Le site "Mémoires juives", outre mes travaux sur les origines de la solution finale, est ma contribution à la Mémoire.
Je dois beaucoup à Madame Sarah HALPERIN Z"al du CDJC (aujourd'hui le Mémorial de la Shoah).
Shmuel LEMARTELEUR, octobre 2011


Les élèves du collège Les Argousiers de Oye-Plage ont visité l'impressionnant mémorial de la Shoah à Paris

Courtoisie de lavoixdunord.fr

Après avoir écouté fin janvier le poignant témoignage de Ginette Kolinka qui fut déportée au camp d'Auschwitz, ...
Les collégiens de troisième des Argousiers ont visité le Mémorial de la Shoah à Paris.
Pour aborder la complexité de l'histoire des juifs durant la Seconde Guerre mondiale, les professeurs de français Hélène Limat, Valérie Amato, les professeurs d'histoire et géographie Sylvie Lepercq et Emmanuel Clerceau, ainsi que le professeur documentaliste Laurent Desmulliez ont organisé ce déplacement pour deux classes. Les entrées ont été prises en charge par la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA) de Dunkerque.

Le Mémorial de la Shoah perpétue le souvenir des déportés juifs de la Seconde Guerre mondiale et montre bien les racines de l'antisémitisme et la mise en application de l'extermination. Des explications ont été données par un guide sur le très impressionnant mur des noms, où sont répertoriés les 76 000 juifs déportés.

La visite du Mémorial s'est poursuivie par des ateliers interactifs au cours desquels les élèves ont réfléchi sur la propagande et ses mécanismes. Très attentifs, les élèves ont pu poser de nombreuses questions sur cette période sombre de l'Histoire et comprendre le rôle joué par ce Mémorial dans la préservation de cette mémoire mais aussi dans la traque des criminels nazis.

Kazimierz Moczarski, Entretiens avec le Bourreau, traduit du polonais par Jean-Yves Erhel, Ed. Gallimard, coll. Folio histoire, 630 p., 12 €.

Courtoisie de telerama.fr


Kazimierz Moczarski est un officier polonais de l'Armée de l'intérieur qui lutte contre les Allemands et, après que l'URSS a pris le contrôle de la Pologne martyrisée, se retrouve prisonnier des Soviétiques. Par sadisme, on l'enferme dans la même cellule que le général SS Jürgen Stroop, bourreau du ghetto de Varsovie. Pendant neuf mois, Moczarski devra cohabiter avec lui. Libéré après le « dégel » du XXe congrès du PCUS, qui condamne les crimes de Staline, il écrira ces Entretiens, un récit stupéfiant, à partir de 1971.

"New York, tendances yiddish" : l'héritage ashkénaze de la grosse pomme

Courtoisie de teleobs.nouvelobs.com

Un documentaire diffusé le 15 mars sur France 5.

Michel Jonasz racontant l’histoire de la langue yiddish à New York. C’est que proposera France 5 avec le documentaire “New York, tendances yiddish” dans l’émission “Un soir”, présentée par Laurence Piquet, le 15 mars prochain.
Réalisé par David Unger, ce 52 minutes s’intéresse à la culture yiddish et à son héritage à New York, l’une des villes les plus cosmopolites du monde dans laquelle se concentre le plus grand nombre de langues “mortes”. De la fin du XIXe siècle aux années 1930, trois millions de Juifs venant d’Europe de l’Est et parlant le yiddish arrivèrent aux États-Unis. Une importante communauté s’est alors installée dans le Lower East Side à New York. Au fil des années, le yiddish fut peu à peu abandonné au profit de l’anglais, puis l’État d’Israël adopta l’hébreu moderne comme langue officielle.

                                                                   Les Marx Brothers et leurs parents

Aujourd’hui, de nombreux éléments de la culture américaine populaire proviennent directement de l’imaginaire collectif juif d’Europe de l’Est en matière de musique, notamment le jazz, de littérature ou de cinéma avec les Marx Brothers, Woody Allen ou les frères Coen. Des universitaires, des artistes ou simplement des gens d’origine juive tentent et réussissent à faire revivre le yiddish, cette langue “morte” encore bien présente…

                                                                                                      Woody Allen

Diffusion le 15 mars à 21h35 sur France 5

La synagogue ADASS YECCHOUROUN de rite polonais à Metz est centenaire.

Courtoisie de republicain-lorrain.fr

L’Adass Yéchouroun a célébré ses cent ans, hier, à Metz. L’Adass, c’est la petite synagogue polonaise fondée par Moïsché Bleitrach en 1912. Héroïne de la Résistance, Marthe Cohn, sa petite-fille de 92 ans, en a expliqué l’origine : « Comme il était joué de l’orgue dans la grande synagogue, mon grand-père maternel avait souhaité créer ce second lieu plus orthodoxe. »
Située près du Home israélite, elle était fréquentée à l’origine par des juifs orthodoxes de Pologne et d’Europe de l’Est.
Aujourd’hui, elle est plus petite qu’à l’époque. Des offices s’y célèbrent toujours. Hier, c’était ainsi les quarante ans de ministère du rabbin Bamberger.
Selon Henry Schumann, membre du Consistoire israélite de la Moselle et gabbai de cette synagogue, « c’est l’une des quatre dernières existant en France avec celles de Strasbourg, Toulouse et Paris. »
Au mur, une immense plaque de marbre noir rappelle la mémoire des 1 500 juifs de Metz et ses environs morts en déportation.

N'oublions pas Jonathan Pollard, "espion" israélien emprisonné aux USA depuis 1985

Par Joëlle de Paris

Au cours des années 1983-1984, Jonathan Pollard, citoyen américain travaillant pour les services de renseignements de la Marine américaine  découvrit que certaines informations concernant Israël et vitales pour sa sécurité étaient systématiquement bloquées.

Ces informations concernaient entre autres :
-les armes nucléaires, biologiques et chimiques de la Syrie, l'Irak, la  Libye et l'Iran, armes destinées à la guerre contre Israël,
-le développement par ces pays d'armes balistiques,
-l'organisation d'attaques terroristes contre des objectifs israéliens.

Sur le plan juridique, il est important de souligner qu'Israël, pays allié des Etats-Unis, était en droit de recevoir ces informations, conformément au mémorandum des accords bilatéraux de 1983. Quand Pollard découvrit cette rétention d'informations, il en a parla à ses supérieurs.
On lui répondit de s'occuper de ses affaires, «  les juifs n'ont pas besoin d'entendre parler de gaz mortels, ça les rend nerveux ».


