sur cette question, mais ses réunions ne débouchent sur rien de concret.



La principale cible des attaques antisémites sont des juifs "reconnaissables", religieux ou orthodoxes. 



Plusieurs quotidiens hollandais ont rapporté par exemple l’histoire du Rabbin Raph EVERS, directeur du séminaire rabbinique, qui n’utilise plus les transports publics en raison du harcèlement dont il est victime, et n’emprunte plus que des petites rues peu fréquentées.



Ou encore le Grand Rabbin JACOBS, qui sous les menaces et les insultes, a du installer à son domicile une alarme reliée directement aux services de police.



De nombreux jeunes font également état des insultes antisémites qu’ils subissent au quotidien, dans la rue, à l’université.
Un étudiant hollandais qui vit depuis à Jérusalem a raconté comment il a du subir les insultes quotidiennes ’"Le cancer juif", "Hamas, les juifs au four",…).



La communauté juive incrimine essentiellement des populations d’origine marocaine, et plus récemment turque, parmi les auteurs de ces actes.



L’année dernière, Frits BOLKESTEIN, important homme politique hollandais, ancien leader du parti de droite VVD et surtout, ancien commissaire européen, avait déclaré qu’il conseillait aux "enfants des juifs pratiquants néerlandais de partir vers Israël ou les Etats-Unis".



Si les polices locales promettent une "tolérance zéro" concernant les actes antisémites, elles n’ont pas les moyens de cette politique sans l’aide de l’Etat.
Sous l’occupation allemande, 75% des juifs (presqu’un record !) néerlandais sont morts en camp de concentration. La déportation s’est faite avec la collaboration active des Pays-Bas.

Humour juif

Par Joëlle de Paris

Une petite blague adressée par ma cousine d'Israël, descendante des esclaves hébreux de Pharaon, et de Juifs d'Égypte chassés par Nasser en 1956:

Dear Egyptian demonstrators,
Please do not damage the pyramids.
We will not rebuild.
the Jews

Réponse à l’article paru dans le Journal d’Alsace du 23/01/2011 - "Lettre de Palestine ..."

Par le pasteur Gérald FRUHINSHOLZ


Madame,

Je suis en colère et j’ai honte en tant que chrétien. Vivant en Israël, je m’offusque de la partialité et la naïveté dont vous faites preuve en accusant les Israéliens de couper les oliviers de Judée-Samarie. Vous dites faire partie d’un « mouvement chrétien pour la paix », mais vous ne réalisez pas que vous faites le jeu des détracteurs et ennemis d’Israël. De cette façon, vous envenimez la situation et légitimez la haine du peuple arabe « islamisé » recherchant la confrontation.

Les injustices existent partout dans le monde, mais pourquoi faut-il toujours que l’on fasse d’Israël le bouc émissaire et l’ennemi de la paix ? Israël est la seule démocratie au Moyen-Orient. Nous voyons justement aujourd’hui dans le monde arabe, la tentative de ces peuples de se débarrasser de l’oppression de leurs gouvernants. Une telle chose serait-elle envisageable en Israël ? Absolument pas ! Car en Israël la liberté existe à tous les niveaux. Nous sommes témoins de cette liberté de vivre : les Arabes israéliens font leurs courses à Jérusalem avec le sourire... les députés arabes sont élus à la Knesset... les chrétiens vivent leur foi sans aucune contrainte..., etc. Il est également connu que la majorité des Arabes vivant en Israël ne veulent pas d’un Etat palestinien.



Pour répondre précisément à votre accusation, je cite une information concernant « le coupage des oliviers » :

Flagrant délit : des arabes détruisent des oliviers pour accuser les colons : « Des arabes et des militants d’extrême-gauche ont organisé des actes de vandalisme dans les champs d’oliviers arabes dans le but d’accuser les juifs de vandalisme. Samedi les membres de l’Unité Tazpit, ont pris la main dans le sac les vandales et signalent que ceux-ci ont orchestré leurs méfaits afin d’accuser faussement les juifs d’abattre les oliviers sur des terres "palestiniennes". Les photos ont été prises par les membres de l’Unité Tazpit vendredi près de l’implantation Nevé Tsuf. Les images montrent des arabes et des militants de gauche abattre et élaguer des oliviers "palestiniens" à l’aide d’une scie électrique...

