Bonjour,

Le site "Mémoires juives", outre mes travaux sur les origines de la solution finale, est ma contribution à la Mémoire. Je dois beaucoup à Madame Sarah HALPERIN Z"AL du C.D.J.C (aujourd'hui le Mémorial de la Shoah à Paris) - Shmuel LEMARTELEUR, octobre 2011 -

La culture et les sciences ne suffisent pas à nourrir un homme. Donc, l'association Cercle d'Etudes Historiques du Marais, CEH MARAIS œuvre pour la diffusion des Mémoires juives et la bienfaisance. 75 miraculés de la solution finale quittent ce monde chaque jour. Il subsiste 400.000 Juifs survivants dont 190.000 en Israël. Beaucoup ne mangent pas à leur faim. Fidèle à la parole de David Ben Gourion qui s'engagea afin qu'aucun survivant n'ait à manquer de rien jamais, CEH MARAIS soutient financièrement et assiste le mieux possible les enfants cachés et les rescapés de la solution finale. Un reçu Cerfa vous sera adressé en retour. FAIRE UN DON

27 oct. 2011

Nouveau ! le site artsetmemoire.wordpress.com

b"h

Un nouveau site est né.
Artsetmemoire.wordpress.com est accessible à tous les publics et vous propose - grâce à la peinture, le photographie, la musique, l'écrit et la vidéo - de découvrir d'autres témoignages et recherches sur la Mémoire et l'Holocauste.


Makom de Michal Rovner

26 oct. 2011

Mademoiselle Rachel

Par Alon HERMET pour JForum.fr

Depuis le 13 octobre 2011, le Petit Palais présente à travers 200 œuvres une exposition intitulée « La Comédie Française s’expose au Petit Palais », événement qui offre l’occasion de revenir sur l’histoire de cette maison tricentenaire, mais aussi plus particulièrement sur une de ses figures emblématiques : Mademoiselle Rachel.

Fondée en 1680 par Louis XIV afin d’unir la troupe de l’Hôtel de Guénégaud – ancienne troupe de Molière, à celle de l’Hôtel de Bourgogne, la Comédie Française s’installe dans un premier temps rive gauche, à l’Hôtel de Guénégaud, aujourd’hui Hôtel des Monnaies. Contrainte de déménager à plusieurs reprises, passant de la rue de l’Ancienne Comédie au quartier de l’Odéon, la troupe ne s’installe définitivement au Palais Royal, qu’elle occupe toujours, dans le centre de Paris, qu’en 1799.

Jouant principalement des pièces empruntées aux grands classiques français, les trois salles aujourd’hui exploitées par l’institution – la salle Richelieu, le théâtre du Vieux Colombier et le Studio-Théâtre, s’ouvrent également aux mises en scène modernes ou aux auteurs étrangers allant de William Shakespeare à Samuel Beckett.

Riche d’environ 360 tableaux, 270 sculptures, de dizaines de livres, manuscrits, dessins et objets d’art, le fonds de sa collection est conservé dans les locaux de la bibliothèque-musée, fonds que cette exposition-événement nous permet en partie de découvrir.

Sectionné en cinq actes, et évidemment placé sous le signe Molière, le parcours ramène le visiteur à la genèse du projet royal, le replongeant dans l’univers de la troupe à travers ses différentes demeures, son répertoire, ainsi que sur le métier de comédien et l’influence de certains sur les peintres ou les sculpteurs de l’époque.

Bien que la scénographie ne soit guère à la hauteur d’un tel sujet – on aurait pu s’attendre à des décors dignes de l’institution, la succession d’espaces propose aux visiteurs de découvrir, outre le fauteuil original de Molière, maquettes, costumes, bijoux, ainsi qu’un grand nombre de sculptures et de tableaux. Figurant parmi les gloires qui ont le plus durablement contribué à la renommée de la Comédie Française, Elisabeth Rachel Felix, plus connue sous le seul prénom de Rachel, occupe une place de choix.


Née le 28 février 1821 dans une auberge de Suisse centrale, Rachel est issue d’une famille extrêmement pauvre. Alors qu’elle n’a qu’une dizaine d’années, elle est remarquée par le professeur Alexandre-Etienne Choron, un philanthrope enseignant la musique classique, qui propose à la famille Felix de gagner Paris. Présentée à Saint Aulaire, sociétaire de la Comédie Française, puis à Isidore-Joseph Samson, auteur dramatique et professeur au Conservatoire, elle intègre celui-ci en octobre 1836.

Les deux années qui vont suivre vont permettre à la jeune fille d’appréhender tous les grands rôles tragiques, et lorsqu’elle intègre la troupe de la Comédie Française en 1838, sa première incarnation sera celle de Camille, dans la pièce de Corneille, « Horace ». Après ses succès dans « Esther », « Bajazet » ou « Bérénice » de Racine, « Le Cid » de Corneille ou encore « Tartuffe » de Molière, elle enchaîne les tournées en Belgique, en Angleterre – où elle sera même reçue par la reine Victoria, aux Pays-Bas…

A la fin de l’année 1845, Rachel met au monde son premier enfant, Alexandre, dont le père est le comte Walewski, fils naturel de Napoléon, et début 1848, son second fils voit le jour, Victor-Felix, fils d’Arthur Bertrand, lui-même fils de général.

Elle reprend la route avec des représentations en Europe du Nord et en Europe Centrale – Londres, Berlin, Vienne, Munich en 1850, Varsovie, Saint-Pétersbourg et Moscou en 1854, et part aux Etats Unis fin 1855. Cette dernière tournée, catastrophique, marquera un tournant décisif dans la carrière de la tragédienne, qui tombe malade. Les représentations sont annulées, et quelques semaines plus tard, la troupe se sépare. Affaiblie, Rachel rentre en France, mais le climat plus clément de sa villégiature dans le sud de la France ne sera d’aucun secours à la tuberculose qui la ronge. Elle s’éteint le 3 janvier 1858. Son corps, ramené à Paris, sera inhumé dans le carré juif du cimetière du Père Lachaise.