Il apprit également que cette rétention d'informations avait pour but de diminuer sévèrement la capacité d'Israël à se défendre de manière indépendante.En dépit de très nombreux efforts, Jonathan Pollard ne parvint pas à faire cesser cette politique délibérée de boycott d'informations. Persuadé que la vie d'un grand nombre d'Israéliens était en jeu, il décida de transmettre ces informations à Israël directement et secrètement.
En 1985, son action fut découverte par les américains. Il reçut d'Israël l'instruction de se réfugier à l'ambassade israélienne à Washington. Pollard et sa femme furent d'abord accueillis à l'ambassade puis rapidement jetés directement dans les bras du FBI.
Jonathan Pollard était un idéologue, pas un mercenaire. Après neuf mois d'analyse polygraphique, le FBI arriva à la même conclusion : Pollard avait agi uniquement pour des raisons idéologiques et pas pour le profit.            
Pollard, accusé au titre d'un seul article : « transfert d'informations classifiées à un pays allié, sans intention de nuire aux Etats-Unis », n'était accusé ni de trahison, ni de divulgation de codes secrets ou de programmes militaires, ni de dénonciation d'agents ou de quoi que ce soit pouvant nuire aux Etats-Unis.
Pollard n'a jamais eu de procès. Sous la pression conjuguée des gouvernements d'Israël et des États-Unis, il accepta une transaction à l'amiable, transaction destinée à épargner aux deux pays l'embarras d'un procès long, compliqué, coûteux et largement couvert par les médias.

Avant la sentence, le secrétaire à la défense de l'époque, Caspar Weinberger, transmit au juge un dossier secret de 46 pages. Ni Pollard, ni ses avocats n'eurent le droit d'accéder à ce dossier pour pouvoir réfuter les fausses accusations qu'il contenait – une violation évidente des droits constitutionnels de Pollard.
La veille de la sentence, Weinberger déposa au juge un dossier supplémentaire de quatre pages dans lequel il accusait faussement Pollard de trahison (légalement une accusation de trahison ne peut être applicable qu'en cas d'espionnage au profit d'un pays ennemi en temps de guerre). Dans ce dossier, Weinberger proposait une peine de prison à vie, en violation avec l'accord passé avec Pollard et en sous-entendant ainsi qu'Israël était un pays ennemi.

On ne montra ce dernier dossier qu'une seule fois à Pollard, à peine quelques instants avant la sentence – laps de temps beaucoup trop court pour préparer les arguments de défense contre ces fausses accusations.
Malgré sa complète coopération avec l'accusation – ainsi qu'il s'y était engagé – Pollard fut condamné à une peine de prison à perpétuité assortie d'une recommandation pour interdire sa libération sous quelque condition que ce soit, en violation flagrante de ce qui avait été conclu.

Il n'existe aucun précédent dans l'histoire des États-Unis d'une peine d'emprisonnement à vie pour ce type de délit, sanctionné en général par 2 à 4 années de prison. Aucun des agents secrets accusés de délits bien plus graves pour le compte de pays hostiles aux États-Unis n'a été condamné à une peine aussi disproportionnée et aussi cruelle que celle-ci.

MUS / MOUSE / MAUS, variations suédoises autour de la BD d’Art SPIEGELMAN

Courtoisie de bdgest.com

Alors que vient de sortir la première bande dessinée consacrée au Struthof (Un été en enfer, camp de Natzweiler-Struthof 1942), le Centre européen du résistant déporté a décidé de s’intéresser à la façon dont le 9 e art parle des camps nazis, grâce à une exposition et une table ronde inédite.



Mus / Mouse / Maus, trois mots pour une souris de Suède, des États-Unis et d’Allemagne. Trois mots qui forment le point de départ d’une exposition dans laquelle les auteurs de bande dessinée suédois donnent des interprétations uniques de l’oeuvre d’Art Spiegelman, Maus. Art Spiegelman est né à Stockholm, où ses parents se sont installés après avoir survécu à la Shoah. Plus tard, la famille émigre aux États-Unis et il devient l’un des plus célèbres auteurs de bande dessinée.
Dans Maus, l’auteur relate l’histoire de son père, Vladek Spiegelman, survivant de la Shoah ; un roman graphique dans lequel les groupes ethniques sont représentés par différentes espèces animales : les Juifs sont des souris, les Allemands des chats, les Américains des chiens, et les Suédois des rennes. L’histoire repose sur la relation entre le père et le fils, et la manière dont le traumatisme de la Shoah affecte les générations suivantes.
------------------------------------
Mus / Mouse / Maus est l’occasion de découvrir la culture de la bande dessinée suédoise, la richesse de ses modes d’expression et des personnalités de sa scène contemporaine.


EXPOSITION Mus / Mouse / Maus Variations suédoises autour de la BD d’Art Spiegelman
au Centre européen du résistant déporté
7 mars > 27 avril 2012
Table ronde « Parler des camps aux enfants » Dimanche 18 mars à 15h
animée par Eduardo Castillo
en présence de Gilles Rapaport, Didier Daeninckx, et les auteurs de la bande dessinée Un été en enfer, camp de Natzweiler-Struthof 1942, Roger Seiter et Vincent Wagner. Centre européen du résistant déporté
Site de l’ancien camp de Natzweiler au Struthof, 67130 NATZWILLER
Cette exposition est présentée par le Mémorial de la Shoah.

Le site officiel : http://www.struthof.fr/fr/actualites/mus-mouse-maus/

Le schmat doudou

Courtoisie de lamareauxmots.com



À la naissance de Joseph, son grand-père, tailleur, lui a offert une très belle couverture qu’il avait confectionnée, elle est devenue son schmat doudou. Mais voilà qu’un jour, alors que Joseph a grandit, sa mère décide de jeter cette vieille couverture. Le petit garçon court chez son grand-père qui en fera une veste… mais la veste sera un jour trop petite…
Gros coup de cœur pour ce sublime album. Tout d’abord l’histoire, tirée d’un conte yiddish, est superbe. Ce petit garçon va continuer de faire vivre son doudou sous plusieurs formes jusqu’à ce qu’il écrive son histoire, pour qu’il existe encore.
C’est aussi une histoire magnifique sur l’amour d’un grand-père pour son petit-fils, sur la transmission.
Ensuite les illustrations de Joëlle Jolivet sont magnifiques. C’est un album que j’ai lu et relu depuis que je l’ai, toujours avec le même plaisir.

Dans le vieux Jerusalem, les deux arches de la synagogue Yochanan ben Zakaï



CHARLEVILLE-MEZIERES : Mémoire, tourisme et Shoah : les lycéens débattent

Courtoisie de lunion.presse.fr

CHARLEVILLE-MEZIERES (Ardennes) A l'occasion de la projection de « Et puis les touristes », le 23 février dernier, des lycéens ont débattu, avec le distributeur du film, de la difficulté à transmettre la mémoire de la Shoah et de l'essor du tourisme à Auschwitz. Une rencontre effectuée dans le cadre du festival Les Enfants du cinéma.