Le directeur de Tazpit, Amotz Eyal a déclaré que « lors de chaque saison de récolte d’olive, il y a de nombreux cas d’agriculteurs arabes qui coupent des branches d’olivier pour rejeter la faute sur les juifs ».

Au lieu de participer aux manifestations anti-Israël en Israël ou à Strasbourg, je vous propose d’aller dans n’importe quel pays islamiste, où ce ne sont pas des arbres qui sont coupés, mais des gamines qui sont violées (une gamine en Algérie de 4 ans violée dans une mosquée à Ouargla, 6 fillettes violées par un homme au Pakistan), des hommes et des femmes pendues en Iran, des femmes que l’on enterre à mi-corps et que l’on lapide, une journaliste soudanaise fouettée 40 fois pour avoir porté un pantalon, tenue jugée indécente, ou des chrétiennes enfermées des mois durant dans des containers métalliques, etc...


Femme enterrée et lapidée

Un dernier exemple, une lapidation en Somalie : « L’ONU alerte sur le sort des enfants et des femmes en Somalie. Elle dénonce la violence que subissent les femmes et les enfants dans ce pays, ainsi que l’Unicef, qui s’inquiète de l’extrême vulnérabilité de leur condition. La dernière horreur que l’on apprend concerne une enfant de 13 ans, lapidée au nom d’une justice dite religieuse, la lapidation en place publique décidée par un tribunal de Kismayo. Décision inacceptable, déplorable, les mots manquent pour la qualifier. Une enfant de 13 ans, a été reconnue "coupable" après avoir été violée par 3 adultes ».

Voilà des causes qui méritent que l’on manifeste ! Mais curieusement, cela n’intéresse ni les médias, ni les organisations de gauche soi-disant humanistes. Accuser (injustement) Israël de tous les maux est tellement plus facile et n’encourt aucune réaction violente, c’est évidemment différent lorsque l’on accuse (justement) la barbarie perpétrée au nom de l’Islam.

En tant que chrétien, j’aime à la fois Isaac et Ismaël - le peuple juif et le peuple arabe. Ismaël a été béni mille fois quand on voit les nombreuses nations arabes et les richesses naturelles en leur possession. Au milieu de cette mer de nations arabes existe le minuscule territoire octroyé à Israël. Et pourtant, Israël est un îlot de liberté, unique démocratie au Moyen-Orient. Le fait de voir le monde et certains chrétiens salir sans cesse cette nation par toutes sortes d’accusations me révolte. Il n’y a aucune excuse à cette attitude anti-israélienne, si ce n’est l’expression d’un antisémitisme revenant avec force.

Israël vit avec 20 % de sa population qui est arabe, mais curieusement personne ne s’offusque qu’aucun juif ne puisse venir vivre dans cet éventuel État palestinien que le monde entier réclame. Cette injustice ou intolérance ne choque personne ?... Qui sont les vrais et réels partisans de paix et du respect des droits de l’homme ?

La Bible dit que le peuple juif est le peuple choisi de l’Éternel et qu’Isaac est l’héritier avec qui D.ieu a "établi une alliance perpétuelle". Conformément à la Parole et malgré la Shoah, les innombrables persécutions et massacres dont les Juifs ont été victimes, D.ieu a permis que soit restauré l’Etat hébreu. Voilà les miracles de D.ieu que j’aime, en tant que croyant. Israël est "une bénédiction pour toutes les familles des peuples".

Madame, de la même façon que vous dites, "je ne peux pas me taire", je m’oppose à vos accusations injustes parce qu’également, "pour l’amour de Sion, je ne me tairai pas !".

