Le site "Mémoires juives", outre mes travaux sur les origines de la solution finale, est ma contribution à la Mémoire.
Je dois beaucoup à Madame Sarah HALPERIN Z"al du CDJC (aujourd'hui le Mémorial de la Shoah).
Shmuel LEMARTELEUR, octobre 2011


Picardie, Frétoy-le Château : En mémoire d'une enfant juive

Courtoisie de courrier-picard.fr


Une plaque commémorant l'arrestation au village et la déportation d'Évelyne Chwiedzivk sera dévoilée mardi. Un moment d'émotion.
Quelques-uns n'oublieront jamais. Michel Adam, 73 ans, est de ceux-là. Il a 4 ans à l'époque. Comme une centaine d'autres, c'est un enfant juif caché dans un de ces villages de l'Oise : Saint-Jean-aux-Bois, Grandfresnoy, mais aussi Fréniches.
Ou encore Frétoy-le-Château : voilà l'endroit où le garçonnet va à l'école, où il rencontre, en 1942, une petite Parisienne, Évelyne Chwiedzivk, dont la sœur était restée dans la capitale avec leurs parents.
Un jour d'hiver, un camion de miliciens vient chercher les deux enfants, soi-disant pour les conduire à Creil rejoindre leur maman dans un camp. Amenée en fait à Drancy, Évelyne est déportée pour Auschwitz d'où elle ne reviendra jamais. Michel, lui, reste à Drancy pendant un an. Là, il découvre la vie et les hommes par le biais des fusils, des uniformes, de la mort et des maladies, des larmes et de la peur.

L'histoire de cette petite fille juive a touché le maire, Andrée Berton.

En 1945, atteint de la gale, il est évacué sur l'hôpital Rothschild à Paris. Il jouit d'un régime de faveur en tant que fils de prisonnier de guerre.

Des années plus tard, devenu écrivain, Michel Adam, qui vit en Israël, a souhaité venir rendre hommage à cette petite fille emportée par la cruauté, le 20 janvier 1944.
Une plaque commémorant l'arrestation à Frétoy et la déportation de l'enfant juive de 6 ans sera dévoilée mardi, après la cérémonie du 8-Mai, prévue à 10 heures. Le tout avec l'accord de la première magistrate et de son conseil municipal.
"Cela fait plusieurs années que Michel Adam a pris contact avec la mairie, mais des soucis personnels l'ont contraint à ne pas donner suite pendant plusieurs mois. Lorsque j'ai été élue en 2008, il m'a recontactée, et les démarches administratives ont repris, explique Andrée Berton, touchée par cette histoire. 
"Ma belle-mère, qui est originaire de Frétoy, me parlait souvent de la guerre car elle avait assisté à la scène de l'enlèvement. Elle me disait que les enfants avaient été jetés dans le camion comme des bêtes. Certains témoins avaient même proposé aux miliciens de donner des couvertures pour les enfants. On leur a répondu ironiquement : " Ne vous inquiétez pas, là où ils vont, ils n'auront pas froid ! " "

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