Le site "Mémoires juives", outre mes travaux sur les origines de la solution finale, est ma contribution à la Mémoire.
Je dois beaucoup à Madame Sarah HALPERIN Z"al du CDJC (aujourd'hui le Mémorial de la Shoah).
Shmuel LEMARTELEUR, octobre 2011


Le discours intégral et traduit du premier ministre israëlien ce vendredi 25 septembre 2011 à la tribune de l'ONU !



Merci Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs ;
Israël a tendu sa main vers la paix, depuis le moment où il a été créé, il y a 63 ans. Au nom d’Israël et du peuple juif, je tends aujourd’hui encore cette main. Je tends cette main aux peuples d’Égypte et de Jordanie, à qui je renouvelle notre amitié, pour des voisins avec qui nous avons fait la paix. Je la tends au peuple de Turquie, avec respect et bonne volonté. Je la tends aux Libyens et aux Tunisiens, avec l’aspiration pour ces peuples qu’ils se construisent un futur démocratique. Je la tends aux autres peuples d’Afrique et de la péninsule Arabique, avec qui nous souhaitons un nouveau commencement. Je la tends aux peuples du Liban, de Syrie et d’Iran qui, tous, ont le courage de combattre une répression brutale. Mais plus spécifiquement, je tends ma main aux Palestiniens, avec qui nous cherchons une paix juste et finale.

Mesdames et messieurs,
En Israël, notre espoir pour la paix n’a jamais disparu. Nos scientifiques, docteurs, innovent de manière ingénieuse pour le monde de demain. Nos artistes, nos écrivains, ont atteint l’héritage de l’humanité.
A présent, je sais que ce n’est pas exactement l’image d’Israël qui est souvent dépeinte dans cette salle. Après tout, c’est ici qu’en 1975 fut prononcée une injure à mon peuple, qui restaurait son ancienne vie biblique dans notre foyer historique… Israël avait alors honteusement été traité de raciste. Et c’est ici, en 1980, que l’accord de paix historique entre Israël et l’Egypte, n’a pas été loué. Il a été dénoncé !
Et c’est ici, année après année, qu’Israël est injustement condamné. Israël est plus condamné que toutes les nations du monde réunies !

21 des 27 résolutions de l’Assemblée Générale condamnent la seule véritable démocratie du Moyen-Orient. C’est quelque chose de malheureux. L’ONU est devenue absurde. Elle ne classe pas uniquement Israël comme le “vilain”, il met aussi à l’honneur les vrais vilains aux responsabilités. Mouammar Kadhafi de Libye en Président des Droits de l’Homme. Saddam Hussein d’Irak à la tête du comité de l’ONU sur le désarmement. Vous pouvez dire qu’il s’agit du passé… Mais voilà ce qu’il se passe aujourd’hui : le Hezbollah qui contrôle le Liban est aujourd’hui le Président du Conseil de Sécurité de l’ONU.
C’est une vérité de dire qu’une organisation terroriste préside une organisation en qui nous devons avoir confiance, à propos de la sécurité mondiale. Qui a pu laisser faire cela ?


Donc ici, à l’ONU, la majorité automatique peut décider de tout. Elle peut décider que le soleil se lève à l’ouest ou qu’il se couche à l’est. Elle peut aussi décider, ils ont décidé, que le Mur des Lamentations à Jérusalem, le lieu le plus saint du judaïsme, est un « territoire occupé palestinien ».
Mais même ici, à l’Assemblée Générale, la paix peut parfois percer. En 1984, quand j’ai été nommé ambassadeur d’Israël à l’ONU, j’ai visité le Grand Rabbin Loubavitch. Il m’a dit, et attendez messieurs, je ne veux offenser personne, je sais qu’il y a beaucoup de femmes et d’hommes honorables, beaucoup de gens capables, qui servent leurs Nations ici… Mais voici ce que le Rabbi m’a dit : « Tu vas travailler dans une maison de mensonges ». Puis il a dit :« Souviens-toi que même dans un endroit sombre, la lumière d’une petite bougie peut-être très bien vue et de loin ».
Aujourd’hui j’espère que la lumière de la vérité va brûler, même pour quelques petites minutes. Cette salle est un endroit sombre depuis trop longtemps pour mon pays.

En tant que Premier Ministre d’Israël, je ne suis pas venu ici pour gagner un prix. Je suis venu ici pour parler le langage de la vérité. La vérité est qu’Israël veut la paix ! Que je veux la paix ! Qu’au Moyen-Orient, depuis toujours et pas particulièrement en cette époque turbulente, la paix devrait être notre sécurité. La vérité est que nous ne pouvons pas obtenir la paix avec une résolution de l’ONU, mais que nous ne pourrons l’avoir qu’avec des négociations directes entre les parties concernées.
La vérité est que, jusqu’à présent, les Palestiniens ont refusé de négocier. La vérité est qu’Israël veut la paix avec un État Palestinien, mais que les Palestiniens veulent un État sans la paix.
La vérité est que vous ne devriez pas laisser cela arriver.

Mesdames et Messieurs,
Quand je suis venu ici il y a 27 ans, le monde était divisé entre l’Est et l’Ouest. Depuis, la guerre froide s’est terminée. Des grandes civilisations en ont terminé avec des siècles de sommeil. Des centaines de millions de personnes sont sorti de la pauvreté, et la chose remarquable est que cet accomplissement historique a été largement pacifique. Pourtant, une tumeur maligne se développe maintenant entre Orient et Occident. Elle menace la paix de tous. Elle ne cherche pas à libérer, mais à asservir, pas à construire, mais à détruire.
Cette tumeur maligne c’est l’Islam militant. Il se drape dans le manteau d’une grande foi, et pourtant il est le meurtrier de Juifs, Chrétiens et Musulmans, avec une impartialité impitoyable. Le 11 Septembre a tué des milliers d’Américains, et il n’a laissé que les restes des tours jumelles.
Hier soir, j’ai déposé une gerbe sur le monument du 11 septembre. C’était émouvant. Mais alors que j’y allais, une seule chose faisait écho dans mon esprit: les mots scandaleux du président de l’Iran à cette tribune hier. Il a laissé entendre que les attentats du 11 septembre étaient un complot américain.
Certains d’entre vous quitté cette salle. Chacun de vous aurait dû le faire.

Depuis le 11 septembre, les militants islamistes ont abattu d’innombrables autres innocents – à Londres et à Madrid, à Bagdad et à Mumbai, à Tel-Aviv et à Jérusalem, dans tout Israël. Je crois que le plus grand danger auquel fait face notre monde est que ce fanatisme va se doter d’armes nucléaires. Et c’est précisément ce que l’Iran essaie de faire.
Pouvez-vous imaginer l’homme qui était ici hier, pouvez-vous imaginer son armée avec des armes nucléaires? La communauté internationale doit en empêcher l’Iran avant qu’il ne soit trop tard. Si l’Iran n’est pas arrêté, nous serons tous confrontés au spectre du terrorisme nucléaire, et le printemps arabe pourrait bientôt devenir un hiver iranien. Ce serait une tragédie. Des millions d’Arabes ont envahi les rues pour remplacer la tyrannie par la liberté, et aucun arabe ne bénéficie de plus de liberté qu’en Israël. S’ils le veulent, la paix prévaudra.

C’est là ma fervente espérance. Mais en tant que Premier ministre d’Israël, je ne peux pas risquer l’avenir de l’État Juif sur une pensée magique. Les dirigeants doivent voir la réalité telle qu’elle est, non pas comme elle devrait l’être. Nous devons faire de notre mieux pour façonner l’avenir, mais nous ne pouvons pas simplement souhaiter que ces dangers soient éloignés du présent.
Et le monde autour d’Israël est sans aucun doute de plus en plus dangereux. Les militants de l’Islam ont déjà pris le Liban et Gaza. Ils sont déterminés à déchirer les traités de paix entre Israël et l’Égypte et entre Israël et la Jordanie. Ils ont empoisonnés les esprits de nombreux Arabes contre les Juifs et Israël, contre l’Amérique et l’Occident. Ils ne s’opposent pas aux politiques d’Israël, mais l’existence d’Israël.

A présent, certains affirment que la propagation de l’Islam militant, surtout en ces temps troublés — si vous souhaitez la ralentir, affirment-ils, Israël doit se dépêcher de faire des concessions, de faire des compromis territoriaux. Et cette théorie paraît simple. Fondamentalement, cela va ainsi : quitter le territoire, et la paix avancera. Les modérés seront renforcés, les radicaux seront tenus à distance. Et ne vous inquiétez pas au sujet des détails agaçants comme la façon dont Israël sera réellement défendable, les troupes internationales feront le travail.
Ces gens me disent constamment : il suffit de faire une offre d’échanges de terres et tout va s’arranger. Vous savez, il y a un seul problème avec cette théorie. Nous avons essayé et cela n’a pas fonctionné. En 2000, Israël a fait une offre de paix avec échanges de territoires qui répondait à pratiquement toutes les demandes palestiniennes. Arafat a rejeté l’offre. Les Palestiniens ont ensuite lancé une attaque terroriste qui a coûté un millier de vies israéliennes.
Le Premier ministre Ehud Olmert a ensuite fait une offre encore plus radicale en 2008. Le président Abbas n’a même pas répondu.