OSWIECIM. Une région industrielle sinistrée au sud de la Pologne. Seul un secteur échappe à la morosité économique : le tourisme.
Chaque année, un million et demi de personnes affluent des quatre coins du monde pour visiter le lieu le plus tristement célèbre de la ville : Auschwitz, le nom allemand d'Oswiecim.
C'est dans ce complexe concentrationnaire que va devoir travailler Sven durant son service civil.
Ce jeune Allemand aurait préféré séjourner à Amsterdam où boîtes de nuit et coffee-shops pullulent. Mais à la place, il devra s'occuper d'un ancien détenu du camp au sein du musée et mémorial d'Auschwitz.

C'est sous cet angle que Robert Thalheim décrit la difficulté de transmettre une si lourde mémoire, au travers de son film « Et puis les touristes » qui sera projeté ce soir au cinéma Metropolis. Une œuvre tout en nuance qu'ont pu découvrir une centaine d'élèves du lycée Monge dans le cadre du festival Les Enfants du cinéma.
Comment transmettre la mémoire ? L'essor du tourisme et les visées mercantiles l'accompagnant n'effacent-ils pas le poids de l'histoire ? Comment conserver les lieux d'horreur, bientôt unique témoin de la barbarie nazie ?
Autant d'enjeux sur lesquels ils ont débattu avec Sébastien Monceau, distributeur français du film : « Quand vous allez à Auschwitz, c'est clair que vous vous retrouvez à côté de gens qui viennent en pèlerinage, commémorer la mémoire de proches qui y sont morts, mais aussi des touristes avec un appareil photo en bandoulière et qui rigolent ».


Une centaine de lycéens ont débattu avec Sébastien Monceau, distributeur français du film.
Une centaine de lycéens ont débattu avec Sébastien Monceau, distributeur français du film.

 1,5 million de visiteurs par an
Le professionnel a également rappelé que l'intérêt public porté à Auschwitz n'est que très récent : « Une dizaine d'années seulement. On connaissait plus Dachau ou Buchenwald ».
Pourtant, le gigantesque complexe Auschwitz (réparti sur 40 km2) « est la quintessence de la politique nazie puisque sont réunis un camp concentrationnaire, un camp de la mort qu'est Birkanau et un centre d'exploitation économique qu'est Monowitz dit Auschwitz III.
D'ailleurs, vous avez vu dans le film, il est toujours en activité puisque des entreprises, notamment allemandes, y sont installées ».
Si le mot juif n'est jamais prononcé dans le film, leur persécution est pourtant bel et bien évoquée : « L'ancien détenu dont doit s'occuper Sven répare les valises des déportés. Il était sur la rampe d'arrivée des convois et devait récupérer leurs affaires. Il leur avait promis de les garder et de les réparer. Il vit avec cette promesse. Or on se rend compte que sur toutes les valises, sont inscrits les noms des déportés, tous à consonance juive ».
Les valises constituent le fil rouge du film. Tout comme la question de la transmission : « Il faut savoir que la moyenne d'âge des survivants est aujourd'hui de 86 ans. Ils n'ont qu'une peur c'est qu'on oublie ».
A leur mort, ne resteront que deux catégories de passeurs de mémoire : les jeunes (à la fin du film, Sven se mue spontanément en guide) mais aussi les lieux mêmes : « C'est pourquoi la question de l'entretien, de la conservation, et de la mise en valeur des musées à Auschwitz est si importante. Le comité est en train de réfléchir à cela ».

Les casernes de Auschwitz ne peuvent pas rester aux États Unis d’Amérique.


L’ambassade polonaise de Washington a déclaré que le musée de l’Holocauste, qui se trouve dans la même ville, doit restituer les casernes que les autorités polonaises lui avait autorisées à exposer pendant un certain temps, et qui sont issues du camp de concentration nazi allemand de Auschwitz.

Le musée de l’Holocauste de Washington désire conserver les casernes issues de Auschwitz pour pouvoir les exposer. Toutefois, l’échéance du prêt qui avait été accordé par le musée polonais de Auschwitz est arrivé à son terme. Sara Bloomfield, directrice du musée de Washington, a expliqué auprès du Washington Post que la priorité de son musée était de laisser les casernes dans son exposition. mip201202c
pgrdk
Witold Dzielski, actuel premier secrétaire de l’ambassade polonaise à Washington, a exprimé sa sympathie vis à vis des souhaits du musée américain, mais il a également précisé qu’il y avait pas de possibilité d’échapper à la loi.
Witold Dzielski : « Dans l’affaire de ces casernes, il s’agit d’une situation particulièrement délicate. Il y a eu un arrangement, et d’après la loi polonaise, il n’y a aucune possibilité pour que les casernes ne puissent pas retourner sur le site polonais. »
Au cours de la décennie des années 80, les autorités polonaises avaient prêté de nombreux objets liés à ce camp, comme par exemple des chaussures, des valises et des châles de prière qui avaient appartenus aux victimes de l’Holocauste, et ce pour une période de 20 années. Depuis ces dernières années, la plupart de la durée de ces prêts a expiré, et le musée américain a renvoyé certains objets, ou bien encore il a pu renégocier d’autres prêts voir même pu obtenir l’échange de matériaux existant contre des pièces équivalentes.

Witold Dzielski déclare que mise à part l’affaire des casernes, toutes les autres affaires ont pu trouver une résolution pacifique.
 L’ambassade polonaise agît comme un intermédiaire auprès du musée américain, tandis que c’est le ministère polonais de la culture et du patrimoine national qui représente la partie polonaise.

17 juifs polonais nommés surveillants casher, une première en Pologne depuis l'Holocauste


Courtoisie de ejpress.org

VARSOVIE (AFP)---Dix-sept juifs polonais ont été officiellement certifiés surveillants des lois alimentaires casher, une première en Pologne depuis l'Holocauste, a annoncé une organisation qui aide des Polonais à retrouver leurs racines juives.

Les 17 personnes ont reçu le titre hébreu de "mashguia'h kashrout" au terme d'un stage de trois jours supervisé par des experts en préparation d'aliments en conformité avec les rites et lois alimentaires du judaïsme et par le Grand rabbin de Pologne Michael Shudrich, a indiqué l'organisation Shavei Israel basée à Jérusalem.
"La plupart des juifs polonais ont grandi dans l'ignorance des lois alimentaires casher. En formant des cadres de surveillance casher, nous aidons les juifs de Pologne à renouer avec leur héritage", a souligné Michael Freund, président de Shavei Israel, dans une déclaration.
Des "mashguia'h kashrout" se sont avérés nécessaires notamment à cause d'une demande croissante pour la nourriture casher produite localement, dans le contexte d’un nombre grandissant de membres de la communauté juive en Pologne et d’un renouveau de la vie juive.
Les bénéficiaires des certificats --des hommes et femmes de 20 à 30 ans-ont appris les lois relatives à la production de lait et de viandes.
Ils ont aussi appris à gérer la cuisine dans le respect des règles du shabbat et de la Pâque juive.