Le Café des Psaumes réouvert

Le 10 février 2011, à 19h, est inauguré le nouveau Café des Psaumes, 14-16, rue des Rosiers 75004 - Paris.
Lors du réaménagement urbain de la rue des Rosiers, Bertrand DELANOE, Maire de Paris et Dominique BERTINOTTI, Maire du 4ème arrondissement s’étaient engagés à faciliter l’implantation d’institutions liées à la communauté juive.
L’OSE, avec le concours de la Ville de Paris et Paris Habitat, propriétaire des lieux, a transformé l'ancien Café des Psaumes en un café social.
L’OSE (Œuvre de Secours aux Enfants) se consacre depuis sa création, en 1912 à Saint-Pétersbourg, à un travail médico-social, tourné vers les populations juives défavorisées.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’OSE ouvre 14 maisons d’enfants, des centres médico-sociaux pour aider les familles juives dans le besoin.
Dès 1943 un réseau clandestin permettra de sauver plus de 5 000 enfants.
Dans les années 60, l’OSE perpétue sa mission d’accueil et de protection sanitaire des populations juives en difficulté en prenant en charge les enfants exilés d’Égypte et d’Afrique du Nord ainsi que leurs familles.
Depuis, l’OSE n’a de cesse de poursuivre sa mission d’aide aux personnes en difficulté.
Cette aide s’articule autour de 5 grands pôles : Enfance, Santé, Grand Age, Handicap, Mémoire.
Le Café des Psaumes, lieu de rencontre, proposera aux aînés souvent isolés et à d’autres publics, des activités culturelles et associatives qui contribueront à faire revivre l’"âme juive" de ce quartier.
Ce lieu symbolique accueillera une antenne du programme Écoute Mémoire et Histoire de l’OSE qui comprend notamment l’organisation de rencontres conviviales et d’activités culturelles pour les survivants de la Shoah.
L’inauguration est faite en présence de Simone VEIL, ancien ministre d’État et membre d’honneur de l’OSE, Anne Hidalgo, Première Adjointe au Maire de Paris et Dominique BERTINOTTI, Maire du 4ème arrondissement de Paris. ose-france.org

Ronald REAGAN aurait eu 100 ans. Des liens profonds unissaient le Président REAGAN au Rabbi de Loubavitch.

92,000 Intermarried Families in Israel

By Eliezer Rauchberger

Ninety-two thousand intermarried families currently live in Israel, according to findings presented before the Knesset Committee on the Status of Women, which discussed on Tuesday ways to prevent assimilation.

"We must confront the fact that the State has not made education a priority, which is the only thing that can prevent Jewish women from tying their lives to non-Jews," said Committee Chairwoman MK Tzipi Hotovely (Likud). "We need study programs for high school girls that would deal with Jewish identity. The fact that girls come to the point of assimilation demonstrates that the education system isn't functioning properly," she added.

Quand la joie est réalité. Le mois de Adar.

par Haim Nisenbaum


A l’œil nu, rien n’y paraît peut-être mais quelque chose d’essentiel, à la fois subtil et profond, vient de changer dans le monde : le mois de Adar commence cette semaine. Il faut s’arrêter un instant, imposer silence au tumulte extérieur et sentir une joie nouvelle monter comme la sève dans les arbres au temps du renouveau. C’est que la joie du mois qui commence est différente de toutes les autres. Elle ne se laisse dissiper par rien. Elle grandit de tout ce qu’elle voit ou touche et entraîne chacun dans une élévation constante. Les Sages n’ont pas dit autre chose : « Quand entre le mois de Adar, on multiplie la joie ».

"Les Oreilles de Haman"

Mais la joie peut-elle être simplement liée à l’arrivée d’un mois ? Tout se passe comme s’il s’agissait de fermer les yeux sur la réalité des choses, comme si problèmes et difficultés n’existaient plus, comme si, enfin, l’humanité toute entière avançait indéniablement dans la direction d’un bonheur assuré ! Hommes et femmes de ce monde, nous savons tous que, si une telle félicité reste bien dans le champ de notre espérance, elle n’appartient pas pour autant, à ce jour, au domaine du concret. Comment, dès lors, vivre une joie qui doit être, par nature, sans pareille ?

Tout le long de l'année l'éthique Juive prêche modération et sobriété; à Pourim, par contre, on boit...

C’est justement là tout à la fois la puissance et le défi du mois de Adar. Eclairé depuis son début par la fête de Pourim qui, en son sein, incarne ce brutal passage des ténèbres à la lumière, de l’angoisse à l’allégresse, il porte en lui une véritable force de transformation. Il illumine chacun des jours qui passent de cette perspective indépassable. Ce mois habité a ainsi comme une texture différente. Il est, minute après minute, notre cadre de vie obligatoire pendant la période, quelles que soient nos activités, et, pour cette raison, c’est toute notre existence qui en est transformée. Il n’est pas nécessaire de fuir une réalité parfois morose pour cela. A présent, notre âme lui donne sens. Et ce sens est celui de la joie et de la lumière. A présent tout est possible. Puisse la joie être, pour chacun, action.
Courtoisie de fr.chabad.org
Le Rav Haim Nisenbaum est le porte-parole du Beth Loubavitch de Paris, rabbin de la synagogue Beth Haya Mouchka et le responsable des émissions religieuses à "Radio J" à Paris.