Mais Israël ne s’est pas contenté de faire des offres d’échanges de territoires. Nous avons en fait quitté des territoires. Nous nous sommes retirés du Liban en 2000 mais aussi chaque centimètre carré de Gaza en 2005. Cela n’a pas calmé la tempête islamique, la tempête du militantisme islamique qui nous menace. Il ne l’a rendue que plus proche et plus forte.
Le Hezbollah et le Hamas ont tiré des milliers de roquettes contre nos villes bien que nous ayons quitté leurs territoires. Voyez, quand Israël a quitté le Liban et Gaza, les modérés n’ont pas vaincus les radicaux : les modérés ont été dévorés par les radicaux. Et je regrette de dire que les troupes internationales comme la FINUL au Liban et UBAM à Gaza n’ont pas empêché les radicaux d’attaquer Israël.
Nous avons quitté Gaza dans l’espoir de la paix.
Nous n’avons pas gelé les implantations de Gaza, nous les avons déracinés. Nous avons fait exactement ce que dit la théorie: Sortez, revenez aux frontières de 1967, démanteler les localités.


Et je ne pense pas que les gens se souviennent à quel point nous sommes allés loin pour atteindre cet objectif. Nous avons déraciné des milliers de personnes de leurs maisons. Nous avons tiré les enfants hors de leurs écoles et de leurs jardins d’enfants. Nous avons passé le bulldozer sur les synagogues. Nous avons même déplacé les tombes. Et puis, après avoir fait tout cela, nous avons donné les clés de Gaza au président Abbas.
La théorie indiquait que tout devait s’arranger, et que le président Abbas et l’Autorité palestinienne pouvaient désormais construire un pays pacifique à Gaza. Vous pouvez vous rappeler que le monde entier a applaudi. Ils ont applaudi notre retrait comme un acte politique très fort. C’était un acte audacieux pour la paix.

Mais, Mesdames et Messieurs, nous n’avons pas obtenu la paix. Nous avons obtenu la guerre. Nous avons obtenu l’Iran, qui, par son mandataire Hamas a rapidement chassé l’Autorité palestinienne.
L’Autorité palestinienne s’est effondrée en un jour – en un jour.
Le président Abbas vient de dire sur ce podium que les Palestiniens sont armés par leurs espoirs et leurs rêves. Ouais, espoirs, rêves et 10.000 missiles et roquettes Grad fournis par l’Iran, sans parler du flux d’armes mortelles qui s’écoule à Gaza depuis le Sinaï, la Libye, et ailleurs.
Nos villes ont déjà connu la pluie de milliers de missiles. Alors vous comprendrez que, compte tenu de tout cela, les Israéliens, à juste titre, se demandent : « Qu’est-ce qui pourrait empêcher que cela se reproduise en Judée-Samaire ? » Sachez que la plupart de nos grandes villes dans le sud du pays ne sont qu’à quelques dizaines de kilomètres de Gaza. Mais dans le centre du pays, en face de la Judée-Samarie, nos villes sont à quelques centaines de mètres ou à quelques kilomètres seulement des territoires disputés.

Je tiens donc à vous demander. Il y a-t-il une seule personne entre vous, une seule, qui accepterait d’apporter un tel danger aussi près de vos villes ? Voulez-vous agir de manière imprudente avec la vie de vos citoyens? Israël est prêt à avoir un État palestinien en Judée-Samarie, mais nous ne sommes pas prêts à avoir une autre bande de Gaza. Et c’est pourquoi nous avons besoin de mesures de sécurité réelles, ce que les Palestiniens refusent tout simplement de négocier avec nous.
Les Israéliens se rappellent des amères leçons de la bande de Gaza. Beaucoup de personnes critiques à l’égard d’Israël ignorent cela. Ils conseillent de manière irresponsable à Israël de retourner à nouveau sur cette voie périlleuse. Vous savez ce que ces gens disent, comme si rien ne s’était passé, répétant les mêmes conseils, les même formules comme si rien de tout cela n’était arrivé.
Et ces personnes critiques continuent de faire pression sur Israël pour faire d’importantes concessions sans avoir d’abord l’assurance de la sécurité d’Israël. Ils louent ceux qui nourrissent les crocodiles insatiables de l’Islam militant. Ils se mettent en scène comme des ennemis de la paix nous forçant à construire une barrière solide pour empêcher le crocodile de sortir… Ou ils agitent cela comme un pot de confiture devant ce crocodile aux mâchoires béantes.

Ainsi, au milieu de ces propositions et de ces mauvais conseilleurs, Israël doit tenir compte des meilleurs conseils. Il vaut mieux avoir une mauvaise presse qu’un bon éloge, et mieux encore serait une presse équitable dont le sens de l’histoire s’étend au-delà du petit déjeuner, et qui reconnaîtrait les préoccupations sécuritaires d’Israël comme légitimes.
Je crois que dans des négociations de paix sérieuses, ces besoins et ces préoccupations peuvent être correctement abordées, mais qu’elles ne seront pas abordées sans négociations. Et les besoins sont nombreux, parce qu’Israël est un pays minuscule. Sans la Judée et la Samarie, la « Cisjordanie », Israël n’est large que de 11 km.
Je vais mettre cela en perspective pour vous qui êtes ici: cela représente environ les deux tiers de la longueur de Manhattan. C’est la distance entre Battery Park et l’Université de Columbia. Et n’oubliez pas que les gens qui vivent à Brooklyn et New Jersey sont considérablement plus agréables que certains des voisins d’Israël.
Alors, comment voulez-vous protégez un tel petit pays, entouré par des gens qui jurent de sa destruction et qui sont armés jusqu’aux dents par l’Iran? Évidemment, vous ne pouvez pas le défendre au sein de ce seul espace étroit. Israël a besoin d’une plus grande profondeur stratégique, et c’est exactement pourquoi le Conseil de Sécurité, avec la résolution 242, a expliqué qu’Israël n’a pas besoin de quitter tous les territoires qu’il capturés lors la Guerre des Six-Jours. Il a parlé de retrait de territoires, aux frontières sûres et défendables. Et pour se défendre, Israël doit donc maintenir une présence à long terme de l’armée israélienne dans des secteurs stratégiques de la Judée-Samarie.

Je l’ai expliqué au président Abbas. Il a répondu que si un État palestinien devait être un pays souverain, il ne pourrait jamais accepter de tels arrangements. Pourquoi pas? L’Amérique a eu des troupes au Japon, en Allemagne et en Corée du Sud pendant plus d’un demi-siècle. La Grande-Bretagne a eu un espace aérien à Chypre, ou plutôt d’une base aérienne à Chypre. La France a des forces dans les trois nations africaines indépendantes. Aucun de ces États ne prétend ne pas être un pays souverain.
Et il y a beaucoup d’autres questions de sécurité essentielles qui doivent également être abordées. Prenez la question de l’espace aérien. Encore une fois, les petites dimensions d’Israël créent des problèmes sécuritaires énormes. L’Amérique peut être traversée par avion à réaction en 6 heures. Pour voler à travers Israël, il faut 3 minutes. Ainsi est l’espace aérien minuscule Israël devrait être coupé en deux et donnée à un Etat palestinien qui n’est pas en paix avec Israël?
Notre principal aéroport international est à quelques kilomètres de la Judée-Samarie. Sans la paix, nos avions vont devenir des cibles pour les missiles antiaériens placés dans l’État adjacent palestinien? Et comment allons-nous arrêter la contrebande vers la Judée-Samarie ? Il ne s’agit pas simplement de cela, la Judée-Samarie, ce sont des montagnes qui dominent la plaine côtière où se trouve la plupart de la population d’Israël. Comment pourrions-nous empêcher la contrebande dans ces montagnes si des missiles pouvaient être tirés sur nos villes ?

Je soulève ces problèmes parce qu’ils ne sont pas des problèmes théoriques. Ils sont très réels. Et pour les Israéliens, ils sont des questions de vie et de mort. Toutes ces fissures potentielles dans la sécurité d’Israël doivent être scellées dans un accord de paix avant la déclaration d’un État Palestinien. Et non après, parce que si vous laissez négocier cela après, ces questions ne seront jamais résolues. Et ces problèmes vont exploser à notre visage et faire exploser la paix.
Les Palestiniens doivent d’abord faire la paix avec Israël puis obtenir leur État. Mais je veux aussi vous dire ceci. Après un tel accord de paix signé, Israël ne sera pas le dernier pays à accueillir un État palestinien tant que nouveau membre de l’Organisation des Nations Unies. Nous serons les premiers.


Et il y a encore une chose. Le Hamas a violé le droit international en maintenant notre soldat Gilad Shalit captif depuis cinq ans.
Ils n’ont pas laissé ne serait-ce qu’une visite de la Croix-Rouge. Il est gardé dans un cachot, dans les ténèbres, contre toutes les normes internationales. Gilad Shalit est le fils d’Aviva et Noam Shalit. Il est le petit-fils de Zvi Shalit, qui échappé à l’Holocauste en venant en Israël dans les années 1930. Gilad Shalit est le fils de chaque famille israélienne. Chaque nation représentée ici devrait exiger sa libération immédiate. Si vous voulez – si vous voulez voter une résolution sur le Moyen-Orient aujourd’hui, c’est la résolution que vous devriez adopter.