Présents en Pologne depuis au moins le Xe siècle, les Juifs constituaient à la veille de la Seconde Guerre mondiale 10% de la population du pays, soit 3,2 millions de personnes.
Sur les six millions de citoyens polonais qui ont péri entre 1939 et 1945, la moitié furent des Juifs tués sur l'ordre d'Adolf Hitler.
Et sur les six millions de juifs exterminés durant l'Holocauste, la moitié étaient Polonais.
En 1946, un an après la guerre, la Pologne ne comptait plus que 200.000 juifs, selon les données officielles.   Beaucoup ont émigré en Israël en 1948 ou lors des campagnes de propagande antisémites des années 50 et en 1968, pilotées par le régime communiste tombé en 1989. La communauté juive de Pologne compte actuellement entre 20.000 et 50.000 personnes, selon différentes estimations.

Pays-Bas, le 25 février 1941

Courtoisie de guysen.com

La première et la plus importante manifestation de non-juifs, dans un pays occupé par les Allemands, contre la persécution des juifs, prend la forme d’une grève générale : les habitants des Pays-Bas, hommes et femmes, protestent ainsi durant trois jours.

                                                                   Mémorial du camp de Westerbork

9 personnes trouvent la mort au cours de ces manifestations, une cinquantaine sont grièvement blessées, 200 sont arrêtées et torturées. Les villes d'Amsterdam, de Hilversum et de Zaandam se voient imposer une amende de 18 millions de florins. Les maires et les membres des conseils municipaux sont remplacés par des nazis néerlandais.

Les pirates juifs des Caraïbes

Courtoisie de israel-infos.net

Il n'y eut pas que des pirates dans les Caraïbes. Il y eut aussi des Juifs … et parfois meme des pirates juifs.
Lorsque Christophe Colomb découvrit le continent américain en 1492, Juifs, Marranes, et Conversos étaient à bord de la Nina, de la Pinta, de la Santa Maria.
Certains affirment que Colomb lui-même était juif.

Dès la fin du XVe siècle, chassés et persécutés en Europe, les Juifs fuient vers les Antilles et s'installent dans les îles des Caraïbes. Ils y deviennent marchands, commerçants, propriétaires de plantations mais aussi pirates.
Certains attaquent les flottes espagnoles ou portugaises pour se venger de leur expulsion, ou de l'Inquisition.


En 1540, Christophe Colomb établit une colonie en Jamaïque, dans laquelle se trouvent de nombreux Juifs. Samuel Pallache et Moïse Cohen Henriques ont été les plus célèbres, se saisissant de navires espagnols pleins d'or et d'argent, par vengeance.
Toutefois ils n'empêchèrent guère l'Inquisition d'atteindre les rivages de la Jamaïque. Si bien qu'en 1655, les juifs soutinrent l'invasion britannique en espérant une domination plus clémente.

Chaque île des Caraïbes possède son histoire juive et sa grande synagogue historique.
A Willemstad, la capitale de Curaçao, on trouve surtout des Juifs hollandais de rite sépharade et la synagogue Mikvé Israel-Emanuel créée en 1674.
A Saint-Eustache, on peut encore voir les ruines de l'ancienne synagogue Honen Dalim créée en 1739.
A La Barbade on retrouve un cimetière juif dont les tombes datent de 1660.
Parmi eux Samuel Hart, fils de Moses Hart, et Moïse Néhémie, le premier juif à vivre en Virginie.
Les juifs s'installèrent aussi au Suriname, à Cuba et à Porto Rico.
La Havane qui ne comprend plus que quelques centaines de juifs aujourd'hui, connut autrefois une communauté de 15 000 âmes.
Au Brésil, en Martinique, en Guadeloupe, au gré des expulsions et des invasions, les juifs des Caraïbes fondèrent des communautés et travaillèrent le rhum, et la canne à sucre.

En 2009, Josette Capriles Goldish leur consacra une Histoire des Caraïbes sépharades.
Elle y raconte l'histoire de nombreuses familles : les Penhas Lopex, les De Marchenas, Delvalles, Sassos, les Curiel, et les Al-vares Correas : tous commerçants, politiciens, poètes, industriels, médecins, avocats ou… pirates!

Soirée yiddish-klezmer à la mairie du 3ième arrondissement à Paris

Sous le Haut Patronage et en présence de M. Pierre Aidenbaum Maire du 3e Arrondissement de Paris

Le Farband-U. S. J. F et Anima & Cie En partenariat avec Judaïques FM 94.8 ;
ont le plaisir de vous convier à une soirée yiddish-klezmer
le Jeudi 15 mars 2012 à 20h00 précises

Première partie   SHPILKÈS, musique juive à rire, à boire, à danser ..
Deuxième partie Dany DELMIN, folklore Yiddish


- Salle des Fêtes de la Mairie 2, Place Eugène Spuller Paris 3e ; (M° Temple et République) Le nombre des places étant limité réservations obligatoires (PAF) -Farband-USJF : 01 45 23 50 63 – farbandusjf@hotmail.fr ou Anima & Cie : anima.cie@gmail.com - 01 44 09 83 49

Portugal : l’or des Juifs de la Shoah pour sauver l’économie ?

Par Shraga Blum, terrepromise.net

 Le « Wall Street Journal » révèle une histoire qui pourrait bien faire beaucoup de bruit prochainement. Les autorités du Portugal, dont l’économie se trouve dans une situation catastrophique, envisageraient d’utiliser un « trésor enfoui » dans leurs banques et leur mémoire, l’or volé par les nazis et déposé au Portugal lors de la 2e Guerre mondiale.


Durant la Shoah, le Portugal gouverné par le général Salazar, d’idéologie fasciste, avait adopté une politique officiellement neutre. Mais en réalité le gouvernement de l’époque adopta une attitude ambigüe : d’un côté, il permit au Royaume Uni et aux Etats-Unis d’utiliser ses bases aériennes des Açores, mais entretint durant toutes ces années des relations commerciales fructueuses avec l’Allemagne nazie.