Amos GITAI au Palais de Tokyo (Paris XVIième)

Par Bérénice Clerc

Amos GITAI s’empare du Chantier, sous -sol immense du Palais de Tokyo, espace brut où résonne encore l’âme des objets spoliés aux juifs pendant la guerre et stockés en ce lieu par les nazis.

Vaste installation,Traces de vie, Traces de sons, Traces de films nous offrent un espace violent et riche de ce qu’il ne faudra jamais cesser de transmettre même après la disparition des derniers témoins directs de la Shoah. Cette transmission comme le dit Aharon APPELFELD ne peut se faire désormais qu’à travers l’art, l’écrit, le cinéma, la peinture.

Du 5 février au 10 Avril 2011, l’installation "Traces" d’Amos GITAI ouvre ses portes.



Il a accepté de répondre à quelques questions au sujet de son travail et de cette installation.
Amos GITAI commence sa vie d’adulte par des études d’architecture sur les traces de son père, la guerre de Kippour l’oblige à interrompre ses études.
L’idée lui vint d’utiliser une petite caméra super 8 pour filmer ses missions en hélicoptère.
40 films plus tard ce cinéaste à l’œuvre extraordinaire questionne le personnel, l’individuel, la petite histoire au regard du collectif, de la société et de la grande Histoire.
Il investit la base sous marine de Bordeaux en 2010 et présente une première version de Traces.
Il prépare actuellement un film sur la vie de son père Munio WEINRAUB, GITAI architecte issu du Bauhaus et victime de la guerre.
En France la question de la seconde guerre mondiale, la culpabilité, les crimes, le régime de Vichy, la collaboration, les camps, restent des sujets hantés par des fantômes plus ou moins lourds à porter par les épaules des enfants, petits enfants ou arrière petits enfants des Hommes de l’époque.
L’installation Traces s’offre comme une psychanalyse collective, le cinéma sensible touche les nerfs encore à vif.
Pour transmettre encore et toujours une partie violente de l’histoire, si loin, si proche.
Une porte s’ouvre au Palais de Tokyo comme une porte sur notre passé, une trace inscrite malgré nous dans notre cerveau. Des bruits, des cris, un escalier à descendre comme la descente aux enfers historiques, personnels ou collectifs. Le noir, le froid, le sol inégal sous nos pieds, une promenade visuelle remplie l’espace mural. Nous sommes entourés par des grillages, des barrières comme enfermés dans notre propre film. C’est maintenant à nous de jouer, de recevoir les bruits, les sons, les images et de faire notre propre montage, notre propre film. Amos GITAI fait travailler le spectateur, il le laisse recomposer en lui un film qui ne sera jamais le même selon son l’histoire, sa vision, son expérience émotionnelle.
L’atmosphère est puissante et mystérieuse, les échos de l’histoire résonnent, une sorte de peur nous saisit, celle de voir revenir la xénophobie, l’antisémitisme.
Images et sons juxtaposés, une foule scandant « Mussolini » lors de la campagne de la petite fille du duce, silence d’une vidéo tournée à Auschwitz, convulsions du Proche Orient, valse tendre d’un vieux couple à la veille de son arrestation, sublime et troublante chorégraphie de Pina BAUSCH, images inédites de son prochain film sur son père (« Lullaby for my father »), son procès en Allemand, un tabouret vide, les larmes de Nathalie Portman dans Free Zone, autant de ponts entre Israël, Paris, l’Europe, le Monde, l’Histoire et nous.

Amos GITAI est un immense artiste, il fait le noble choix de la transmission, allez à la rencontre de son installation, laissez votre trace au Palais de Tokyo jusqu’au 10 Avril 2011.

Comment l’idée de cette installation vous est-elle venue ?