Mesdames et Messieurs, l’année dernière en Israël à l’université Bar-Ilan, cette année à la Knesset et au Congrès américain, j’ai présenté ma vision de la paix dans laquelle un État palestinien démilitarisé reconnaît l’État Juif. Oui, l’État Juif. Après tout, c’est cette assemblée qui a reconnue l’État Juif il y a 64 ans. Vous ne pensez pas qu’il serait temps que les Palestiniens en fassent de même ?
L’État Juif d’Israël sera toujours là pour protéger les droits de toutes ses minorités, y compris des plus de 1 million de citoyens arabes d’Israël. Je voudrais pouvoir dire la même chose au sujet d’un futur État palestinien, alors que les responsables palestiniens ont clairement dit, l’autre jour – en fait, je pense que ils l’ont fait ici, à New York – ils ont dit que l’État palestinien ne permettra à aucun Juif d’y vivre. Ils vont être sans-Juif – Judenrein. C’est un nettoyage ethnique. Il y a des lois aujourd’hui à Ramallah qui font que la vente de terres aux Juifs est punissable par la mort. C’est du racisme. Et vous savez très bien quelles lois cela évoque…

Israël n’a aucune intention de changer le caractère démocratique de son État. Nous ne voulons simplement pas que les Palestiniens tentent de changer le caractère juif de notre État. Nous voulons qu’ils abandonnent le fantasme de l’inondation Israël par des millions de Palestiniens.
Le président Abbas se tenait ici, et il a dit que le cœur du conflit israélo-palestinien est dans les localités juives de Judée-Samarie. Eh bien, c’est bizarre. Notre conflit faisait rage depuis près d’un demi-siècle avant qu’il n’y ait une seule localité juive dans les territoires. Donc, si ce que dit le Président Abbas est la vérité, alors je suppose que les localités dont il parle sont de Tel-Aviv, Haïfa, Jaffa et Beersheva. Peut-être que c’est ce qu’il voulait dire l’autre jour quand il a dit qu’Israël occupe les terres palestiniennes depuis 63 ans. Il n’a pas dit à partir de 1967, il a dit à partir de 1948.

J’espère que quelqu’un prendra la peine de lui poser cette question parce qu’elle illustre une vérité toute simple : le cœur du conflit n’est pas dans les localités juives des territoires disputés. Ces localités sont le résultat du conflit.
C’est une question qui doit être abordée et résolue dans le cadre des négociations. Mais le cœur du conflit a toujours été et reste malheureusement le refus des Palestiniens de reconnaître un État Juif.

Je pense qu’il est temps que la direction palestinienne reconnaisse ce que chaque chef d’État internationale a reconnu, depuis partir de Lord Balfour et Lloyd George en 1917, au président Truman en 1948, au président Obama il y a deux jours ici même: Israël est l’État Juif.
Le président Abbas doit arrêter de tourner autour de cette question. Reconnaître l’État Juif, et faire la paix avec nous. Dans une telle paix véritable, Israël est prêt à faire des compromis douloureux. Nous croyons que les Palestiniens ne doivent ni être les citoyens d’Israël, ni ses sujets. Ils doivent vivre dans un État libre qui leur est propre. Mais ils devraient être prêts, comme nous, au compromis. Et nous saurons qu’ils sont prêts au compromis et à la paix quand ils commenceront à prendre les exigences de sécurité d’Israël au sérieux et quand ils cesseront de nier notre lien historique à notre patrie historique.

J’entends souvent les accusateurs d’Israël dire qu’Israël judaïse Jérusalem. C’est comme accuser l’Amérique d’américaniser Washington, ou les Britanniques d’angliciser Londres. Vous savez pourquoi nous sommes appelés « Juifs » ? Parce que nous venons de Judée.
Dans mon bureau à Jérusalem, il y a un sceau antique. Il s’agit d’une chevalière d’un fonctionnaire juif de l’époque de la Bible. Le sceau a été trouvé juste à côté du Mur Occidental, et il remonte 2700 ans, au temps du roi Ezéchias. Il y a le nom, en hébreu, d’un officiel juif sur cette bague. Son nom était Netanyahu. C’est mon nom de famille. Mon prénom, Benjamin remonte mille ans plus tôt à Benjamin – Benjamin – le fils de Jacob, qui était aussi connu sous le nom d’Israël. Jacob et ses 12 fils parcouraient ces mêmes collines de Judée et de Samarie il y a 4000 ans, et il y a eu une présence juive continue sur cette terre depuis lors.


Et pour ceux des Juifs qui ont été exilés de notre terre, ils n’ont jamais cessé de rêver au retour : les Juifs en Espagne, à la veille de leur expulsion, les Juifs en Ukraine, fuyant les pogroms, les Juifs combattants du ghetto de Varsovie, que les Nazis encerclaient. Ils n’ont jamais cessé de prier, ils n’ont jamais cessé d’éprouver de la nostalgie. Ils chuchotaient: L’an prochain à Jérusalem. L’an prochain à la Terre Promise.
En tant que Premier ministre d’Israël, je parle d’une centaine de générations de Juifs qui ont été dispersés à travers les terres, qui ont souffert tous les maux sous le soleil, mais qui n’ont jamais abandonné l’espoir de restaurer leur vie nationale dans le seul et unique État Juif.

Mesdames et messieurs,
Je continue à espérer que le président Abbas sera mon partenaire dans la paix. J’ai travaillé dur pour faire avancer la paix. Le jour où j’ai pris mes fonctions, j’ai appelé à des négociations directes sans conditions préalables. Le président Abbas n’a pas répondu. J’ai exposé une vision de paix de deux États pour deux peuples. Il n’a toujours pas répondu. J’ai enlevé des centaines de barrages routiers et de checkpoints pour faciliter la liberté de mouvement dans les territoires palestiniens, ce qui a facilité une croissance fantastique de l’économie palestinienne. Mais encore une fois – pas de réponse. J’ai pris la décision sans précédent de geler la construction de nouveaux bâtiments dans les localités de Judée-Samarie pendant 10 mois. Aucun premier ministre n’avait fait ça avant, jamais. Une fois de plus – vous applaudissez mais il n’y a eu aucune réponse. Pas de réponse.
Dans les dernières semaines, les responsables américains ont avancé des idées pour relancer les pourparlers de paix. Il y avait des choses dans ces idées au sujet des frontières que je n’aimais pas. Il y avait des choses sur l’Etat Juif dont je suis sûr que les Palestiniens n’ont pas aimé.
Mais avec toutes mes réserves, je suis prêt à avancer sur ces idées américaines.

Président Abbas, pourquoi n’avez-vous pas souhaité avancer à mes côtés ? Nous devons cesser de négocier sur les négociations. Passons simplement à autre chose. Négocions la paix !
J’ai passé des années à défendre d’Israël sur le champ de bataille. J’ai passé des décennies à défendre Israël dans la cour de l’opinion publique. Président Abbas, vous avez consacré votre vie à faire avancer la cause palestinienne. Ce conflit doit-il continuer entre les générations ou allons-nous permettre à nos enfants et nos petits-enfants de parler dans les années à venir de la façon dont nous avons trouvé un moyen d’y mettre fin? C’est ce que nous devrions viser, et c’est ce que je crois que nous pouvons atteindre.
En deux ans et demi, nous nous sommes rencontrés une seule fois à Jérusalem, même si ma porte vous a toujours été ouverte. Si vous le souhaitez, je vais venir à Ramallah. En fait, j’ai une meilleure suggestion. Nous avons tous deux survolé des milliers de kilomètres jusqu’à New-York. Maintenant, nous sommes dans la même ville. Nous sommes dans le même bâtiment. Alors soyons réunis ici aujourd’hui au sein des Nations Unies. Qui est là pour nous arrêter? Si nous voulons vraiment la paix, qu’est-ce qui pourrait nous empêcher de nous réunir aujourd’hui pour débuter des négociations de paix dès maintenant ?

Et je suggère que nous parlions ouvertement et honnêtement. Écoutons-nous l’un l’autre. Faisons, comme on le dit au Moyen-Orient, parlons “doogli”. Cela signifie simplement. Je vais vous raconter mes besoins et préoccupations. Vous me direz les vôtres. Et avec l’aide de Dieu, nous allons trouver un terrain commun pour la paix.
Il y a un vieux dicton arabe qui dit que vous ne pouvez pas applaudir avec une seule main. Eh bien, la même chose est vraie de la paix. Je ne peux pas faire la paix tout seul. Je ne peux pas faire la paix sans vous. Président Abbas, je tends la main – la main d’Israël – en paix. J’espère que vous saisirez cette main. Nous sommes tous deux les fils d’Abraham. Mes gens l’appellent Avraham. Votre peuple l’appelle Ibrahim. Nous partageons le même patriarche. Nous demeurons sur la même terre. Nos destins sont liés. Laissez-nous réaliser la vision d’Isaïe :
« העם ההולכים בחושך ראו אור גדול » - « Le peuple qui marchait dans les ténèbres verra une grande lumière ».