C’est dans ce cadre que ce pays, comme l’Espagne et la Suisse devint un abri pour l’or nazi, volé dans les banques des pays conquis, mais dont une bonne partie appartenait à des Juifs. Les deux pays ibériques détenaient un métal très convoité pour les usines de guerre allemandes, le « Wolfram », et ils livrèrent de grandes quantités de cette matière première aux Allemands contre de l’or.


On estime que Lisbonne fut le 2e bénéficiaire de ces réserves d’or après Berne en Suisse, et que les quantités d’or acquises par le gouvernement Salazar avoisinaient les 400 tonnes, soit aujourd’hui une valeur 18 milliards d’euros ! Avant d’arriver au Portugal, cet or aurait transité par la France, avec les bons soins du gouvernement de Vichy, avant d’être amené par voie ferrée à travers les Pyrénées. Après la guerre, une partie de cet or aurait servi à rénover le sanctuaire de Fatima, lieu vénéré des catholiques ! Aujourd’hui, ces lingots frappés de la croix gammée sont entreposés dans les coffres d’un « lie sûr », dans une rue qui a été appelée à cet effet… « La Voix dorée » !

 

Le Portugal est aujourd’hui considéré par les spécialistes comme « le pays qui prend le chemin de la Grèce et qui menace toute la zone financière de l’euro », et les pays de l’UE ont déjà discuté de l’éventualité d’accorder une aide de 78 milliards d’euro pour sauver le Portugal de la faillite.

Mais au début du mois de juin, un membre du parlement allemand (l’Allemagne était déjà réticente à l’injection d’argent en Grèce) a fait cette déclaration surprenante : « Avant de recevoir des aides de l’UE, le Portugal ferait mieux de vendre son ‘trésor familial’ et notamment ses importantes réserves d’or, afin d’éponger ses dettes ». Le député du Bundestag spécifiait ainsi « que l’Allemagne serait prête à racheter l’or portugais ».

Le « Wall Street Journal » révèle que cette proposition est « hautement problématique, car en l’occurrence il s’agirait que les Allemands rachètent de l’or que leurs pères ont volé aux Juifs » !!

Au cas, ou pris à la gorge, le gouvernement portugais actuel en venait à prendre cette décision sinistrement symbolique, les organisations juives et l’Etat d’Israël réagiraient-ils ?

Peuple élu et maudits juifistes - Un peu de philosophie avec LEVINAS

Par Joëlle de Paris

« Un élu, c'est un homme que le doigt de Dieu coince contre un mur ».
Le Diable et le Bon Dieu (1951), comme disait Sartre, qui par ailleurs, s’intéressait à la question juive.

BLAGUE : Un Juif se rend compte de tout ce qui est arrivé à son peuple depuis des millénaires : les pogroms, les persécutions, l'inquisition, et pour finir la Shoah !
Alors il s'adresse à D.ieu : "Seigneur, nous te serons éternellement reconnaissants de nous avoir choisi comme ton peuple élu.
Mais de temps en temps, juste comme ça, tu ne pourrais pas en élire un autre. »

Peut-être que le TITRE BIBLIQUE DE "PEUPLE ÉLU" est une des causes de L’ANTISÉMITISME, (à moins que ça ne tienne au message ??? qu'on véhicule, volontairement ou pas..)

Qui a entraîné
- LA JALOUSIE,
- LA CONCURRENCE POUR LE TITRE D’ELU,
- UNE RESPONSABILITÉ COLLECTIVE ILLIMITÉE DANS LE TEMPS ET L’ESPACE :

Ex : on tuait encore des Juifs, peuple déicide, en Europe, 1000 ans après Jésus en Judée. "Après des décennies de tolérance, le Moyen Âge marque une nouvelle période de persécution pour les Israélites. L'esprit des croisades fait remonter le désir de vengeance contre les juifs, accusés de la mise à mort de Jésus." (ARTE Documentaire de Nina Koshofer, Uwe Kersken et Sabine Klauser, Allemagne 2007)
Ex : lors d’une manifestation pour la flottille de Gaza, les manifestants strasbourgeois allaient tout naturellement vandaliser la plus proche synagogue : "Des échauffourées ont éclaté dans la soirée entre des manifestants et les forces de l'ordre qui ont tiré des grenades lacrymogènes sur les quelques 1 300 personnes qui s'étaient rassemblées, pour les empêcher de se diriger vers la synagogue de la ville." Des échauffourées à Strasbourg, LeMonde.fr-Proche-Orient 31.05.10)

Il faut comprendre que le fait, pour les Juifs, d’être considérés par leur texte fondateur, la Bible, comme “le peuple élu” ne donne aucun droit ni pouvoir ni avantage particulier mais plutôt des devoirs supplémentaires. Pour les Juifs religieux, dont près de la moitié du temps se passe à prier et étudier, la proximité avec D.ieu conduit non à l’orgueil, mais à l’humilité face à la volonté divine.

‘’VOUS SEREZ POUR MOI UN ROYAUME DE PRÊTRES ET UN PEUPLE SAINT’’ (EXODE 19 – 6) DIT L’ETERNEL AUX ENFANTS D’ISRAËL, AVANT DE LEUR DONNER LA THORA.

Coïncidence ? la Bible et le monothéisme ont été diffusé au monde au moyen du Christianisme et de l’Islam... qui n’en n’ont pas conçu une grande reconnaissance à leurs initiateurs, bien au contraire.

Aujourd'hui, si vous demandez à un athée, il vous dira qu'il n’y a pas besoin de religion, tout le monde sait qu’il ne faut ni tuer, ni voler, ni mentir, les Juifs peuvent doc renoncer à leurs particularisme, il n’y a plus de message à transmettre.

-Un patron athée fermera le dimanche, non parce le 4ème des 10 commandements dit « Souviens-toi du jour du Chabbat pour le sanctifier », mais parce que le code du travail impose un jour de repos hebdomadaire.

-Un enfant athée entretiendra ses vieux parents, non parce que le 5ème des 10 commandements dit « Honore ton père et ta mère », mais parce que le code civil dit que « Les enfants doivent des aliments à leurs père et mère ou autres ascendants qui sont dans le besoin. »

-Un témoin athée évitera de mentir, non parce que le 9ème des 10 commandements dit «Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton voisin », mais parce que les faux témoignages sont punis par l’Article 441-7 d'un an d'emprisonnement et de 15000 euros d'amende.
etc.

- mais Mme Lequenois (La vie est un long fleuve tranquille (1988) dit « Ne jurez pas Marie-Thérèse » parce que le 3ème commandement dit «Tu ne prononceras pas le nom de l’Éternel ton D.ieu en vain »

Je pense que nous avons à communiquer un message universel sans perdre notre identité, parce que si nous perdons notre identité, nous perdons le message.
Je n’oblige personne à le croire, je ne renoncerai jamais à le croire.