Au cours de sa courte carrière – une vingtaine d’années, elle sera immortalisée par des artistes tels que Devéria, Dubufe, Duret – qui signe une superbe sculpture représentant la tragédienne dans le rôle-phare de sa carrière, « Phèdre », sculpture qui accueille aujourd’hui les visiteurs de la salle Richelieu, ou encore Gérôme qui accompli le portrait intitulé « La Tragédie », en hommage à la gloire de l’artiste, décédée un an plus tôt. Certains bijoux personnels ou portés sur scène sont également présentés au public, ainsi qu’une série de dessins au crayon d’Edouard Baille illustrant Rachel en pleine représentation dans « Phèdre », « Esther » ou « Cléopâtre ».

A lire : Jules Chéry, Mademoiselle Rachel en Amérique (1855-1856), Mercure de France, 130 pages, 14.00€. et Collectif, La Comédie Française s’expose, Paris Musées, 31.00€

La Comédie Française s’expose au Petit Palais, du 13 octobre 2011 au 15 janvier 2012. Tarifs, horaires et réservations sur www.petitpalais.paris.fr.

24 oct. 2011

Béziers Agression antisémite en prison : trois détenus en garde à vue

Par François BARRERE du "Midi Libre" (06-10-2011)

La semaine dernière un homme qui devait être libéré le jour même a été roué de coup parce qu’il est juif.
Sale juif ! On va te tuer !" Mardi 27 septembre, dans la cour de la maison d’arrêt du Gasquinoy, à Béziers, Samuel (*) appelle sa femme, depuis l’une des cabines téléphoniques mises à la disposition des détenus. Cet homme de 47 ans a été incarcéré fin juillet par un juge d’instruction enquêtant sur une affaire de cambriolages. Ce jour-là, il doit retrouver la liberté et téléphone à son épouse pour lui annoncer la bonne nouvelle. Il en aura à peine le temps.
Les faits se sont déroulés dans la cour de la maison d’arrêt du Gasquinoy. (V. DAMOURETTE)



Soudain, un groupe de détenus se précipite sur lui en multipliant les insultes et les menaces à caractère antisémite : "Certains lui ont dit : "Ta femme, on va la violer, sale juif !", raconte une source judiciaire. Au téléphone, cette dernière entend ces menaces, puis des cris et la pluie de coups qui s’abattent sur son mari. Ce dernier subit un véritable passage à tabac, ultra-violent et ultra-rapide. Lorsque les surveillants viendront à son secours, l’homme a une forte entorse du genou, de multiples contusions au visage et une fracture du poignet : il s’est profondément blessé en tombant au sol.

"Les auteurs nient avoir tenu les propos racistes"
Le parquet de Béziers Transporté à l’hôpital, il y est examiné par le médecin légiste, qui évalue à 45 jours son interruption temporaire de travail. Interrogé, l’homme affirme que depuis son incarcération, et tout au long de l’été, il a dû régulièrement subir des insultes et des brimades de la part de plusieurs détenus, selon lui motivées par sa religion.

Une enquête est déclenchée au sein de la maison d’arrêt, où l’on visionne attentivement les images de la scène, enregistrées par les caméras de surveillance dont est équipé cet établissement flambant neuf.
Hier matin, trois détenus ont été extraits de leur cellule pour être placés en garde à vue au commissariat de Béziers. Ils ont été longuement interrogés sur ces faits, qu’ils ont partiellement contestés.

"Seule la victime évoque ces propos antisémites, et les autres les nient. L’enquête n’établit pas que ce soit le mobile initial de cette bagarre, que l’on ne connaîtra sans doute jamais, comme c’est souvent le cas pour ce genre de faits en prison", indique-t-on au parquet de Béziers.
L’un des suspects a été mis hors de cause et a regagné hier soir sa cellule, où il était détenu pour un autre motif. Les deux autres seront jugés aujourd’hui en comparution directe au tribunal correctionnel pour violences en réunion avec ITT supérieure à huit jours, avec propos à connotation raciste, ce qui constitue une circonstance aggravante.

(*) Prénom d’emprunt.

18 oct. 2011

Guilad Shalit est libre.

Le musée d’Art de Tel Aviv s’agrandit.

Alon HERMET pour JForum.

Le 2 novembre 2011 ouvrira au musée d’Art de Tel Aviv le nouveau bâtiment Paul et Herta Amir. Initié en 2002, il aura fallu près de dix années pour voir mené à bien ce projet d’un budget de 45 millions de dollars.

Bien connu pour son talent à unir lumière et géométrie, Preston Scott Cohen, le vainqueur du concours lancé auprès de dizaines de cabinets internationaux, signe là un chef-d’œuvre architectural qui va permettre au musée de Tel Aviv, à l’étroit depuis quelques années, de double sa surface d’exposition et de dynamiser à la fois son programme et ses activités.

D’une superficie d’environ 19.000m², ce nouveau bâtiment accueillera une section consacrée aux arts israéliens, de 1906 à nos jours – avec entre autres des œuvres de Nahum Gutman ou de Reuven Rubin, formant le fonds d’œuvres d’art de cette catégorie le plus important du monde, ainsi qu’une collection de photographies d’Orit Raff, Guy Raz ou Sharon Yari.

Construit sur 6 niveaux, il disposera également de salles de conférences, d’un auditorium de 400 places, d’un restaurant-cafétéria, d’une librairie-boutique sur deux niveaux, ainsi que d’une large baie vitrée panoramique qui mènera au jardin des sculptures et au bâtiment original du musée des visiteurs conquis par ce nouveau complexe.