Que cette lumière soit la lumière de la paix.

Faites vivre la mémoire de la Shoah.


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« Ça pue, ça a un avant goût de Nuit de Cristal »

© J.A. Paris, pour Drzz.fr

Je viens de recevoir ce courrier d’une de nos lectrice, que je publie comme le témoignage d’une réalité dont beaucoup de médias dégagent toute responsabilité, non sans hurler à l’incitation et à la haine raciale si le sujet est l’islam. Ce que vivent certains français, en 2011, est exposé dans les lignes qui suivent.
Jean-Patrick Grumberg


« Je me permets de vous écrire pour vous faire part de ce que nous avons vécu hier dimanche 18 septembre (note de JPG : le même jour que l’agression des passagers El Al à l’aéroport Paris Charles de Gaulle) à la Dégustation de Vins Cashers et au Salon ICUBE qui tous deux avaient lieu à Paris »
« Nous sommes allés déguster du vin au Salon qui avait lieu dans le 10ème arrondissement vers 14 heures. En sortant, je suis allée récupérer ma voiture, et je suis arrivée devant le salon pour faire monter ma famille qui m’attendait. Une vingtaine de militants pro-palestiniens bloquaient la porte d’entrée aux cris de « Vive la Palestine », " Boycott Israël …"

Une dizaine de personnes venues déguster des vins attendaient en face et ne pouvaient entrer.
J’étais particulièrement énervée et j’ai donc stoppé ma voiture, j’ai descendu ma vitre et leur ai crié de dégager. Je les ai traité de racaille et leur ai dit qu’il n’avaient aucune autorisation de manifester, et que l’on en avait ras le bol d’eux. Qu’ils n’avaient qu’à aller dans les Pays Arabes, mais que l’on ne voulait pas d’eux s’ils n’étaient pas capable de respecter la Démocratie en France, et que j’en avait marre que mes impôts servent à filer des allocations à leurs mômes.
Et je les ai encore traité de racaille et leur ai demandé de dégager.
A mon grand étonnement, ils se sont sauvé (sans doute certains devaient être des illégaux car ils n’avaient pas l’air rassurés). De plus, ils savaient que je pouvais appeler la Police et que la dizaine de personnes venues acheter des vins casher pourrait témoigner de cette manifestation sauvage et non autorisée.
J’ai raccompagné une amie, et ensuite nous sommes allés au Salon ICUBE (salon de l’immobilier israélien) qui se tenait le même jour dans le 15ème.

Quatre policiers étaient en faction devant le salon. Cela faisait à peine 1/4 d’heure que nous étions arrivés, quand soudain environ vingt cinq personnes criant des slogans anti-israéliens, ANTIJUIFS et pro-palestiniens ont tenté de pénétrer dans le salon.
Les portes ont été fermées et la grille descendue et nous sommes donc restés enfermés environ 3/4 d’heures sous les huées, au nom de Mort aux Juifs, Mort aux Israéliens etc… le temps que trois cars de police arrivent.
Ils cognaient la grille et donnaient des coups de pied dans la porte en verre qui heureusement a résisté. Les Israéliens demandaient ce qui se passaient, et nous leur avons expliqué.

En sortant j’ai demandé aux quatre policiers qui étaient en faction pourquoi ils n’étaient pas intervenus de suite, et ils m’ont répondu qu’ils avaient ordre de ne pas intervenir et qu’ils obéissaient aux ordres.
Si je vous raconte cela, ça n’est pas pour me faire mousser par rapport au premier événement (je n’y suis pour riens s’ils sont partis), mais simplement pour vous dire que je n’ai jamais vécu cela en France. Qu’avec Internet cela devient systématique, que l’on ne peut plus aller déguster du vin librement sans que ces manifestants illégaux n’interviennent, car ils ont eux aussi regardé Internet, et savent où ces événements ont lieu.
Ça pue. Ca a un avant goût de Nuit de Cristal, avec la Complicité avec un grand C de la Police, des Médias et de l’Etat qui ne bougent pas.
Je ne pensais pas que soixante dix ans après la 2ème guerre mondiale l’on en serait là, et n’imaginais même pas voir cela un jour en France !
Voici ce qu’est devenu ce beau pays de France ! »
Amitiés à tous.

70 Years After Leningrad Siege, Working for Its Victims


Top: Sara, a homebound Jewish survivor of the Leningrad siege, receives vital aid funded by the Claims Conference.
Bottom, Leningrad, USSR, A man holding his daily allotment of bread (125 grams). Photo: Yad Vashem-AJR

On September 8, 1941, German forces surrounded the city of Leningrad, Russia (now St. Petersburg), cut all water and power supplies, and began an almost three-year campaign of constant air attacks and artillery bombardment of the approximately 2.5 million people, including 300,000 Jews, living in the city. As we mark the 70th anniversary this week of the start of the deadly siege, the Claims Conference remembers the estimated 1.5 million people who died because of the blockade and continues working to provide for its surviving Jewish victims.

The almost 900-day siege of Leningrad claimed the lives of more than 1.5 million people. Almost 6,000 were killed during German shelling and bombings, but most died from mass starvation, as the siege prevented fresh food supplies from reaching the city. Between January and February 1942 alone between 700 and 1,000 people reportedly died every day from starvation. With food supplies strained, German bombardments targeted the city's infrastructure, laying waste to factories, schools, and hospitals; 3,200 residential buildings, 9,000 wooden houses, and 840 factories were destroyed in Leningrad and its suburbs. About 1.4 million men, women, and children were able to evacuate the city, but many died from hunger soon after.

Those Jews who were unable to flee from the Nazis and stayed in the territories that were occupied were tortured and shot. If the Germans had fully occupied Leningrad, all of the Jews would have been killed. Adding to the Jews' misery, leaflets dropped over the city held Jews responsible for the city's suffering.

After years of negotiations with the German government, the Claims Conference succeeded in 2008 in obtaining Hardship Fund payments for Jewish survivors of the Nazi siege. Certain Jewish persons who stayed in Leningrad at some time between September 1941 and January 1944 or fled from there during this period may receive a Hardship Fund payment, if they now live in the West. This negotiation marked the first time that Germany recognized the persecution of Jews who lived through the siege, and to date, the Claims Conference has paid more than 6,000 Jews who survived the siege.

Jewish siege survivors still living in the former Soviet Union (FSU) are not eligible for Hardship Fund payments. We continue negotiating to obtain payments fund for siege survivors living in Russia so that they, too, can receive the recognition and funds they deserve.

However, Jewish survivors of the Leningrad siege living today in Russia do receive social welfare assistance from the Claims Conference. Through a network of 22 Regional Welfare Communities and Hesed agencies, the Claims Conference funds homecare, medicine, food, winter relief, and emergency services for desperately needy Nazi victims in the FSU, many of whom survive only with our help.

Sara Bourovik was born in Leningrad in 1921 and stayed in the city during the siege with her parents, who died from hunger in 1942. When she was 20 years old, like everybody who was able, Sara was sent to dig trenches. Sara remembers German planes flying so low she could see the faces of their pilots. Russian soldiers were worried that the Germans would bomb the workers and so they hid during the day and worked at night. Sara received a ration card for 125 grams of bread a day, but it didn't taste like bread; it was small and heavy, and made mostly from sawdust. She would get up early to get her rations each day before supplies ran out, and she would divide it into three parts to make it last.

On January 27, 1944, Soviet forces broke the siege and expelled the Nazis from the southern outskirts of the city. There was no need to wait for confirmation over the radio, Sara said, everybody was outside crying and hugging each other the day the blockade ended.

Today, Sara is homebound and moves with the help of a walker. Sara receives homecare services funded by the Claims Conference, one of the tens of thousands of elderly Jewish victims in the FSU who rely on vital assistance from our organization. The Hesed in St. Petersburg is Sara's only connection to the outside world. Its assistance sustains her physically and emotionally.

As we mark the anniversary of one of the worst sieges in history, we honor its victims. The Claims Conference continues working to ensure that that Nazi victims living in the FSU, like those 6,000 siege survivors living in the West who received Hardship Fund payments, can receive some symbolic recognition of their experiences, even all these decades later.

The Conference on Jewish Material Claims Against Germany (Claims Conference) represents world Jewry in negotiating for compensation and restitution for victims of Nazi persecution and their heirs. The Claims Conference administers compensation funds, recovers unclaimed Jewish property, and allocates funds to institutions that provide social welfare services to Holocaust survivors and preserve the memory and lessons of the Shoah.
For more information: www.claimscon.org

Apple retire l'application "Juif ou pas Juif ?"

L’application iOS « Juif ou pas Juif ? » a finalement été retirée de l’App Store par Apple après le tollé qu’elle avait provoqué hier.