Chacun a le droit de penser
- que sa religion est la mieux (s’il ne le pensait pas, il ne serait pas croyant)
- que toutes les religions se valent (s’il n’est pas croyant)
sans être persécuté pour sa croyance ou non croyance, mais sans non plus imposer sa croyance ou sa non croyance aux autres.
Par exemple,
les Indiens d’Amérique ont une légende selon laquelle D.ieu a voulu créer l’homme. Il prit de l’argile et pétrit un corps, le mit à cuire au four. Lorsqu’il ouvrit son four, il trouva la poupée brûlée et la jeta au loin. C’était : LE PREMIER HOMME NOIR. Alors D.ieu repétrit un corps, le mit au four mais la poupée n’était pas assez cuite… elle était toute blanche. Il la jeta aussi loin de lui, C’était : LE PREMIER HOMME BLANC. Alors D.ieu mit tous ses soins à pétrir une troisième figurine ett quand il la sortit du feu, il la trouva cuite à point, d’une belle couleur dorée et la garda prêt de lui. C’était : LE PREMIER INDIEN.

Moralité : eux aussi se considère comme le peuple élu, c’est leur droit le plus strict, ça ne me dérange pas, à ma connaissance, ils n’ont jamais cherché à imposer par la force cette idée aux autres.

L’Election juive n’est pas génétique, il suffit de se convertir pour devenir membre du Peuple Élu (à ses risques et périls) mais les Rabbins veillent à ce que les candidats à la conversion comprennent pendant les années d’étude nécessaires, la quantité de règles et de principes à connaître et à appliquer. Certains laissent tomber. Je me souviens d’une jeune femme tentée par la conversion et déjà très savante, qui disait «je ne réussirai pas le chabat, c’est trop compliqué »

D’après le judaïsme, les Juifs ont 613 commandements à respecter et les Non-Juifs les 7 lois suivantes :
– L’obligation d’établir des institutions judiciaires
– L’interdiction du blasphème du Nom divin
– L’interdiction de l’idolâtrie
– L’interdiction du meurtre
– L’interdiction des unions interdites
– L’interdiction du vol
– L’interdiction de consommer de la viande arrachée à un animal vivant.

« Quiconque parmi les païens accomplit les sept lois fait partie des justes parmi les nations et a sa part au monde futur » disait Maïmonide, commentateur juif (1135-1204)
Maïmonide : Prince des Médecins | http://www.aly-abbara.com/museum/medecine/images_01/Maimonide.html

C’est pourquoi pratiquement jamais au cours de leur histoire, les Juifs n’ont converti, de force ou pas, des non juifs « pour le salut de leur âme» puisqu’ils gagneront le paradis s’ils respectent leurs 7 lois.
Et non merci à Éva Joly, nous ne demandons pas que tous les Français fêtent Kippour.


UN PEU DE PHILOSOPHIE AVEC LEVINAS, philosophe juif français:
Germaine Tillion, Guy Môquet et Richard Attias -


"En effet, pouvant tout penser, sommée de tout penser avant de s’engager dans l’existence – c’est pourquoi les Nations auxquelles la Torah fut proposée l’ont refusée d’après le Talmud..
Au Sinaï se joue une toute autre scène : « Nous ferons et nous entendrons », disent les six cent mille Hébreux réunis, là où l’Occidental veut comprendre avant de faire. (« Je pense donc je suis »)"
"Ramener le sens de toute expérience à la relation éthique entre les hommes - faire appel à la responsabilité personnelle de l'homme, dans laquelle il se sent élu et irremplaçable, pour réaliser une société humaine où les hommes se traitent en hommes. Cette réalisation de la société juste est ipso facto élévation de l'homme à la société avec Dieu."
"Je pense le prophétisme comme un moment de la condition humaine elle-même. Assumer la responsabilité pour autrui est pour tout homme une manière de témoigner de la gloire de l'Infini, et d'être inspiré."
(Éthique et infini, Emmanuel Levinas, éd. Le Livre de poche, 1982 (ISBN 978-2-253-03426-1), p. 111

2 livrets à télécharger du "Forum des Voix Etouffées"

Courtoisie de Amaury du Closel et Samuel Tastet

Télécharger ICI

Télécharger ICI

Le Chopin d'Auschwitz

par David Koskas, israel-infos.net

Un portrait du compositeur Frédéric Chopin, peint en 1943 à Auschwitz et qui y fut exposé, vient d'etre retrouvé. C'est Mieczyslaw Koscielniak, artiste polonais arrêté et envoyé dans le camp de concentration d'Auschwitz, qui en est l'auteur.


Pour les besoins d'une opération de propagande destinée à masquer la façon ils traitaient les détenus du camp, les nazis l'obligèrent à peindre une série de portraits, dont celui de Chopin.
Les tableaux étaient ensuite exposés dans la pièce où l'orchestre des prisonniers d'Auschwitz répétait. C'est là que le commandant du camp et les officiers SS recevaient leurs invités.
"Très souvent, le commandant ou les soldats SS faisaient venir des invités dans la salle de musique pour qu'ils puissent écouter l'orchestre, et qu'ils constatent que la vie n'était pas si difficile pour les prisonniers", explique Jolanta Kupiec, l'ancien conservateur du musée d'Auschwitz et auteur d'un livre sur Koscielniak. "Les autorités du camp voulaient que la pièce soit belle".


Les spécialistes pensaient que tous les portraits de Koscielniak avaient été détruits par les nazis, peu avant la libération du camp par l'Armée rouge.
Celui de Chopin a échappé à la destruction.
Son dernier propriétaire, un professeur d'université polonaise, l'a identifié après avoir lu le livre sur Koscielniak: il était exposé dans son appartement.
"Je l'ai reçu de ma secrétaire, qui l'a apparemment elle-même reçu d'un membre de la Commission d'enquête sur les crimes de guerre nazis", a-t-il indiqué.

Henry ROUSSO, Un Château en Allemagne, Pluriel, Paris 2012

Par Jérôme Dupuis (L'Express)

A la fois drôle et instructif, le roman de Henry Rousso raconte la fin de la Seconde Guerre Mondiale autrement.

Excellente idée que de rééditer ce livre datant de 1980. D'une plume ironique et décomplexée (on est avant le procès Barbie et Shoah), l'historien Henry Rousso raconte les tribulations tragi-comiques de la dernière phalange de collaborateurs réfugiés à Sigmaringen, en Allemagne, fin 1944-début 1945.

Dans ce décor d'opérette, Pétain fait la grève du pouvoir, Laval maugrée qu'il "aurait mieux fait d'élever des cochons" et Doriot, le "Führer français", tente de fédérer sous l'uniforme allemand les derniers soldats perdus de Vichy .