A l’occasion de l’inauguration de ce nouveau bâtiment, le musée marque le coup en proposant un calendrier aussi riche que varié. Seront ainsi organisées : une exposition de photographies israéliennes présentant des clichés de ces vingt dernières années ; deux expositions de tableaux et gravures – « Utopies de l’Expressionisme », et « Guérison par l’expression » ; deux installations de designers israéliens – Shana Delange et de Yaakov Kaufman ; une exposition-documentaire, avec pour thème le design, et présentant l’évolution des cinq bâtiments qui ont fait l’histoire du musée de Tel Aviv – du musée original Dizengoff au bâtiment Paul et Herta Amir ; et enfin, pour inaugurer les 1.000m² de surface d’exposition temporaire, le complexe présentera des œuvres exclusives et exceptionnelles d’Anselm Kieffer, et inspirées de thèmes de la bible hébraïque.

16 oct. 2011

Je crains que la famille SHALIT ne trouve son fils atrocement changé.

Par Joëlle de Paris

- Je crains que la famille SHALIT ne trouve son fils atrocement changé :
- Le soldat franco-israélien Gilad Shalit, enlevé par le Hamas à la lisière de la bande de Gaza en juin 2006, observe le mois de Ramadan avec les musulmans, a annoncé jeudi la version électronique du journal du Hamas, Al-Risalah. "Il a renoncé aux traditions juives et en signe de reconnaissance pour le bon traitement reçu a décidé de suivre les coutumes musulmanes", indique l'édition.( GAZA, 5 août- RIA Novosti)
- "Les Brigades Al-Nasser Salaheddine (branche armée des Comités de résistance populaire) ont informé Shalit, qu'elles détiennent avec les autres groupes, de la conclusion d'un échange de prisonniers qui doit être appliqué dans les prochains jours", a-t-il précisé. "Sa réponse a été qu'il reprochait à son commandement et son gouvernement le retard pris dans sa libération et il a dit qu'il les poursuivrait pour avoir tardé dans la conclusion de l'accord", a encore affirmé le porte-parole. (LEMONDE.FR avec AFP | 12.10.11)

- Fallait-il accepter ce chantage alors que «Khaled Mechaal, le chef du bureau politique du Hamas à Damas, a déclaré mardi que les terroristes qui seront libérés en échange de Gilad Shalit « reviendront à la lutte ». (Israël-Chroniques-En-Ligne) ?
-Depuis 2000, 180 Israéliens ont été tués par les terroristes relâchés des prisons israéliennes. (Association des victimes du terrorisme Almagor)
- Et Abou Obeida, le porte-parole des Brigades Al Qassam, confirme cette analyse : “le cas du soldat sioniste Shalit ne sera pas le dernier. Nous enlèverons d’autres soldats jusqu’à ce que tous les prisonniers derrière les barreaux des prisons sionistes soient libérés.”
Depuis 2006, des dizaines de tentatives d’enlèvement d’israéliens ont été avortées uniquement grâce à la vigilance des soldats de l’armée israélienne. Et cette annonce ne fait malheureusement que rappeler aux Israéliens que leurs voisins palestiniens ne sont pas de sages belges, suisses ou allemands... (JSSNews -13 octobre 2011)

- Le pourquoi de cet accord soudain avec le Hamas :
Si le Hamas a adouci ses positions, si l’on peut dire, puisqu’on parle de la libération de plus de 1.000 terroristes palestiniens dont certains ont du sang sur les mains, c’est sans doute pour contrebalancer la montée en puissance de Mahmoud Abbas qui sillonne triomphalement la plupart des capitales mondiales et y est reçu en chef d’État, après avoir été applaudi à la tribune de l’ONU... (Desinfos 12 octobre 2011)
- Comme je regrette l’époque du célèbre Raid sur Entebbe, l’époque où Israël ne cédait jamais au chantage et récupérait ses otages.



Enfin, c’est mon opinion mais je ne suis pas sure de l’assumer devant la mère de Guilad Shalit.
- voila à peu près ce que j'ai entendu sur cet échange à la TV : "Israël accepte de libérer un millier de Résistants palestiniens, dont certains sont des figures emblématiques de la lutte contre l'occupation israélienne , preuve qu’Israël quand il le souhaite peut faire autre chose que coloniser les terres palestiniennes comme Guilo" (c'est en fait un quartier juif de Jérusalem-ouest). "L’extrême droite israélienne s'oppose à l'échange "
Une autre chaine reconnait QUAND MÊME que certains de ces "Résistants" ont commis des attentats contre des civils, mais il faut être d’extrême droite pour imaginer qu'ils pourraient recommencer !
Et que je sache, les "Résistants" français de 1940 ne tuaient pas de civils!
- La « doctrine juive » sur la question : en cette semaine de Souccot où nous célébrons l’unité du peuple juif, chaque Juif étant responsable de ses frères, la Mitsva du pidyon chevouyim (rachat des captifs) est une obligation à laquelle on ne peut jamais se soustraire. Cette nécessité, qui a existé tout au long de l’histoire, reste une réalité dans la vie juive. On ira jusqu’à vendre une synagogue pour financer ce rachat. (Lamed.fr)
Mais rappelons la célèbre histoire de Rabbi Meïr de de Worms : Persécutés par l’empereur Rodolphe Ier de Habsbourg, des Juifs décidèrent de rejoindre la Palestine. Arrêté en chemin, Rabbi Meier est remis à l’empereur, qui le fait emprisonner en Alsace où il meurt en captivité en 1293, refusant que la communauté juive paie sa rançon par peur d’encourager l’emprisonnement d’autres rabbins et dirigeants juifs.