La société californienne a confirmé la chose hier : « cette application va à l’encontre de la législation locale et n’est plus disponible sur l’App Store en France », a indiqué Tom Numayr, un porte-parole d’Apple. Dès hier soir l’application était effectivement retirée de l’App Store français.
Une « motivation ludique »

« Listées pour vous, des milliers de personnalités juives (de leur mère), à moitié juive (de par leur père), ou converties » promettait Johann Lévy, le concepteur de l’application vendue 79 centimes et disponible depuis le 9 août dernier. « Ma motivation était avant tout ludique. Je ne suis pas le porte-parole de tous les Juifs, mais étant juif moi-même, je sais que dans notre communauté on se demande souvent si telle ou telle célébrité est juive ou non. J’ai eu l’idée de compiler les données publiques qui existent déjà sur Internet », se défendait-il de tout antisémitisme.

Seulement, l’article 226-15 du Code pénal précise clairement que le fait de révéler « les opinions politiques, philosophiques ou religieuses » est puni d’une peine pouvant aller jusqu’à 5 ans de prison et 300 000 euros d’amende. Le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), SOS Racisme et la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) s’étaient élevés contre l’application.

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D.ieu ou prozac ?

Des scientifiques de renom prouvent que la foi reduit l'anxiété.
Par Sarah Yokheved Rigler
Courtoisie de aish.fr

Quand David Rosmarin connut ses premières crises d'anxiété, il était encore un jeune étudiant. Ses inquiétudes ressemblaient à celles de n'importe quel autre étudiant préoccupé par son avenir et ses études. Mais le jour où elles commencèrent à l'empêcher de dormir, il pensa sérieusement aller se faire prescrire un médicament chez le psychologue du campus. Il décida néanmoins de consulter le rabbin Nissan Applebaum au sujet de ses problèmes de sommeil. Au sortir d'une session d'étude hebdomadaire de Torah, il l’interrogea: “Rav, devrais-je consulter un psychologue, ou même un psychiatre, pour surmonter mes angoisses?”



« J’ignore si tu devrais parler de tes angoisses à un professionnel. »
Le rabbin Applebaum bondit de son siège et sortit de la pièce sans lui répondre. Embarrassé et intrigué, David le suivit. « Je le regardais. Il photocopiait les pages d'un livre, il était en train de constituer un dossier qui allait changer le cours de ma vie. »
Quand il eut terminé, le rabbin Applebaum remis dans les mains de David un volume de 61 pages. Sur la page de garde on pouvait lire : “Portail de la Confiance en Dieu”. Ces pages contenaient un extrait d'un livre nommé “Les Devoirs du Cœur”, écrit au 11ème siècle, en Espagne, par le grand sage Be'hayé Ibn Pékouda.
“J’ignore si tu devrais parler de tes angoisses à un professionnel”, dit le rabbin à David. “Ce que je sais en revanche, c’est que la lecture de ces pages t'aidera. Consacre-leur un quart d'heure tous les soirs, avant d'aller dormir, en te concentrant bien sur la profondeur du texte.”

David suivit la “prescription” du Rav. Il relate ici son expérience :
« J'avais acquis les outils spirituels nécessaires pour affronter mes angoisses. » « A ma grande surprise, en l'espace de deux mois, j'ai non seulement retrouvé le sommeil, mais mes angoisses ont, elles aussi, presque complètement disparu. Ce qui m'a plus encore étonné, c'est que l'amélioration de mon état psychologique a eu lieu alors qu'aucun de mes facteurs d'anxiété ne s'était amélioré pendant cette même période: j'étais à la veille d'un examen horriblement difficile, je n'avais pas d'argent, et mon avenir était toujours incertain ! Ce qui avait changé, c'était mon attitude face aux difficultés, et face à la vie en général. J'avais davantage de confiance en Dieu, et j'avais acquis les outils spirituels nécessaires pour affronter mes angoisses. Comme un patient qui s'en remet au professionnalisme d'un médecin réputé. J'avais réalisé que les conjonctures de ma vie étaient dans les mains ô combien expertes de Dieu, dès lors pourquoi aurais-je dû me faire du souci ? » Après son diplôme, David s'inscrivit en maîtrise de psychologie. Quand l'heure fut venue de choisir son sujet de thèse, il se souvint de sa propre expérience face aux angoisses. Il se remit à lire “La Porte de la Confiance en Dieu”, mais il aborda cette fois le texte d'un point de vue plus psychologique.
« Après avoir lu trois pages du livre, je me suis rendu compte qu'on pouvait comprendre le texte comme une théorie psychologique complète sur l'étiologie de l'anxiété humaine. Ces anciens enseignements de la sagesse juive exposaient une méthode secrète pour éliminer les effets de l'anxiété chez l'homme, au moyen d'outils spirituels. Mes directeurs de thèse, à qui je les ai présentés, se sont eux aussi déclarés fortement impréssionnés par le rabbin Be'hayé Ibn Pékouda. »

LES CONVICTIONS RELIGIEUSES AIDENT-ELLES A AFFRONTER LE STRESS?
David venait ainsi de faire connaissance avec l’immense champ d’étude de la psychologie des religions, laquelle, en l’espace de 20 ans, a publié plus de 1,800 ouvrages sur des questions telles que :
La religion peut-elle être une aide en période de stress ?
Y a-t-il un lien entre la fréquentation des services religieux et les états de dépression ?
Les traitements psychologiques sont-ils plus efficaces sur les personnes religieuses que sur les non-religieuses ?
Peut-on intégrer la spiritualité et la religiosité comme éléments d’une thérapie clinique pour le traitement de problèmes psychologiques ?


Test de Stroop
Un exemple récent d’une étude de ce type a été publié au Canada dans le National Post du 4 Mars 2009. Cette étude, menée par le professeur Michael Inzlicht de l’Université de Toronto, a été publiée dans le magazine Psychological Science. Les chercheurs ont mesuré l’activité d’une région du cerveau appelée cortex cingulaire antérieur, dans laquelle on peut mesurer le niveau de stress d’une personne. On a demandé aux patients de passer un test appelé le « Test de Stroop », qui suscite une certaine dose de stress chez les individus.
D’après le Pr. Inzlicht, les premiers tests visaient uniquement à comprendre quels sont les facteurs de stress sur le cerveau, sans lien avec la croyance religieuse. Au départ on a demandé aux patients de se définir en indiquant s’ils sont plutôt libéraux ou conservateurs. A d’autres on a demandé de situer le niveau de leur estime de soi. Aucun de ces paramètres ne montrait de corrélation avec les « ondes de stress » du cerveau. Mais quand on leur a demandé s’ils croyaient en Dieu, les corrélations sont apparues : ceux qui se disaient les plus croyants étaient plus enclins à ne pas s’attarder sur leurs erreurs, tandis ceux qui se définissaient comme étant athées développaient du stress et de l’anxiété à chacune des erreurs qu’ils commettaient. A un point tel que le Pr. Inzlicht dût constater qu’aucune des personnes se disant croyante n’avait été cataloguée dans le groupe des « très anxieux », et qu’aucune des personnes s’affirmant athées ne figurait au groupe des « peu anxieux » !
Le Pr. Inzlicht qualifia cette étude de « significative » en estimant qu’elle permettrait de déterminer à l’avance la réaction de certains individus face à des situations de stress authentique, comme les crashs boursiers récents par exemple.

VERITE SCIENTIFIQUE SUR LE RAPPORT ENTRE RELIGION ET PSYCHOLOGIE
Selon Freud, une bonne santé psychologique serait inversement proportionnelle au niveau de religiosité d’une personne.
Albert Ellis lui-même, désigné par ses pairs comme le « 2eme psychologue le plus influent du monde » dans les années 1980, prétendait que les gens dotés de puissantes convictions religieuses présentaient moins de résistance à l’instabilité, étaient moins endurants, plus enclins à l’anxiété et aux névroses.
D’un point de vue psychologique, la religion «n'est pas forcément une mauvaise chose."
Dans les années 1990, le psychologue Kenneth Pargament décida de se confronter à ces géants de la psychologie et suggéra de vérifier leurs hypothèses par des expériences cliniques, en faisant abstraction de tout préjugé religieux ou antireligieux. Dr Pargament fit de la Psychologie de la Religion une science empirique, et publia sur ce sujet deux ouvrages ainsi que plus de 150 articles scientifiques. Ses travaux ont été de nombreuses fois primés par l'American Psychological Association et l'American Psychiatric Association. Globalement, ils démontrèrent que la spiritualité est une ressource importante pour les personnes en situation de stress, et le lien avec Dieu peut susciter une nette régression des symptômes de stress, de l'inquiétude ou de la dépression.
Après avoir étudié les conclusions des recherches du Dr Pargament, le Dr Ellis rétracta publiquement ses déclarations et admis que, d’un point de vue psychologique, la religion «n'est pas forcément une mauvaise chose."

Les enfants d'aujourd'hui âgés de 11 à 13 ans sont en moyenne aussi anxieux que la moyenne des patients psychiatriques des années 1950.