Tout ce petit monde, qui se sait déjà condamné par l'Histoire, survit de Kartoffeln en se détestant cordialement. On croyait que Céline avait chargé la barque avec les bouffonneries de D'un château l'autre. Pendant historique du roman célinien, l'ouvrage instructif et distrayant de Rousso prouve qu'il n'en était rien : Sigmaringen était bien un château de cartes.

Parshas Terumah 5772

Shem Meshmuel, Copyright & copy 2011 by Rabbi Meir Tamari and Torah.org. [Dr. Tamari is a renowned economist, Jewish scholar, and founder of the Center For Business Ethics (besr.org) in Jerusalem.]

There is a conflict between the midrash [quoted by Rashi] and the Zohar [Ramban etc] as to when the instructions for the Mishkan which appear in our sedrah were given.

The midrash holds that they were given after the Maaseh Haeigel in parshat Ki Tisah but we don't pay attention to the sequence of the parshiot. The Zohar holds that the sequence is correct and the instructions were given before the Eigel and the work started after it.
This discussion concerns the purpose and the cause of the Mishkan itself.

We know that that the Aron was not carried by the Cohanim but rather carried its bearers. The same must have been true of all the other vessels. Their weight makes impossible for them to have carried by the two carts allotted to them. They literally possessed a life of their own.
The Talmud tells us that when Titus plunged his sword into the parochet, it bled as though it was a living thing (Gittin 56b).
We also read that purification of the Temple vessels is like bloodshed. That is because the tumah lessons the holiness and that is what happens when blood is shed (Yoma 23b). If this was true in the Second Temple that did not have the same spirituality, how much more so must have been the case of the vessels in the Mishkan?

Our sages tell us that a spiritual thing like the soul is able to join a material thing like the human body only with the assistance of many agents.
What agent gives these inanimate vessels their spiritual quality? It was the outpouring of great love and devotion that the Jews showed through the free will gifts they brought at the building of the Mishkan (Shmot ).
The Midrash and the Zohar differ as to what prompted this great love and devotion.

The Midrash that says that the commandment concerning the Mishkan came after the Eigel, relates the gifts to the shame and the remorse of Israel at their sin. When they were told of their forgiveness, they were overwhelmed with the kindness of G-d and the gifts were an expression of their thanks. G-d gave Moshe the instructions to build the Mishkan in return. Before the chet of the Eigel there was no purpose in these instructions.

According to the Zohar, Israel was so moved by the Revelation at Sinai and so filled with holiness that their hearts overflowed with spirituality and the gifts they brought to the construction of the Mishkan were the expression of that overflow. This means that these instructions were a reward for their love and their spirituality so that they were given before the Eigel and the parshiot are in their correct order.
After the Eigel, the Mishkan acquired an additional role; that of atonement for their sins.

However, there is still a problem with the contention of the Midrash and Rashi. According to them, if Israel would not have sinned with the Eigel, there would have been no Mishkan or Temple at all.
This is strange because there is a promise that "in the end of days", when everything will be without sin and all will be like Adam Harishon in perfection, G-d will gather all the nations to His House and there will be the Third Temple as foretold by Yechkiel.

There are many different levels of holiness of the nefesh and of time.
We are all commanded to make our souls holy.
This is equally true for Moshe and the hewer of wood or the drawer of water, despite the enormous differences between them. They obviously see holiness in various perspectives and pursue it in different ways.
There is the same element in time. Shabbat, Rosh Chodesh, the Chagim, Hannukah and Purim, all have holiness, yet they widely from each other. So too, there are different levels of holiness expressed in the Mishkan.
Yechezkiel does not give exact details of the materials etc used to construct the 3rd Temple and Rambam tells us that this is because nobody knows exactly what the nature of achrit hayamaim will be.

We know that before the sin of Adam, material things had a spiritual form and they only acquired their present nature as a result of his sin. They will regain that spiritual form at the time of the 3rd Temple.
The same could have happened with the Mishkan. The gold and silver wood and skin used to construct it could have lost their material form and nature, if Israel would not have sinned with the Eigel. Then they would have merited a Mishkan of spirituality.
This is the teaching of the Midrash and Rashi.

La Cour Suprême d’Israël veut renvoyer les haredim à l’armée et annule la loi Tal

Courtoisie de Yonatan Aboulkeir JSSNews

A ceux qui affirment que les « religieux ont prit le pouvoir en Israël », voilà qui aura de quoi leur montrer le contraire. La Cour Suprême de Jérusalem a accepté un recours juridique déposé par les opposants à l’allongement de la loi « Tal », une loi qui exempte du service militaire les jeunes orthodoxes qui préfèrent étudier en école religieuse.
Cette loi, qui doit être soumise à discussion tous les ans pour prolongation, devait être votée de nouveau en août prochain… Et les débats tourmentés qu’elle provoque pourrait mener à la chute de la coalition de Netanyahu avec les partis religieux.


Et c’est ce qu’il pourrait se passer dans les prochains jours, puisque la justice israélienne vient de décrété que cette loi « n’est plus reconductible ».
Les 5 organisations et personnes physiques israéliennes qui ont demandé à la justice de trancher l’ont fait au nom « du principe d’égalité devant les devoirs civiques et la solidarité devant l’effort national. »
La Cour était composée de neuf juges dont six ont voté en faveur des requérants et trois contre, dont le futur président de la Cour Suprême, Asher Grounis. Les divergences de vues entre les magistrats tenaient principalement à la vitesse de l’évolution de la société orthodoxe : les six juges majoritaires constataient « que le Loi Tal n’avait pas répondu aux espérances puisqu’à peine quelques centaines d’orthodoxes s’enrôlent dans Tsahal chaque année et à peine plus de mille effectuent un service civil », alors qu’au contraire les trois juges minoritaires estimaient « qu’il aurait fallu laisser le temps à la société orthodoxe d’évoluer ».

La loi de Tal, adoptée en 2002 et prolongé à plusieurs reprises, sera donc valable jusqu’à la fin de son dernier renouvellement, qui est prévu pour le 1er août 2012.
La loi précise que les étudiants en Yeshiva, avant d’atteindre l’âge de 22 ans, peuvent choisir entre continuer leurs études religieuses ou commencer à travailler. Dans le second cas, ils doivent faire l’objet d’un service militaire. Si ces étudiants préfèrent apprendre, alors ils doivent rester en Yeshiva et Collel jusqu’à l’âge de 30 ans avant d’avoir le droit légal de rentrer sur le marché du travail.
Les experts qualifient la décision d’aujourd’hui de « cadeau d’adieu » de la Présidente sortante de la Cour Suprême; Dorit Beinish, qui quittera ses fonctions dans quelques jours. Lors du verdict, elle a décrit cette loi comme « discriminatoire à l’égard de la majorité de la population. » Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a, pour sa part, déjà promis une nouvelle loi différente mais dont le but sera sensiblement le même.