- Enlever des Juifs pour en tirer une rançon rappelle aussi l’affaire Ilan Halimi : « Pour Fofana, les Juifs sont riches et solidaires; ils paieront nécessairement la rançon qu’on leur réclamera. » (Morgan Sportès, Tout, tout de suite, Fayard CCLJ)
- N’oublions pas ces autres soldats israéliens dont nous n'avons plus de nouvelles depuis longtemps: Zacharie Baumel, Zvi Feldman, Yehuda Katz, Guy Hever, Ron Arad.
-Pensons à Ehud Goldwasser et Eldad Reguev : Leurs dépouilles ont été restituées contre quatre membres du Hezbollah, dont Samir Kuntar, qui purgeait une peine de prison à perpétuité, pour avoir assassiné un père et fracassé la petite fille contre les rochers.

Commentaire d’un journal koweïtien sur cet échange : Le journal koweïtien Al Watan salue dans sa ''une'' cette transaction ainsi que le voisinage entre Israël et le Liban. Il rappelle que les détenus koweïtiens arrêtés par le régime de Saddam Hussein avaient été purement et simplement liquidés avant d'être restitués dans des sacs plastique au Koweït. (Guysen.International.News) L'assassin Samir Kuntar a par contre pu apprendre l'hébreu, obtenir un diplôme universitaire, être nourri trois fois par jour et revenir en pesant 90 kilos, au Liban. Les Libanais et le Hezbollah doivent dire merci qu'Israël soit leur voisin, et pas l'Irak de Saddam Hussein'', écrit le journal.

- Pensons aussi à un autre captif juif, Jonathan Pollard, Américain emprisonné depuis 25 ans aux USA après sa condamnation à perpétuité pour espionnage bénévole et spontané au profit d’Israël
- Pensons enfin aux Juifs et aux Chrétiens capturés par les Barbaresques et vendus aux marchés aux esclaves d'Alger et Tunis au 17 et 18ème siècles : souvenez-vous d’ «Angélique et le Sultan »

Pour finir, un peu d’humour : un ami non juif, à qui je disais que les échanges toujours disproportionnés de soldats israéliens montrent la valeur que chacun accorde à sa population, m’a répondu avec humour : « Ça montre aussi que vous n’êtes pas aussi bons en affaire que le disent les antisémites »

NR : Il faut libérer le soldat Shalit parce qu'il est Juif, et parce que telle est la loi juive. Toutefois, pourquoi a-t'-il fallu demander la médiation des nations ? Pourquoi n'avoir pas sauver Guilad Shalit "manu militari" ?
C'est connu que nous ne devons pas attiser l'instinct antisémite de ceux qui nous haïssent. Si j'étais un Arabe, je me poserai la question suivante : suis-je donc si minable par rapport à un Juif au point qu'il me vaut 1027 fois ?

15 oct. 2011

Un Voyage pas comme les Autres, film réalisé par Samuel MULLER

Par Samuel Muller

Bonjour
Je vous invite à découvrir le documentaire que j’ai réalisé: « Un voyage pas comme les Autres ».
Durant l'été 2010, j'ai accompagné mon père lors d'un voyage de mémoire sur les traces de la Shoah et de sa famille disparue.
Enfant, mon père, Michel Muller a été arrêté avec sa mère et sa sœur Annette lors de la Rafle du Vel d'Hiv en juillet 1942. Interné à Beaune-la-Rolande puis à Drancy, il réchappa à la déportation grâce à l'action de son père.
Du XXème arrondissement de Paris au sud de la Pologne, ce film retrace l’histoire de la famille Muller.

Réalisation et montage : Samuel Muller
Janvier 2011 - Durée : 71 min.

Voir le film en intégralité

A lire également : Annette Muller, La petite Fille du Vél d'Hiver, Editions Cercil, 2009

5 oct. 2011

Le Nobel de chimie est attribué à Dan Shechtman.

Courtoisie de www.tsr.ch


Dan Shechtman est primé pour sa découverte des quasi-cristaux. [OLIVER WEIKEN - Keystone]

Le prix Nobel de chimie 2011 a été décerné à l'Israélien Dan Shechtman pour sa découverte des "quasi-cristaux", a annoncé mercredi le comité Nobel. "Le prix Nobel de chimie 2011 a fondamentalement modifié la conception d'un solide par les chimistes", précise le comité.
Interrogé par Radio-Israël, le lauréat s'est dit "ravi" d'être récompensé. Le prix est assorti d'un montant de 1,3 million de francs. Né en 1941 à Tel Aviv, Dan Shechtman, qui travaille au Technion, l'institut de technologie de Haïfa, a déjà reçu d'autres prix, comme le prix Israël (1998) ou le prix Wolf de physique l'année suivante.
La grande découverte de Dan Shechtman remonte au 8 avril 1982, quand apparaît dans son microscope électronique une image alors jugée contraire aux lois de la nature.
Une découverte au départ controversée
Dans toute matière solide, les atomes, était-il pensé jusqu'alors, étaient agrégés à l'intérieur des cristaux dans des modèles symétriques qui se répétaient périodiquement. Ce que voit Dan Shechtman dans le laboratoire américain où il travaille alors montre que les atomes du cristal observé sont ordonnés de façon non périodique.
Une telle propriété était alors jugée impossible. La découverte de cette nouvelle classe de matériaux provoqua à l'époque une vive polémique. Dan Shechtman s'est même vu demander de démissionner de son unité de recherche.
Son combat pour faire reconnaître ses conclusions a conduit au bout du compte les scientifiques à revoir leur conception de la nature même de la matière. L'un de ses détracteurs les plus virulents fut Linus Pauling, luimême par deux fois lauréat du Nobel.
Mais en 1992, l'Union internationale de cristallographie a modifié sa définition de la constitution du cristal, à la lumière de la découverte de Dan Shechtman.
L'aide de mosaïques
Selon David Phillips, président de la Société royale britannique de chimie, "les quasi-cristaux font voler en éclat la définition que l'on avait jusqu'alors du cristal. Dans un cristal, disait-on, on peut expliquer en termes simples où se trouve chaque atome - ils sont très symétriques".
"Avec les quasi-cristaux, la symétrie est rompue: il existe des modèles réguliers dans leur structure, mais qui ne se répètent jamais", ajoute-t-il. Les mosaïques non périodiques, comme celles de l'Alhambra à Grenade ou du sanctuaire de Darb-i Imam en Iran, ont aidé les scientifiques à comprendre à quoi ressemblent les quasi-cristaux au niveau atomique.
Dans ces mosaïques, les arrangements sont réguliers, ils suivent des règles mathématiques mais ne se répètent jamais.
Dan Shechtman est né en 1941 à Tel-Aviv et il est professeur émérite à l'Institut de technologie israélien à Haïfa.