En réalité, le niveau d'anxiété et de dépression a augmenté proportionnellement à celui de la sécularisation de la société. Comme l’a récemment souligné Robert Leahy, professeur clinique en psychiatrie à l'Université Cornell, dans un entretien avec Dennis Prager : «Nous vivons une tendance historique majeure dans l'augmentation du phénomène de l'anxiété [...] Les enfants d'aujourd'hui âgés de 11 à 13 ans sont en moyenne aussi anxieux que la moyenne des patients psychiatriques des années 1950. »Le Dr Leahy a également noté : « Certaines recherches démontrent que les personnes ayant un système de croyance et faisant parti d'une communauté qui les soutient ont effectivement une vie meilleure et plus heureuse. »
Durant ces cinq dernières années, David Rosmarin a travaillé pour un programme de doctorat en collaboration avec le Dr Pargament, et a récemment reçu une nomination à l’Ecole Médicale de Harvard en tant que Clinicien au Département de Psychiatrie.
David Rosmarin a publié de nombreuses études dans des revues académiques et a donné quelques conférences officielles sur la corrélation entre religion/ spiritualité et anxiété, stress et dépression. [à consulter dans www.jpsych.com] De nombreuses études sur le sujet ont été réalisées chez les Chrétiens, mais David Rosmarin a été le pionnier de ce type d’études au sein de la communauté juive. Ses recherches ont invariablement révélé que la confiance en Dieu ainsi que les pratiques religieuses (comme la prière, les études religieuses ou la présence aux offices) sont généralement liées à une diminution de la détresse psychologique.

TRAITEMENTS AU COÛT VERTIGINEUX
Le nombre de prescriptions thérapeutiques de médicaments de type psychotropes chez les adultes non internés aux Etats-Unis ont considérablement augmenté au cours des vingt dernières années. Leur utilisation a doublé en moins d'une décennie entre 1994 et 2002, voire triplé pour plusieurs d’entre eux, durant cette période relativement courte.
Ces calmants et remèdes antidépresseurs ont généralement des effets secondaires tels que la dysfonction sexuelle, des nausées, et - paradoxalement - la nervosité et l'insomnie. D'autres médicaments plus communs agissant sur l'humeur ou des troubles tels de l’anxiété, comme le tricyclique et les IMAO, peuvent causer des effets econdaires bien plus graves encore et entraîner le coma ou même la mort.
Les médicaments sont souvent nécessaires pour aider les personnes victimes d'un déséquilibre chimiques de l’organisme. On ne doit pas avoir honte de devoir prendre ce type de médicaments, ni considérer cette prise un signe qu’on manque de foi. Les personnes chez lesquelles une dépression clinique a été diagnostiquée ne doivent surtout pas utiliser cet article comme prétexte pour cesser leur traitement médicamenteux. Toutefois, David Rosmarin se demandait si augmenter sa foi en Dieu, comme il l’avait fait, était susceptible d’aider également les personnes souffrant d'un faible niveau d'anxiété.
David Rosmarin, en collaboration avec les rabbins Leib Kelemen, Noah Orlowek, et le Dr. Pargament, a développé un programme de traitement du stress et de l'inquiétude au sein de la communauté juive. Ce programme est une méthode à portée spirituelle, fondée sur le même «Portail de la confiance en Dieu" qui l'avait tant aidé alors qu’il était un étudiant anxieux, ainsi que sur d'autres textes juifs classiques. Le programme se déroule via Internet, de manière à pouvoir être utilisé de façon anonyme, par tout un chacun, n'importe où et à tout moment. Ce programme ne nécessite aucun thérapeute, et ne demandequ’une demi-heure par jour pendant deux semaines.
Pour sa thèse, David Rosmarin a créé un portail en ligne d’accès gratuit, qui teste l'efficacité de son programme par rapport à une autre méthode classique appelée Relaxation Musculaire Progressive (Voir www.jpsych.com/dr pour plus d'informations). Une soixantaine de personnes ont déjà complété ce cycle d’études, et bon nombre d’entre elles ont pu attester des bienfaits ressentis. J'ai moi-même suivi une première demi-heure de formation, et je pense que cela a changé ma vie.

Dieu a créé l’immense Himalaya et nos petits ongles.

La "confiance en Dieu» favorisée par ce programme comprend trois composantes principales :
1. Croire que Dieu est omniscient (et sait parfaitement ce dont vous avez besoin)
2. Croire que Dieu est tout-puissant (et peut donc changer la réalité physique)
3. Croire que Dieu vous aime (et donc agit dans votre intérêt).

Comme le fait remarquer David Rosmarin, il est logique qu'une personne croyant en un Dieu omniscient, omnipotent et soucieux de ses intérêts, soit beaucoup moins sujet l'inquiétude ou la dépression.
Mais est-ce bien vrai? Ne serait-il pas possible de croire en un Dieu omniscient, omnipotent, et aimant, Créateur du monde, mais indifférent à mes déboires boursiers ou à mes déficits financiers qui sont en train de vider ma complémentaire retraite? Ne serait-il pas possible de croire que Dieu aime ce monde, mais ne se préoccuppe pas dans mes soucis liés à mon chômage?

La croyance juive en Dieu comporte deux éléments essentiels:
1. Dieu a créé le monde.
2. Dieu intervient dans l'Histoire humaine.

De la même façon que Dieu a créé l’immense Himalaya et nos petits ongles, Il intervient non seulement dans les évènements à l’échelle universelle, mais aussi dans les menus événements de notre vie quotidienne. Dans le judaïsme, la « Sortie d’Egypte » est code qui fait référence à ce vaste concept, qui dit que Dieu gère le monde jusque dans ses moindres détails, que la Providence divine surveille et intervient, et que Dieu est présent et attentif.
Comme l’affirme David Rosmarin: "En dépit des crises sur les marchés financiers et des grandes préoccupations causées par le manque croissant de sécurité dans le monde, le stress et l’inquiétude semblent se volatiliser, en particulier au sein de la communauté juive. Accroître la croyance en Dieu peut contribuer à éliminer beaucoup de détresse. "

Londres : concert de l’orchestre philharmonique d’Israël interrompu par des pro-palestiniens

LONDRES, 1 sept 2011 (AFP)



Des manifestants pro-palestiniens ont interrompu jeudi soir à plusieurs reprises un concert de l’orchestre philharmonique d’Israël pour dénoncer ses liens avec l’armée israélienne, lors du festival de musique classique des Proms de Londres.
Les mesures de sécurité avaient été renforcées avant le concert au fameux Royal Albert Hall alors que les militants pro-palestiniens s’étaient rassemblés dehors et encourageaient les personnes se rendant au concert à "déchirer leurs billets".
Quelque 30 personnes ont cependant réussi à s’introduire dans la salle et à huer et crier au moment où le soliste Gil Shaham s’apprêtait à jouer le concerto pour violon de Max Bruch.
La Radio 3 de la BBC a interrompu la retransmission du concert. Une responsable de la campagne de protestation, Sarah Colborne, avait auparavant appelé "ceux qui soutiennent la paix et les droits de l’Homme" à ne pas assister au concert. "Les services de l’orchestre philharmonique d’Israël à l’armée israélienne continuent encore aujourd’hui. Elle se produit pour les soldats israéliens aux avant-postes de l’armée", a-t-elle affirmé.
Un porte-parole de la BBC a affirmé que l’invitation à l’orchestre israélienne était "purement musicale". Créé en 1895, le festival des Proms, organisé par la BBC, est une manifestation de renommée mondiale qui dure huit semaines et comporte une centaine de concerts de musique classique.

Le Chant des Partisans juifs

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Spiderman est juif !


La dernière trace juive à Surbourg

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Israël doit présenter des excuses à la Turquie pour le Mavi Marmara

© Jean-Patrick Grumberg pour www.Drzz.fr


Le rapport Palmer (rapport d’enquête de l’ONU suite à la mort des huit activistes du Mavi Marmara qui ont tenté de se faire passer pour des pacifistes), n’a pas encore été publié officiellement par l’ONU. Il est disponible en fin de cet article.

Nous en avons traduit ces extraits :
« Il est clair pour les enquêteurs que des préparations ont été faites par certains des passagers du Mavi Marmara, à l'avance, pour résister violemment à toute tentative d’abordage. »
« La description du rapport israélien est conforme aux témoignages des passagers recueillis par l'enquête turque, qui disent avoir coupé des morceaux de barres de fer du garde-fous du navire, avoir utilisé les tuyaux d'incendie, enfilé des gilets de sauvetages et des gilets pare-balles, et porté des masques à gaz, puis de s’être placé à des positions stratégiques pour préparer une attaque. »
« Des rapports de témoins décrivent également la coordination des médecins et du personnel médical de bord, avant l'embarquement, en prévision qu’il y aura des blessés. »
« Par ailleurs, les séquences vidéo montrent des passagers portant des masques à gaz, des gilets pare-balles et de sauvetage, et qu’ils étaient armés de barres de métal, de frondes, de chaînes et des bâtons. Cette information confirme les déclarations de la violence des passagers faites par les soldats de Tsahal lors de l'enquête israélienne. »
« La Commission accepte, par conséquent, le fait que les soldats descendus du premier hélicoptère ont été confrontés à une situation de grande violence et de résistance organisée, de la part d’un groupe de passagers, quand ils sont descendu sur le Mavi Marmara. »
« Les faits matériels confirment à la commission que ce groupe était armé de barres de fer, de bâtons, de chaînes, et de frondes, et il y a plusieurs indications qu’ils ont également utilisé des couteaux. Des armes ont été prises aux soldats israéliens, et deux soldats ont reçu des blessures par balles. »
« nous avons quelques raisons de croire que les soldats pourraient avoir été atteints par les balles tirées par les passagers, même si la commission n'est pas en mesure d'établir de façon indiscutable la manière dont les blessures par balle ont été causées. Néanmoins, sept autres soldats ont été blessés par les passagers, dont certains grièvement. »
« Les deux rapports s'accordent à dire que trois soldats ont été capturés par les passagers, tandis qu’ils descendaient de l'hélicoptère, et qu’ils ont été descendus au pont inférieur du navire. La commission n'est pas du tout persuadée que les trois soldats ont été descendus dans la cale simplement pour recevoir des soins. Elle accepte qu'une fois au pont inférieur, « d’autres » passagers sont intervenus pour les protéger, et garantir qu’une assistance médicale leur soit apportée. »
« Il est établi de façon satisfaisante que les trois soldats en question ont été capturés, maltraités, et mis en danger lors de l'incident. »
« En face d'une telle réponse des passagers, les soldats de Tsahal qui ont pris part à l'opération devaient prendre des mesures pour leur propre protection et celle des autres soldats. »