L’idée m’est arrivée au départ pour l’exposition que j’ai faite à Bordeaux dans la base pour sous marin allemand, qui ne vit jamais le jour alors qu’il devait attaquer l’Amérique.
J’ai envie de continuer ce duel avec L’architecture Nazie, autoritaire. Comme la base du sous marin, Le Trocadéro est un lieu adoré par Hitler qui lorsqu’il occupa la France fit toutes ses photos devant le Trocadéro.
Si je fais un projet dans ce sens il faut dialoguer avec cette architecture. L’art peut faire un travail subversif au contexte général. Ce lieu me donne déjà le contexte.

Qu’interrogez-vous avec "Traces" ?
Je n’interroge non pas strictement l’Histoire Française mais l’Histoire Européenne.
Je suis en train de tourner l’histoire de mon père, un long métrage à priori chronologique sur son parcours.
Je prends comme fil conducteur le parcours de mon père, né il y a 100 ans, architecte admit ensuite dans le Bauhaus par KANDINSKY. Il passe en Allemagne la fin des années 20, le début de l’année 30 dans une grande joie artistique.
Mais avec l’arrivée au pouvoir des nazis, la première école fermée fut le Bauhaus.
L’extrait montré ici illustre son procès à Francfort, il était accusé de trahison contre le peuple Allemand, une accusation complètement pompeuse parce qu’il avait distribué des tracts.
Après ce procès et des tortures multiples, l’exil, on peut le dire aujourd’hui, fût son salut.
Mon père est une absence dans ce film, une chaise vide. [...] Il est mort il y a quarante ans, j’ai oublié la couleur de sa voix, je ne veux pas faussement l’humaniser.
Je ne veux pas dire de choses trop généralisées, je me sers du parcours de mon père pour dire des choses précises vis à vis de lui, vis à vis de l’architecture, de ce qu’on ne voit plus beaucoup aujourd’hui mais qui pose des questions contemporaines.
Il ne faut pas oublier qu’il y a aussi des cellules dormantes aux tendances néo fascistes et xénophobes en Europe et même dans le monde aujourd’hui.
Aucune société n’est immunisée.

Comment votre héritage s’inclut dans ce lieu où les biens spoliés aux juifs furent stockés?
Je suis vraiment très content de l’invitation du Palais de Tokyo car la Friche est une sorte de ruine de ces politiques autoritaires. Elle garde ce coté un peu brut.
Je trouve qu’il y a presque trop d’espace muséal aujourd’hui, très propre, très chic, très élégant. Parfois nous avons besoin de cette sorte de lieu très ouvert.
Avez-vous envisagé cette installation comme la réalisation d’un film ?
J’aime garder une sorte de rapport interactif avec le spectateur. Il devient un interprète. Je lui « balance » des séries de fragments et chacun fait son propre montage en lui. En même temps cela compose une promenade visuelle mais aussi sonore.

Sous forme d’installations vos films disent-ils autre chose qu’en salle ?
Oui c’est l’essence même du montage, normalement il met les choses en contexte, on peut varier les contextes. Pour moi c’est intéressant de montrer une option qui n’existe pas dans les montages habituels. Laisser les spectateurs faire leur propre montage, associer l’image dans l’ordre de leur choix et donner des significations variées.
Le cinéma comme la musique sont des arts linéaires, il y a un début, un milieu, une fin, on peut zapper, mais il y a un ordre donné.
Une installation, l’art plastique, la peinture changent cette linéarité, cette progression, c’est ce qui m’intéresse.

Pourquoi ce film à ce moment de votre vie, de votre carrière ?
Je suis architecte de formation, je n’ai pas fait d‘école de cinéma, je fais les films qui m’intéressent.
En ce moment le contexte est tellement confus, j’accroche le parcours de mon père, après avoir édité chez Gallimard les lettres de ma mère.
Cela m’aide d’avoir un rapport très concret à la réalité. L’art en général doit dire quelque chose, ce n’est pas strictement un exercice formel, il faut chaque fois chercher une autre façon de créer, de transmettre.

LA GAUCHE : UN DANGER POUR LA SURVIE D’ISRAËL

Dora MARRACHE, Radio-Shalom Montréal

Après avoir présenté, dans la première partie de ma chronique, un relevé non exhaustif de personnalités juives qui se disent antisionistes, j’ai tenté dans la deuxième partie d’expliquer leur comportement.

En réalité, ils détestent les Juifs parce qu’ils leur renvoient leur propre image, une image qu’ils vomissent, mais dont ils ne peuvent se débarrasser.