4 oct. 2011

Nouveau ! La Lettre d'Information de www.memoiresjuives.com

Télécharger La Lettre d'Information de www.memoiresjuives.com numéro 1

Les mariages et les bar-mitzvas extravagantes humilient la communauté juive.
La semaine dernière le Los Angeles Times publiait un article à propos d'un mariage juif iranien extravagant. Cet article déduit que nous sommes matérialistes, m'as-tu vu et conclut qu'une cérémonie de mariage juif est un étalage d'argent pour épater ses amis. Dans le mariage en question, la fiancée était enfermée dans un couffin en verre et le fiancé, déguisé en « fantôme de l'opéra » devait venir la délivrer. Le système d'ouverture du couffin était bloqué. Et c'est une fiancée en pleurs, presque asphyxiée...Pour lire la suite, cliquez ICI

3 oct. 2011

Cahier de coloriages Yom Kippour et Soukkot 5772

Pour le télécharger cliquer ICI

Beutler, Hoffmann et Steinman reçoivent le Nobel de médecine.

Courtoisie de Le Monde.fr
lundi 3 octobre 2011


Le prix Nobel de médecine 2011 a été décerné à l’Américain Bruce Beutler, au Français Jules Hoffmann et au Canadien Ralph Steinman, a annoncé lundi 3 octobre le comité Nobel. Jules Hoffmann, chercheur français né au Luxembourg, travaille au sein de l’Institut de biologie moléculaire et cellulaire de Strasbourg. Il a reçu la médaille d’or du CNRS en 2011.
Quelques heures après l’annonce de l’identité des lauréats, nous avons appris que Ralph Steinman était mort depuis trois jours. "M. Steinman est décédé le 30 septembre", indique l’université Rockefeller à New York dans un communiqué, ajoutant que le chercheur, âgé de 68 ans, souffrait d’un cancer du pancréas depuis quatre ans.
Or le comité Nobel n’attribue pas de prix à titre posthume, à une exception près : quand le décès intervient entre l’annonce du prix et sa remise effective (qui aura lieu en décembre, en Suède). Malgré cette règle, le comité, qui ignorait que Ralph Steinman était mort, a décidé de maintenir son choix - Ralph Steinman est mort trois jours avant l’attribution du prix. Il souffrait d’un cancer du pancréas -
Beutler et Hoffmann vont se partager la moitié du prix de 10 millions de couronnes suédoises (1,46 million de dollars) remis aux lauréats pour leurs travaux sur le système immunitaire inné. M. Steinman, décédé, est récompensé pour ses travaux sur le système immunitaire adaptatif et devait obtenir l’autre moitié de la somme. "Les lauréats du Nobel de cette année ont révolutionné notre compréhension du système immunitaire en découvrant les principes clés de son activation", selon un communiqué du comité.

DE NOUVEAUX MÉDICAMENTS ET VACCINS

Le système immunitaire permet à l’organisme de se défendre en libérant des anticorps et des cellules tueuses en réponse à des virus ou des germes. En première ligne, le système immunitaire inné "peut détruire des micro-organismes infectieux et provoquer une inflammation qui contribue à bloquer l’attaque" avant l’apparition d’anticorps, explique le comité. Si cette première ligne de défense s’avère insuffisante, "le système immunitaire adaptatif entre en jeu". Il permet la vaccination, car des cellules gardent la mémoire de l’agresseur.

Infographie explicative du Comité Nobel sur les systèmes immunitaire inné et acquis.DR

Les recherches des trois lauréats ouvrent la voie à de nouveaux médicaments et vaccins et permettent de combattre des déficiences immunitaires comme l’asthme, la polyarthrite rhumatoïde et la maladie de Crohn. "Leurs travaux ont ouvert de nouvelles voies pour le développement de la prévention et pour des thérapies contre les infections, les cancers et les maladies inflammatoires", explique le jury.
Bruce Beutler, 55 ans, et Jules Hoffmann, 70 ans, "ont découvert les protéines réceptrices qui reconnaissent les micro-organismes [nocifs] et activent le système immunitaire, première étape de la réponse immunitaire de l’organisme", explique le comité Nobel. Ralph Steinman "a découvert les cellules dendritiques du système immunitaire et leur capacité unique à activer et réguler l’immunité adaptative, dernière étape de la réponse immunitaire de l’organisme au cours de laquelle les micro-organismes sont évacués du corps", ajoute le comité.

ILS ONT "RÉVOLUTIONNÉ L’IMMUNOLOGIE"

Sebastian Amigorena, immunologiste et biologiste cellulaire, directeur de recherche au CNRS, membre de l’Académie des sciences, a réagi à l’attribution de ce prix : "Ces prix Nobel récompensent trois grands chercheurs, qui ont révolutionné l’immunologie, et la biologie en général. Ils sont incontournables, et je ne doute pas que les réactions seront unanimes pour dire qu’ils méritent amplement cette distinction. Les travaux de Jules Hoffmann et de Bruce Beutler sont fondamentaux pour la compréhension de l’immunologie ’innée’ [les premiers mécanismes de défense de l’organisme]."
"Le point commun de ces deux chercheurs est d’avoir découvert des récepteurs qui interviennent dans la reconnaissance comme non-soi des germes pathogènes ; Jules Hoffmann, chez les insectes et Bruce Beutler, chez les souris, explique-t-il. Ralph Steinman a, lui, découvert de nouvelles cellules appelées ’dendritiques’, qui sont capables de sentir les dangers extérieurs et de déclencher les réponses immunitaires spécifiques, dites ’adaptatives’. Les applications de ces travaux sont énormes, dans de multiples domaines, comme les cancers, les vaccins synthétiques, mais aussi les maladies auto-immunes. En tant que chercheur sur les cellules dendritiques, Ralph Steinman est le père de tous nos travaux."