Le rapport Palmer, qui confirme en tous points l’enquête israélienne, ne laisse aucune place au doute : il apparaît clairement qu’Israël est dans son tort le plus complet, car les soldats israéliens ont osé se défendre contre les agresseurs organisés du navire.

Israël doit présenter ses excuses à la Turquie et à la communauté internationale pour ne pas avoir laissé ses soldats se faire massacrer sans réagir.
Israël doit présenter ses excuses pour avoir usé d'une force disproportionnée pour se défendre et pour n'avoir subi aucune perte humaine, ce qui n'était pas prévu par les passagers du Mavi Marmara.
La Turquie ne doit pas présenter ses excuses à Israël pour avoir franchi ses eaux territoriales.
La Turquie ne doit pas présenter ses excuses à Israël pour avoir tenté, illégalement, de briser le blocus de sécurité.
La Turquie ne doit pas présenter ses excuse à Israël pour avoir laissé monter à bord du Mavi Marmara des activistes préparés pour tuer des Juifs. Les autres navires avaient à leur bord des vrais pacifistes, le monde entier a remarqué qu’aucun incident n’a été rapporté.
La Turquie a donné à Israël jusqu’au vendredi 2 septembre pour s’excuser, avant de prendre des mesures de rétorsion à l’encontre d’Israël.
Les forces de l’OTAN ont tué plusieurs dizaines de civils libyens lors de récentes bavures.
Aucune enquête n’a été réclamée, par aucune institution internationale.
Aucun média n’a protesté.
Le rapport Palmer est disponible en format pdf en cliquant ici.

Note de la rédaction : Quand l'Espagne expulsa les Juifs en 1492, ceux sont les Ottomans qui les accueillirent. En effet, l'autorité ottomane déclara alors qu'en chassant ses Juifs, l'Espagne perdait sa prospérité. 520 années plus tard, c'est la Turquie, construite sur les bases ottomanes, qui chasse l'ambassadeur israélien.

Quand certains juifs gauchistes essayent de stigmatiser les associations de soutien à Israël…

Courtoisie de europe-israel.org

Nous découvrons avec étonnement le blog d'un certain Bernard KOCH, militant gauchiste pour "la Paix Maintenant" (Shalom Archav) qui dans un torchon tente de stigmatiser comme "juifs radicaux" notre association et d'autres comme l'UPJF, le BNVCA, la CJFAI, Radio J, etc..
Ce billet que nous qualifierions plutôt de "torchon" diffuse un poison anti-juif et anti-sioniste que l'on s'attendrait à lire sous la plume de groupuscules anti-israéliens plutôt que sous la plume d'un juif.

Ce Bernard KOCH ment en toute connaissance de cause sur divers points et Europe Israël tient à rétablir la vérité:
- Ce rassemblement n'a pas été organisé à l’initiative d’Europe Israël mais à celle de la Confédération de juifs de france et amis d'Israël (CJFAI) dont nous sommes membres…
- KOCH qualifie Europe Israël d'association de "juifs radicaux". Europe Israël n'est pas une association juive ni confessionnelle. Elle est constituée d'adhérent juifs et non-juifs qui soutiennent l'Etat d'Israël. Nous ne sommes liés à aucun parti politique.

Si ce Monsieur considère que soutenir Israël est une marque de radicalisme alors nous nous interrogeons fortement sur sa prétendue "judaïté"… Nous soutenons Israël face au terrorisme, face aux attaques de certains Etats Arabes que subit Israël, seul Etat démocratique du Moyen Orient.
- KOCH considère que l'UPJF, la Confédération des Juifs de France et Amis d'Israël (CJFAI) , la Fraternité Judéo-Noire, la Ligue de Défense Juive, le BNVCA, Le Secours Français pour Israël, l'union des CCJ Ile de France et Radio J (qui a osé diffuser l'appel au rassemblement) sont des associations de "juifs radicaux" ! Nous notons qu'il a oublié de parler de France Israël, l'ABSI et du LIBI qui ont également participé à ce rassemblement…
Ce Monsieur qui n'a aucun engagement au sein de la communauté juive, prétend qualifier les quelques associations actives en France de "juifs radicaux".
Ainsi on apprend que l'ensemble des associations actives à la fois pour défendre la communauté juive et soutenir l'Etat d'Israël sont toutes des associations de "juifs radicaux", en dehors du CRIF qui seul trouve grâce aux yeux de KOCH…
- KOCH prétend que nous n'étions qu'une centaine et se livre ainsi à une désinformation évidente. Ce type de désinformation dont use régulièrement les pro-palestiniens…

N'en déplaise à ce Monsieur, la Police a dénombré officiellement 500 participants à ce rassemblement ! L'AFP, qui elle était présente au rassemblement, a indiqué "plusieurs centaines" de personnes…
Non Monsieur ! Ce ne fut pas "un flop" ni "un échec sans précédent" comme vous tentez de le faire croire dans votre torchon.
- Contrairement à ce que prétend KOCH le rassemblement ne s’est pas terminé à 18h15, mais aux alentours de 19h30 . En effet le rassemblement a commencé vers 18h15 en raison du colis piégé trouvé sur place par la Police dont KOCH omet de parler, une preuve qu'il n'était pas présent et qu'il raconte n'importe quoi…
- KOCH, qui se livre à une désinformation flagrante, affirme dans cette petite phrase assassine (qui tente de jeter le discrédit sur le rassemblement et la LDJ):
"s'achevant sur une tentative d'échauffourées provoquées par les jeunes juifs de la LDJ à l'encontre d'un petit gropue de jeunes maghrébins, parfaitement détendus, venus, un dimanche comme les autres, sur l'avenue des Champs-Elysées pour une ballade entre copains."
Ces affirmations sont purement et simplement fausses et mensongères !
Il n'y a eu aucune échauffourée. Le petit groupe de "gentils musulmans" qui se trouvait là, était en fait composé de membres des groupuscules islamistes FORSANE ALIZZA et COLLECTIF CHEIK YASSINE qui étaient venus en découdre à l'appel d'organisations islamistes.
Heureusement les forces de l'ordre, prévenues, ont encadré ces "gentils musulmans" et ont empêché qu'ils s'attaquent aux participants du rassemblement. Il n'y a donc eu aucune échauffourée !
- KOCH continue son torchon en affirmant qu'Europe Israël, qui semble être sa cible favorite avec la LDJ, a voulu "prendre la vedette à une manifestation plus pacifique celle-là".

Nous le rappelons Europe Israël n'est pas à l'initiative de l'appel au rassemblement et nous n'étions qu'une des association co-organisatrices.
Quant à "voler la vedette" à une autre manifestation pacifique, nous laissons le soin à Confédération de Juifs de France et Amis d'Israël (CJFAI) de répondre à ce genre de délire sans intérêt.
Europe Israël réaffirme son soutien inconditionnel à l'Etat d'Israël. Nous indiquons que pour nous l'urgence est de dénoncer le terrorisme palestinien et la future déclaration unilatérale d'un Etat Palestinien en septembre à l'ONU.
Bernard KOCH est un triste sire qui a choisi son camp: défendre la cause palestinienne plutôt qu'Israël et le peuple Juif…

Le Bureau d'Europe Israël

N.B. : l'absence de lien vers le blog de Monsieur Bernard KOCH est tout à fait délibérée.

Aish.fr is now online!

Le site de référence du judaïsme traditionnel www.aish.com est disponible aujourd'hui en français : www.aish.fr !
Nous vous proposons l'article suivant en bienvenue.