Pour eux, Israël est responsable du regain d’antisémitisme à travers le monde, Israël est à la source de tous les maux sur notre planète. Et Israël leur rappelle aussi que, quoi qu’ils fassent, ils ont des liens avec ce pays. Or ils récusent ces liens, tout comme ils récusent le rôle de « boucs émissaires » que les nations ont assigné aux Israéliens, ils préfèrent encore être les complices des agresseurs, donc des « collabos ». Ils vont même jusqu’à rencontrer les membres du Hamas et du Hezbollah pour les assurer de leur soutien. Un député juif anglais n’a pas hésité à établir un parallèle entre les terroristes palestiniens et les combattants du ghetto de Varsovie.

Peut-être aussi souffrent-ils de ne pouvoir vivre leur vie de juif, non pas qu’ils ne le veuillent pas, mais parce qu’ils sont dans une situation inconfortable qui les rend incapables de mener une vie de Juifs et d’être solidaires de leur peuple. Alors pour remédier à ce mal-être, au vide créé par l’absence de toute identité, ils se révoltent, ils embrassent les idées de la Gauche et cherchent à se retrouver dans un événement pour se faire reconnaître. C’est le moyen qu’ils ont trouvé pour demander leur intégration, tout en sachant que, quoi qu’ils fassent, ils ne pourront s’intégrer totalement. En fait, de même qu’aujourd’hui le monde a trouvé en Israël un nouveau bouc émissaire, il existe de nouveaux Juifs honteux.

Enfin, on ne peut passer sous silence une autre motivation possible : leur soif de notoriété, soif qu’ils ne peuvent étancher, comme le prouve l’expérience, que s’ils se posent en détracteurs d’Israël.

Force est de constater que les ennemis juifs d’Israël sont plus nombreux à connaître la gloire que les défenseurs d’Israël, plus nombreux à être invités par des universités prestigieuses, plus nombreux à recevoir des titres. Charles Enderlin n’a-t-il pas été décoré de la Légion d’honneur ?

Au lieu de mettre leur art et leur savoir au service de leur nation, ces Juifs ont choisi de s’en servir pour la dénigrer. Ainsi nombreux sont, par exemple, les cinéastes israéliens qui ont conforté les Palestiniens dans leur rôle de victimes. Yoav Shamir, Simone Bitton sont de ceux-là. Il faut dire qu’il leur suffit de produire des films attaquant Israël pour recevoir des prix, pour que la critique soit des plus élogieuses, que ce soit en Occident ou dans les pays arabes. Et ce peu importe la qualité du film. De toute évidence, ces intellectuels et ces artistes jouissent d’une grande notoriété auprès des adversaires d’Israël, qu’ils soient Chrétiens ou Musulmans.

Mais cette notoriété, ils la paient cher puisque c’est au prix de leurs libertés qu’ils connaissent ces louanges, et surtout de leur liberté d’expression. Camus avait raison de considérer que le communisme est liberticide. Leur talent, loin de faire d’eux des hommes libres, les asservit à un parti. Pour être acceptés de leurs pairs, c’est-à-dire de la Gauche, il leur faut accepter de jouer le jeu, il leur faut embrasser les prises de position du moment, même si elles ne répondent pas à leur idéal, il leur faut proclamer avec les autres qu’Israël n’est rien de moins qu’un pays totalitaire, un pays colonialiste qui se comporte comme le faisaient les Nazis, que Tsahal est une armée de brutes dénués de sensibilité, que le pays est dirigé par des gens incompétents qui veulent la destruction du peuple palestinien. Ils le feront parfois à leur corps défendant, uniquement parce que leur adhésion au Parti est vitale pour eux. Mieux vaut à leurs yeux être antisioniste ou antisémite que d’être anti-communiste.

Alors, face à tous ses ennemis, sur qui l’État d’Israël peut-il compter pour le défendre dans cette guerre d’opinions ?

A-t-on le droit, dans le monde d’aujourd’hui, de soutenir Israël ?

S’il est payant de se poser en détracteur d’Israël, en revanche, il est très risqué d’adopter la position inverse et de tenir des propos favorables à l’égard de l’État d’Israël. Il est même dangereux quand on est une célébrité de vouloir se produire en Israël, les groupes de pression se chargeant d’ailleurs de dissuader les plus déterminés. Alors, évidemment, rares sont ceux qui osent franchir le pas et affirmer leur sympathie et leur soutien à l’État d’Israël.