Les lauréats recevront leur prix lors d’une cérémonie officielle à Stockholm le 10 décembre, date anniversaire de la mort du fondateur du prix, l’industriel suédois Alfred Nobel.

2 oct. 2011

Joe J. Heydecker, un soldat allemand dans le ghetto de Varsovie. Février – mars 1941.

Posted on October 1, 2011 by Olivier YPSILANTIS, coutoisie de zakhor-online.com


Il y a une quinzaine d’années, alors que je fouillais les étalages et les cartons de Joseph Gibert disposés sur le trottoir du boulevard Saint-Michel, un livre à couverture rigide m’arrêta : «Un soldat allemand dans le ghetto de Varsovie 1941», publié aux Éditions Denoël, en 1986 (avec préface de Heinrich Böll et postface d’Alain Finkielkraut), une édition établie à partir de l’édition allemande publiée chez Deutscher Taschenbuch (München 1983), sous le titre : «Das Warschauer Getto. Foto-Dokumente eines deutschen Soldaten». Et je découvris le nom du soldat allemand qui photographia clandestinement ce ghetto, en février et mars 1941: Joe Julius Heydecker (1916-1997).
Je ne vais pas exposer ici l’histoire du ghetto de Varsovie (16 octobre 1940 – 16 mai 1943), je vais brièvement évoquer la vie de ce soldat de la Wehrmacht, Joe J. Heydecker, en commençant par mettre en lien une biographie succincte (en anglais) de sa vie.



Joe J. Heydecker


En complément, quelques éléments biographiques permettront de mieux saisir la valeur des documents dont il va être question. Dès le début de l’année 1933, les parents de Joe J. Heydecker quittent l’Allemagne, mus par un profond malaise. Ils ne sont pourtant pas menacés pour des raisons raciales ou politiques. Joe J. Heydecker s’installe en Suisse et fait de nombreux voyages dans divers pays d’Europe. Il passe l’année 1937 en Pologne où il travaille essentiellement pour l’entreprise de ses parents, une activité qui l’amène à parcourir le pays, notamment la Galicie et la Volhynie, deux régions à forte population juive. Il écrit à ce sujet : «Mon père et moi, qui pouvions aisément être identifiés comme «Allemands du Reich», étions souvent invités dans des familles juives où nous rencontrâmes une cordialité pleine de tact dont je me souviens avec reconnaissance et mélancolie». De 1933 à 1938, Joe J. Heydecker circule dans un monde encore libre. Son passeport arrivant à expiration et son appel sous les drapeaux n’ayant pu être repoussé, il rentre en Allemagne. Le 27 août 1939, il reçoit son ordre d’appel pour le lendemain. Je passe sur ses affectations diverses. Début 1941, il rejoint la 689e compagnie de propagande à Varsovie, où il travaille dans un laboratoire photographique.
Inutile de préciser que Joe J. Heydecker prit ces photographies au risque de sa vie. Et sa femme, Marianne, conserva les négatifs au risque de sa vie. La Gestapo perquisitionna plusieurs fois chez elle. Dans ce travail, le couple bénéficia de la complicité de deux soldats, Köhler et Krause, qui travaillaient eux aussi au laboratoire photographique de la 689e compagnie. La guerre terminée, un officier de l’administration militaire américaine de Bad Liebenstein (Thüringen), où s’était réfugié le couple Heydecker, comprit aussitôt la valeur exceptionnelle de ces documents. Aussi leur délivra-t-il un laisser-passer qui leur permit de quitter la Thuringe pour la Bavière, quelques jours avant la modification de la ligne de démarcation en faveur des Soviétiques. Field Horine, Chief of Section de Radio Munich (de 1945 à 1947) prit connaissance de ces documents et demanda à leur auteur de prendre la parole sur les ondes pour y évoquer le ghetto de Varsovie, ce qu’il fit quelques jours plus tard, le 4 novembre 1945. Field Horine envoya Joe J. Heydecker à Nuremberg afin qu’il couvre pour la radio le procès auquel il assista du début (20 novembre 1945) à la fin (1er octobre 1946). Il en fera un livre : «Der Nürnberger Prozess», traduit en français aux Éditions Buchet/Chastel, 1959. Fin 1960, l’auteur s’installa au Brésil avec sa famille.
Dans un texte qui accompagne le recueil de photographies aux Éditions Denoël, l’auteur note : «On est en droit de me demander pourquoi je faisais cela. Je dirai d’abord que je n’ai jamais pris de photographies à titre officiel en tant que membre d’une compagnie de propagande. Je travaillais au laboratoire et n’étais pas reporter. Je photographiais de ma propre initiative et à mes risques, sans en avoir reçu l’ordre. Je ne parviens malheureusement pas à décrire ce que je ressentais alors. J’étais déchiré par des sentiments de honte, de haine et d’impuissance. Je souhaitais ardemment une défaite totale et rapide de l’Allemagne, mais je savais que ce serait long. Je photographiais pour fixer l’infamie, pour conserver le cri que j’aurais voulu lancer au monde. Je ne puis en dire plus. Si je suis coupable, c’est que j’étais là et photographiais au lieu d’agir. Question lâche : qu’aurais-je pu faire ? Quelque chose. Tuer une des sentinelles d’un coup de baïonnette. Tourner ma carabine contre mes supérieurs. Déserter et combattre de l’autre côté. Refuser de servir. Faire du sabotage. Ne pas obéir aux ordres. Accepter la mort. Personne, c’est ainsi que je le vois aujourd’hui, personne ne peut nous absoudre».
Il écrit aussi : «Rétrospectivement, je ne comprends plus la résolution avec laquelle je me lançai dans cette aventure. Aujourd’hui je sais (ce que j’ignorais alors, en 1941) qu’il y avait en permanence dans le ghetto des agents de la Gestapo, du S.D. et de la S.S., certains en civil. Une témérité naïve dont je suis à présent dépourvu me poussa dans cette aventure. Mais il y avait aussi en moi cette crainte qu’un jour personne ne puisse croire à ce que j’avais vu. C’est ainsi que naquirent la plupart des photographies que je présente dans ce livre». Et plus loin : «La plupart des gens que j’ai vus dans les rues et les ruelles du ghetto bondé étaient déguenillés, et il faudrait multiplier par des dizaines de milliers ceux que j’ai photographiés vêtus de chiffons, accroupis, allongés ou endormis sur les trottoirs, gémissant, suppliant qu’on leur fasse l’aumône. Ils attendaient en vain, les pieds enveloppés dans de vieux sacs, le regard affamé, les joues creuses, sans abri contre le froid. L’aspect des enfants avait quelque chose de déchirant. Je m’accroupis auprès de l’un d’eux. Il me raconta qu’il avait chanté des chansons toute la journée. Je comptai les pièces de monnaie dans le bonnet qui lui servait de sébile : vingt-six groszy, au cours du change de l’époque, treize pfennig. Cinq années après, lorsque j’ai parlé à la radio, j’ai dit : ‘’Les prix des denrées de première nécessité étaient vertigineux. Si l’on convertit en monnaie allemande, un pain se payait deux cents marks, une paire de chaussures en bon état deux mille marks, une livre de viande de bœuf six cents marks. De nombreux Juifs se suicidaient. Une dose de cyanure de potassium se vendait quatre mille marks’’».