CE QU'ON DOIT ABSOLUMENT SAVOIR SUR LE MOIS QUI PRECEDE ROSH HASHANA.
Par le Rabbin Shraga Simmons


Si vous aviez une date d'audience importante au tribunal – déterminante pour votre avenir financier, ou même pour votre vie personnelle – vous vous prépareriez certainement plusieurs semaines à l'avance.
A Roch Hachana, chaque individu est jugé en fonction du mérite de ses actes. Vivra-t-il au-delà de l’année écoulée ou non ? Réussira-t-il sur le plan financier ou ira-t-il à la ruine ? Sera-t-il en bonne santé ou malade ? Tous ces éléments sont déterminés à Rosh Hachana.
Eloul est le début d’une période de clarification des objectifs de la vie, et de rapprochement de Dieu.
Eloul - le mois qui précède Roch Hachana – est le début d’une période d'introspection intensive, de clarification des objectifs de la vie, et de rapprochement de Dieu. C’est une période qui permet de réaliser les buts de l’existence - plutôt que de se laisser porter par sa vie en amassant de l'argent ou en recherchant des gratifications diverses. C'est un moment où l’on prend du recul et où l’on se remet en question avec honnêteté, comme les Juifs l’ont toujours fait, dans l'intention de s’améliorer.

Les quatre lettres hébraïques du mot Eloul (alef-lamed-vav-lamed) sont les premières lettres des quatre mots du verset "Ani LéDodi véDodi Li" "Je suis à mon bien-aimé et mon bien-aimé est à moi" (Cantique des Cantiques 6,3). Ces mots résument la nature de la relation entre Dieu et son peuple.
En d'autres termes, le mois précédant Roch Hachana est un temps particulier. Dieu s'adresse alors à nous dans un effort de créer une atmosphère d’inspiration, capable de stimuler la Techouva (retour vers Dieu).
Séli’hot

Motsa’ei Rosh ‘Hodesh Elul (mercredi soir prochain), nous commencerons à réciter les "Séli’hot", des prières spéciales qui invoquent la miséricorde de Dieu.

Dieu nous a donné carte blanche et nous a placés dans un monde rempli d’opportunités.

Après la faute du veau d'or, Moïse demanda à Dieu de lui expliquer le fonctionnement de sa relation avec le monde. La réponse de Dieu, connue sous l’appellation des « 13 Attributs de la Miséricorde », constitue l'essence même de la prière des Séli’hot. Ces « 13 attributs » traitent de "la patience" de Dieu. Ce même Dieu qui nous donné carte blanche et qui nous a placés dans un monde rempli d’opportunités, nous offre une occasion supplémentaire de nous rattraper si nous avons échoué lors de notre première tentative.
Les «Séli’hot » doivent être lues en minyan (quorum de 10 hommes). Lorsque cela s’avère impossible, on récitera les « Séli’hot » seul, tout en omettant les parties en araméen ainsi que le passage des « 13 Attributs de la Miséricorde. »

En définitive, l'aspect le plus important du mois d’Eloul est la planification de notre existence. Car lorsque le Grand Jour (Yom Kippour) arrive, et que chaque individu se tient devant le Tout-Puissant pour solliciter une année supplémentaire, à nous d’être bien conscients de ce que nous demandons !
Passages additionnels dans les prières

A partir du deuxième jour de Roch 'Hodech Eloul, on a la coutume de sonner du Shofar chaque matin après l’office. Sa sonorité nous éveille à profiter pleinement de l’opportunité du mois d’Eloul pour nous rapprocher de Dieu.

A partir du mois d’Eloul également, nous lisons le Psaume 27 aux offices du matin et du soir. Dans ce psaume, le roi David s'exclame: « Une seule chose je demande... de pouvoir séjourner dans la maison de Dieu tous les jours de ma vie." Nous mettons l’accent sur la force unificatrice de Dieu dans nos vies, et nous nous efforçons de renforcer notre lien avec sa dimension transcendantale et infinie.

La période de 40 jours
Faisons un retour en arrière. Il y a 3000 ans, dans le désert du Sinaï, Dieu proclama des Dix Commandements, puis les juifs firent le veau d'or. Moïse plaida de toutes ses forces auprès de Dieu pour que la nation juive soit épargnée.
Le premier jour du mois d'Eloul, Moïse remonta sur le mont Sinaï, et 40 jours plus tard - le jour de Yom Kippour - il redescendit vers le peuple, tenant les nouvelles Tables dans ses mains.

Quarante est un nombre qui évoque la purification.
Pour nous également, le début du mois d'Eloul constitue le point de départ d’une période de quarante jours, dont le point culminant est le jour le plus Saint de l’année : Yom Kippour. Pourquoi le chiffre quarante ? Quarante est un nombre qui évoque la purification. Le déluge de Noé dura lui aussi quarante jours, et le mikvé - bain rituel de purification - contient quarante mesures d'eau.
Le mois d’Eloul est une opportunité exceptionnelle. Pendant cette période, certains étudient davantage la Torah et font davantage de bonnes actions. Beaucoup procèdent à un examen de conscience quotidien - une comptabilité des pertes et des gains spirituels.
Evènements de l'année 2448

La plupart des fêtes juives sont basées sur des événements survenus au cours d'une année cruciale dans l'histoire juive – l’an 2448, ou 1312 avant l’ère commune.
Au Sinaï, les Juifs retrouvèrent l’état d’immortalité qu'Adam et Eve avaient connu dans le Jardin d'Eden

Il y a 3.300 ans environ, en l’an 2448 du calendrier hébraïque, le peuple juif a été libéré de l'esclavage d’Egypte – suite à la plaie des premiers-nés. La date de cette libération fut le 15 Nissan, qui fut aussi celle de la première célébration de la Pâque. Une semaine plus tard, alors que l’armée égyptienne était à leur trousse, la mer Rouge s’ouvrit - et le peuple juif la traversa à pied sec. Cet évènement eut lieu le septième et dernier jour de la fête de la Pâque.

Les Dix Commandements sur le mont Sinaï. Cinquante jours plus tard, soit à la fête de Chavouot, Dieu remit les Dix Commandements au peuple juif sur le Mont Sinaï. Au Sinaï, les Juifs retrouvèrent l’état d’immortalité qu'Adam et Eve avaient connu dans le Jardin d'Eden.
La Première ascension de Moïse.

Suite à la révélation divine, Moïse monta sur le mont Sinaï pour apprendre directement de Dieu la Torah dans ses détails. Au terme de ces quarante jours, Dieu remit à Moïse deux tables de saphir de taille et de forme identiques - sur lesquelles les Dix Commandements étaient gravés.

Le 16 Tammouz, voyant que Moïse n'était toujours pas redescendu de la montagne, le peuple juif fut pris de panique.
Le Veau d'Or - Le 16 Tammouz, voyant que Moïse n'était toujours pas redescendu de la montagne, le peuple juif fut pris de panique. En quête d’un nouveau «leader», il se fit le veau d'or. Immédiatement, les Nuées de Gloire, la protection constante de Dieu, disparurent. Suite à cette faute, les Juifs perdirent leur grandeur spirituelle et redevinrent mortels. Le 17 Tammouz, Moïse redescendit de la montagne, brisa les tables de la loi, détruisit le veau d’or, et punit les coupables.
Deuxième ascension de Moïse.
Le 19 Tammouz, Moïse remonta sur le Mont Sinaï afin de plaider la cause du peuple juif. Il pria avec une ferveur, et au bout de 40 jours, Dieu accepta de pardonner au peuple juif au nom du mérite de leurs ancêtres. Le dernier jour du mois d'Av, Moïse redescendit vers le peuple. Les vies furent épargnées, mais le péché n’était pas encore pardonné.
Troisième et dernière ascension de Moïse.

A Yom Kippour Dieu accepta de répartir la punition méritée pour le Veau d'or sur plusieurs générations.
Moïse remonta sur le mont Sinaï à Roch Hodech Eloul et séjourna dans le camp céleste quarante jours (ce qui porte à cent vingt le nombre total de jours passés avec Dieu). Depuis lors, le mois d'Eloul est devenu un moment privilégié pour le rapprochement avec Dieu. Au terme de ces quarante derniers jours – le 10 Tichré – Dieu accepta de répartir la punition méritée pour le Veau d'or sur plusieurs générations. Il remit ensuite à Moïse deux nouvelles Tables de pierre.
Moïse descendit de la montagne avec de bonnes nouvelles pour son peuple : La réunification était complète, et la relation avec Dieu, restaurée. Plus tard, le 10 Tichré fut désigné comme un jour de pardon pour toutes les générations à venir : Yom Kippour, le Jour du Pardon.

Sources midrachiques: Exode Rabba 32:7, 51:8; Midrach Tan’huma - Ki Tissa 35
Lectures suggérées :
Rabénou Yits’hak Abohav dans l’ouvrage «Ménorat HaMaor":
« Toute personne sensée qui est assignée à un procès devant un roi mortel, passera certainement des nuits blanches et des jours entiers à constituer son dossier. Il demandera l'avis de chaque personne qu'il sait être bien informée et qui pourrait l'aider à préparer son dossier. Il sera prêt à de grands efforts pour obtenir un verdict favorable, même lorsque ce qui est en jeu n'est qu'une infime partie de sa fortune et qu’il n’encourt aucun risque sur le plan personnel.
Ne convient-il pas d’en faire au moins autant, nous qui sommes amenés à être jugés devant le Roi Suprême, le Roi des Rois, le Saint béni soit-il, lorsque outre notre propre personne, ce sont nos enfants et toute notre fortune qui sont en jeu?! »