Bien sûr, il en est quelques uns qui le font, il en est qui refusent le politiquement correct et la langue de bois, et je voudrais leur rendre hommage pour leur authenticité et pour avoir eu le courage d’adopter une position franche.

En tant que Canadienne, je voudrais d’abord saluer notre Premier ministre, Stephen Harper, qui , depuis qu’il est au pouvoir, accorde un soutien inconditionnel à Israël et lutte aussi contre toute forme d’antisémitisme. Cela lui a valu, dit-on, la perte de son siège à l’ONU. Conscient des risques qu’il prend en prenant position pour Israël, il est disposé à les assumer.

Il faudrait également souligner la position de l’ancien chef du gouvernement espagnol, José Maria Aznar, qui mérite aussi notre admiration. “Le monde occidental est ce qu’il est grâce à ses racines judéo-chrétiennes. Si l’élément juif, dans ces racines, est brisé, et si Israël est perdu, alors nous sommes perdus aussi », avait-il déclaré. Citons aussi une autre de ses phrases que les Juifs n’oublieront jamais, un phrase qui a fait le tour du monde : « Si Israël tombe, nous tombons tous ».

Il a fondé « Les Amis d’Israël », avec l’aide de plusieurs personnalités parmi lesquelles figurent l’ex Premier ministre d’Irlande du Nord et récipiendaire du Prix Nobel de la paix en 1998, David Trimble ; et l’ex-Ambassadeur aux Nations-Unies, John Bolton. Le but de ce mouvement est d’agir contre le mouvement de délégitimation de l’État d’Israël qui gagne du terrain.

D’autres personnalités se posent en défenseurs de l’État d’Israël, que ce soit la députée Maria Luisa Aldim de Lisbonne, Jean-Patrik Grumberg, Schmuel Trigano, Alain Finkielkraut, et Bernard-Henri Lévy. Certes, ces deux derniers ont apposé leur signature au bas de JCall, mais, à mes yeux, ils ne font pas partie de ces Juifs anti-juifs. Peut-être même regrettent-ils leur prise de position, peut-être est-ce un vif désir de trouver une solution à ce conflit interminable qui leur a dicté ce choix. Quoi qu’il en soit, je ne puis les comparer aux membres de l’UJFP (Union juive française pour la paix), je reste persuadée que l’un et l’autre sont attachés à Israël et qu’ils luttent contre ceux qui tentent de délégitimer cet État. Il en est un en revanche dont les motivations sont on ne peut plus ténébreuses et que je ne crois pas sincère, c’est Fidel Castro. En effet, comment expliquer qu’il ait soudainement tourné casaque en septembre 2010, et qu’il ait choisi, sans qu’on puisse s’expliquer pourquoi, non seulement de se poser en défenseur du peuple juif, mais aussi et surtout de soutenir ouvertement le droit d’Israël à exister ?

CONCLUSION

Aujourd’hui l’État d’ Israël est devenu le centre du monde. C’est ce qui explique cette vague de haine qui déferle sur lui, et cette guerre médiatique qu’on lui livre, guerre contre laquelle il ne sait pas se défendre et dont les effets sont dévastateurs.

Nous devons réaliser que les mots ont, comme il est dit dans la Bible, « un pouvoir de vie et de mort », et qu’il faut donc se défendre contre cette campagne de propagande anti-israélienne et non l’ignorer. N’est-il pas scandaleux que nous ayons aujourd’hui à débattre du droit d’Israël à exister ? La question ne devrait même pas se poser, L’État d’Israël existe, comme existent tous les pays, voilà tout.

Nous sommes donc arrivés à un moment de l’Histoire où il nous faut nous engager, car notre destinée est inextricablement liée à celle de l’État d’Israël. Et quand on s’engage, il faut aussi se dire que notre choix engage tout le monde, que le destin d’Israël est entre nos mains et dépend de nous.