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Un autre soldat de la Wehrmacht, Max Kirnberger, prit des photographies en couleur (rares à l’époque) dans des ghettos de Pologne, principalement Lublin, au début de la Deuxième Guerre mondiale. Ci-joint, en lien, des documents d’une extraordinaire valeur, considérant que le monde juif de Pologne allait être anéanti peu après :
http://www.tnn.pl/pamiej.php?kat=2622 (parvenu sur le site, cliquer sur «Photos documenting life in the Lublin ghetto», en petit sous l’étoile de David, puis sur HERE (en rouge) dans «Click HERE to see gallery». Vous ferez alors glisser sur votre écran dix-neuf photographies d’une qualité exceptionnelle.

Les amis, lisez ce magnifique message.

Par Joelle de Paris


Je laisse volontairement les compliments du début, qui m'ont fait très plaisir.
D. te bénisse, chère amie, pour ton amitié et la lucidité. Ça me change des Juifs qui me demandent de ne plus leur écrire car il veulent rester dans le déni et s'assimiler tranquillement :
Avant, les Juifs honteux devaient critiquer le judaïsme, maintenant ils doivent critiquer Israël et hurler avec les loups pour être acceptés.
Peux-être qu'un jour, tes enfants protégeront un Juif accusé de blasphème contre l'islam pour avoir bu un verre d'eau pendant le RAMADAN. (une chrétienne pakistanaise a été condamnée à mort pour ça).
J'ai aussi des amis musulmans qui, j'en suis sure, seraient capables de cacher des Juifs dans une mosquées, comme dans le film "Les hommes libres".
Il ne faut pas désespérer de l'Homme.
Joëlle

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Bonjour Joëlle,

Si je ne réagis pas à tes articles, ce n’est pas par indifférence, bien au contraire. A te lire, j’ai énormément appris et je te remercie d’avoir la générosité de partager cette culture et cette pensée structurée.
Je voudrais te livrer ici une anecdote qui m’est arrivée dimanche dernier à Roissy.

J’allais chercher ma fille qui revenait de New York. Par le plus grand des hasards, à la même heure arrivait un vol de Tel-Aviv.
Or, si je n’avais pas compris pourquoi il y avait tellement de cars de CRS à l’aéroport, il est rapidement apparu qu’il y avait une manifestation. J’ai commencé à rire en me disant que ma fille se rendrait compte plus vite encore qu’elle était rentrée en France, et avoir une grève comme comité d’accueil.

Mais ce n’était pas cela. Alors que les passagers qui avaient récupéré leurs bagages allaient sortir, un cortège a commencé à défiler devant la porte d’arrivée. Des pancartes « LOJ » (je ne sais toujours pas ce que cela veut dire), des poings levés, et surtout des slogans répétés encore et encore « A mort Israël, Etat assassin ». C’étaient des jeunes, comme on dit, « issus de l’immigration », qui à mon avis, n’ont jamais mis les pieds en dehors de France, et visaient à soutenir la reconnaissance de « l’Etat palestinien ».

Inutile de te dire que mon rire s’est stoppé net.
D’abord, je repensais à ces massacres de familles juives en Israël, et à tout ce que tu avais décliné dans tes articles pour rétablir une vérité que la presse et les politiques français ne relaient jamais. Entendre parler d’Etat assassin m’a profondément heurtée. Mais je vais te dire ce qui m’a encore plus choqué.
Le cortège de manifestants défilait mais quand il est passé devant la sortie, ils ont remarqué que le vol de Tel-Aviv débarquait. Le cortège s’est arrêté, et les cris et les slogans sont allés grandissants.

Dans ce hall, qui était particulièrement mal agencé, les manifestants étaient nez à nez avec ceux qui attendaient leurs proches tant des Etats-Unis que d’Israël. Et en tout et pour tout, il n’y avait que trois policiers.
Je me suis demandée comment les autorités françaises pouvaient laisser faire cela. Car c’était ni plus ni moins de la provocation. Si les passagers ont été bloqués à l’intérieur, il n’en demeurait pas moins qu’il y avait des familles juives (avec des enfants) qui attendaient et des rabbins. Les manifestants hurlaient de plus fort, des cris de haine et des menaces de mort.
Je dois avouer que les gens qui attendaient faisaient preuve de beaucoup de patience, et se taisaient, de façon à ce que la situation ne dégénère pas. Mais les manifestants insistaient et certains excités cherchaient manifestement l’affrontement. L’un d’entre eux s’est détaché du cortège et a brandi son poing sous le nez d’un monsieur qui évidemment a répliqué quelque chose que je n’ai pas entendu mais qui a survolté le cortège.

Un policier a juste fait un pas, et demandé au manifestant de reculer. La situation aurait pu très très mal tourner. Cela n’a pas été le cas par bonheur, et j’insiste sur le fait que si cela en a été ainsi c’est parce que les personnes qui attendaient ont pris sur eux pour ne pas leur rentrer dedans.
A ce stade, je dois te dire qu’il n’aurait tenu qu’à moi, j’y serai allée carrément. Mon regard a croisé celui d’un rabbin. D’un geste, sans un mot, il m’a fait comprendre de ne pas bouger. Je me demande s’il savait que moi, je n’étais pas juive. Probablement que oui, pour réagir de manière si peu sage !
Mais ceux qui étaient là ont du subir les invectives et les insultes, et comme d’habitude, se taire….
A ce stade, j’ai réfléchi à cela et avec un peu de recul, je ne comprends pas plusieurs choses :
-alors que les aéroports sont des lieux hautement sécurisés, où il faut arriver trois heures à l’avance pour passer tous les contrôles de sécurité, comment est-il possible qu’une manifestation de ce genre ait pu être autorisée par le Préfet ?
-si cette manifestation n’était pas autorisée, comment se fait-il qu’on l’ait laissée se dérouler ?
-pourquoi avoir laissé les manifestants se promener dans un hall où arrivaient et partaient les vols pour Israël, en prenant le risque évident d’une confrontation ?
-pourquoi n’y avait-il que trois policiers non armés pour contenir des débordements possibles ?

Je n’ai aucune réponse, mais tout cela est très troublant.
Je dois te dire que je suis inquiète.
Nous vivons déjà depuis plusieurs années une crise économique très grave, et je suis convaincue que cela va être pire encore.
Même si on veut nous vendre le contraire, et j’ai revu un documentaire sur le sujet, cela ressemble beaucoup à la crise de 1929.
Et nous savons tous comment cela s’est fini. Les extrêmes en ont tiré parti. Hitler qui n’avait que 4% des voix en 1929 en réunit 33% 4 ans plus tard. Dès l’automne 1932, les juifs étaient molestés en pleine rue, en Allemagne et leurs magasins détruits car ils servaient d’exutoires pour des ignorants qui leur mettaient la crise sur le dos. Il en a fallu de très peu pour que le mouvement nazi prenne également pied aux Etats-Unis
Seule la seconde guerre mondiale a mis fin à cette crise, avec des millions de morts militaires et évidemment civils, les Juifs se faisant déporter et exterminer en Europe (et aussi en Afrique du Nord, mes parents en ont été témoins, durant la courte occupation allemande en Tunisie) .

Je suis inquiète parce que cela peut recommencer.
Et ce, d’autant plus qu’après ce que j’ai vu à Roissy, je crains que les autorités françaises et européennes, qui font preuve de tant de mollesse, ne réagissent pas, ou mal, ou avec retard.
Je suis inquiète parce que cela peut arriver ici, dans un pays censé promouvoir la liberté, l’égalité et la fraternité.
Et ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi les chrétiens ne soutiennent pas les juifs, plus fermement, plus activement.
Nous connaissons tous autour de nous des musulmans qui partagent nos valeurs fondamentales, mais nous ne pouvons pas laisser un Islam intégriste dicter une loi rétrograde et une loi de sang."

Les Hommes Libres


La Mosquée de Paris a joué un rôle dans la Résistance pendant la Seconde guerre mondiale. Le recteur de l’époque a même protégé des juifs. C’est ce que raconte Les Hommes libres, film de Ismael Ferroukhi.

L'histoire
1942, Paris est occupée par les Allemands. Younes, un jeune émigré algérien, vit du marché noir. Arrêté par la police française, Younes accepte d’espionner pour leur compte à la Mosquée de Paris. La police soupçonne en effet les responsables de la Mosquée, dont le Recteur, Si Kaddour Ben Ghabrit, de délivrer de faux-papiers à des Juifs et à des résistants. 
A la mosquée, Younes rencontre le chanteur d’origine algérienne Salim Halali. Touché par sa voix et sa personnalité, Younes se lie d’amitié avec lui. Il découvre rapidement que Salim est juif.
Malgré les risques encourus, Younes met alors un terme à sa collaboration avec la police. Face à la barbarie qui l’entoure, Younes, l’ouvrier immigré et sans éducation politique, se métamorphose progressivement en militant de la liberté.

L’élaboration de la musique du film a été confiée à Armand Amar. Ce dernier a opté pour une bande originale à base de trompette, un instrument qui, selon lui, permettait de refléter les états d’âme du personnage principal, Younes. Il a donc fait appel à un trompettiste, Ibrahim Maalouf, pour interpréter les partitions.
Les Hommes libres a été programmé dans le cadre d’une séance spéciale au Festival de Cannes 2011.

LES HOMMES LIBRES
Réalisé par Ismael Ferroukhi
Avec Tahar Rahim, Michael Lonsdale, Mahmud Shalaby,
Long-métrage français .
Genre : Drame
Durée : 1h39min
Année de production : 2010
Musique : Armand Amar