Quant à nos collabos, je fais le vœu - un autre de mes vœux pieux - non pas de les voir soutenir leur pays comme le faisait la Gauche autrefois, mais au moins de ne plus les entendre proclamer leur appartenance au peuple juif car, ce faisant, ils s’expriment en notre nom à tous. Bien sûr, ils rétorqueront qu’ils ne parlent pas au nom des Juifs mais en tant que Juifs seulement, alors qu’ils savent comment sont interprétées leurs paroles et les conséquences dramatiques qu’elles entraînent. Ils savent - et nous savons également - que leurs appels s’adressent aussi aux Juifs qu’ils voudraient convertir au marxisme, qu’ils voudraient voir devenir antisionistes comme eux. Et le malheur, hélas, c’est qu’ils sont écoutés et parfois imités. Ainsi, de plus en plus de jeunes réprouvent toutes les décisions du gouvernement, disent avoir honte de leur pays et de la façon dont il traite les Palestiniens, et nombreux sont ceux qui vont même jusqu’à refuser d’effectuer leur service militaire.

Certes, aux yeux de tous ces antisionistes, le gouvernement actuel n’incarne peut-être pas toutes les valeurs morales. Mais est-il pour autant l’incarnation du mal comme ils le laissent entendre ? Et est-ce une raison suffisante pour tomber dans l’extrémisme et rejoindre le camp des ennemis d’Israël ? Qu’on hésite à accorder son plein soutien à ce gouvernement, qu’on se sente déchiré par ses contradictions, soit. Encore que je me demande si la morale individuelle peut s’appliquer à la politique. Mais au nom de quelle morale – certainement pas la morale biblique - peut-on verser dans l’extrémisme et trahir son peuple en rejoignant ses ennemis ?

De toute façon, existe-t-il un gouvernement qui soit capable de rejoindre toutes les valeurs de ses citoyens ? Quel gouvernement peut se vanter de n’avoir jamais commis ni erreurs ni fautes ?

En fait, les Juifs n’ont jamais été satisfaits de leur gouvernement, quel qu’il soit. Déjà, en 1960, André Neher tenait les propos suivants, propos qui ressemblent étrangement à ceux qu’on entend aujourd’hui :

« Périsse l’État d’Israël et périsse le judaïsme tout entier s’il doit être une collectivité injuste. De même qu’il ne me paraît pas certain, d’une certitude morale absolue, que l’indépendance politique de l’État d’Israël ait été la solution la meilleure. L’État mixte judéo-arabe, tel qu’il était proposé par les Nations-Unies et accepté par une fraction importante de la population juive de Palestine, eût peut-être été meilleur du point de vue moral et, qui sait, peut-être même plus rentable du point de vue politique, économique et social ».

Nous aspirons tous, nous Juifs, à la paix, et le mot « Shalom » est sans doute le plus usité, mais nous divergeons quant aux moyens à préconiser pour connaître la paix. On peut ne pas être d’accord avec certaines politiques du gouvernement israélien, on peut s’apitoyer devant le sort des innocents, que ce soit côté israélien ou palestinien, mais on doit aussi reconnaître que ces deux pays vivent une situation de guerre et que toute guerre fait des victimes parmi les civils. Quoi qu’il en soit, notre attachement à Israël doit être un postulat, quel que soit le gouvernement qui le dirige.

Pour ma part, je crois que le gouvernement israélien tente par tous les moyens de trouver ce qu’il y a de mieux pour ses citoyens, je crois aussi qu’il a besoin du soutien de tous, et surtout du soutien des Juifs de la diaspora. Ce gouvernement a été démocratiquement élu, ni les pays étrangers ni les Juifs de la diaspora n’ont le droit d’exercer sur lui quelque pression que ce soit. Et de toute façon, quoi que fasse Israël et quelle que soit l’attitude que les Juifs de gauche choisissent d’adopter, l’antisémitisme persistera. En réalité, en se posant en détracteurs d’Israël et en donnant raison à ses ennemis, ils ne font qu’attiser et légitimer l’antisémitisme.

Tous les peuples ont besoin d’un bouc émissaire, point n’est besoin de le rappeler. Le Juif a toujours tenu ce rôle, rien ne changera et l’antisionisme n’est que le terme politiquement correct pour parler de l’antisémitisme.

Et je conclurai avec ces mots du pasteur Martin Luther King :

« L’antisémitisme, la haine envers le peuple juif, a été et reste une tache sur l’âme de l’humanité Quand les gens critiquent les Sionistes, ils veulent dire les Juifs… antisioniste signifie de manière inhérente antisémite, et il en sera toujours ainsi.… »