Le verdict de la Haute Cour suit les conclusions de la commission Plessner , qui a étudié l’efficacité de la loi Tal. Les membres de la Commission pensent que la loi est inefficace et recommande d’intensifier le recrutement dans l’armée des haredim. Entre autres choses, les membres du rapport Plessner voient comme « important pour l’Etat de réduire de façon significative le nombre d’exemption du service militaire et d’impliquer tous les autres haredim dans le Service Civil d’ici 2015.
Côté réaction, Lieberman et Barak se sont réjouis de cette annonce alors que les partis religieux ont demandé une rencontre d’urgence avec le Premier Ministre Netanyahu. Ce dernier devra agir comme à son habitude, en excellent joueur d’échecs, pour éviter que le fou mette le roi en échec et mat.

La grande synagogue à Budapest

Courtoisie de http://palette365project.wordpress.com

Primo Lévi, Si c’est un Homme

Vous qui vivez en toute quiétude
Bien au chaud dans vos maisons
Vous qui trouvez le soir en rentrant
La table mise et des visages amis
Considérez si c’est un homme
Que celui qui peine dans la boue,
Qui ne connait pas de repos,
Qui se bat pour un quignon de pain,
Qui meurt pour un oui pour un non.
Considérez si c’est une femme
Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux
Et jusqu’à la force de se souvenir,
Les yeux vides et le sein froid
Comme une grenouille en hiver.
N’oubliez pas que cela fut,
Non, ne l’oubliez pas:
Gravez ces mots dans votre coeur.
Pensez-y chez vous, dans la rue,
En vous couchant, en vous levant;
Répétez-les à vos enfants.
Ou que votre maison s’écroule;
Que la maladie vous accable,
Que vos enfants se détournent de vous.

Érasme à la Synagogue portugaise de Amsterdam

Courtoisie de septentrionblog.onserfdeel.be
Une traduction exceptionnelle de L’Éloge de la folie (Moriae Encomium) de l'humaniste néerlandais de la Renaissance Érasme, dont l'original fut publié à Paris en 1511, a été mise au jour à la bibliothèque de la Synagogue portugaise d'Amsterdam. Il s'agit d'une traduction espagnole qui, d'après les linguistes, date du XVIIe siècle.


Les scientifiques parlent d'une découverte spectaculaire car l'Inquisition espagnole avait mis l'ouvrage d'Érasme à l'Index en 1559. La première traduction officielle de L’Éloge de la Folie ne fut imprimée que des siècles plus tard, en 1842, huit ans après l'abolition de l'Inquisition.

De tout temps, les spécialistes se sont perdus en conjectures quant à l'existence de traductions espagnoles anciennes du célèbre pamphlet. Certains ont cru pouvoir en déceler des traces dans le roman picaresque anonyme Lazarillo de Tormes (1554) ou dans le Don Quichote de Cervantes au début du XVIIe siècle. Mais aucune preuve formelle n'a jamais pu être apportée.

À ce jour, il n'a pas encore été possible de déterminer avec certitude comment le texte a abouti à la Synagogue portugaise d'Amsterdam. L'ouvrage est visible sur rendez-vous avec la synagogue.

Les parents de Simon Wiesenthal baptisés par des mormons

Courtoisie de lefigaro.fr

Les juifs Asher et Rosa Rapp Wiesenthal, père et mère du célèbre chasseur de nazis, ont reçu un baptême par procuration. Une polémique est née aux Etats-Unis.

Morts depuis des décennies, l'un pendant la Première Guerre mondiale et l'autre pendant la Shoah, ils sont devenus mormons. Les parents de Simon Wiesenthal, le célèbre juif traqueur des nazis, ont été baptisés par l'Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours, mieux connue sous le nom d'église mormone.
Comment est-ce possible? Une pratique des mormons consiste à baptiser, par procuration, des morts pour leur permettre d'intégrer leur église. Ce serait l'âme de l'individu décédé qui donnerait son consentement à une telle démarche. Aussi, Asher et Rosa Rapp Wiesenthal, des juifs autrichiens morts respectivement en 1917 sur le front de l'est et dans un camp nazi, ont eu droit à cette cérémonie religieuse.
Intolérable, pour le centre Simon-Wiesenthal, qui a découvert les faits. «Il est scandaleux que de telles pratiques aient lieu dans les temples mormons», s'est offusqué le rabbin Abraham Cooper, doyen de cette fondation créée par le rescapé des camps Simon Wiesenthal (mort en 2005) et qui fait la chasse aux nazis réfugiés à travers le monde.

«Violation grave du règlement»
Face aux vives critiques de cette fondation, l'église mormone a dû présenter ses excuses. «Dans quelques cas, des noms ont été soumis pour des baptêmes en violation du règlement. Que ce soit une simple erreur ou que cela relève d'autres raisons, l'église affirme que ces pratiques constituent une violation grave du règlement», a affirmé l'Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours, dans un communiqué.
Car, précise l'église mormone, «le règlement stipule que les membres ne demandent le baptême que pour leurs seuls ancêtres». Et d'ajouter: «Ces baptêmes de victimes de l'Holocauste sont totalement interdits». En 1995, un accord prévoyait l'interdiction de tout baptême de juifs décédés dans les camps nazis. Il avait été signé après que des milliers de victimes de l'Holocauste ont été inscrites sur les registres mormons.

Se souvenir de Terezin

terror-by-eyeofodin





sad-terezin-by-david82





Pfaffenhoffen et la "Traversée de la poésie yiddish en chansons"

Par l'ensemble "Le Paon Doré"
Astrid Ruff, Noémie Gachet-Bensimhon et Ken Leisenbach



Dans le cadre du 3e Mini-Festival de Musique Juive du Pays de Hanau et du Val de Moder : Traversée de la poésie yiddish en chansons
Le Dimanche 18 mars 2012à 17h à la Synagogue de Pfaffenhoffen
Renseignements : 03 88 89 23 45
Tarif : 12€


La présence juive est mentionnée à Pfaffenhoffen depuis 1594 ; une communauté, très réduite, est attestée à partir de 1628, elle s'est développée au 18e siècle et n'a disparu qu'avec la dernière guerre. La synagogue fut construite et inaugurée en 1791 (date sur la porte). D'après Gilbert Weil, elle correspond à la dernière survivante d'une lignée de synagogues rurales, faites pour permettre à un groupe réduit de vivre son judaïsme. Elle servait à la fois de lieu de culte, de centre communautaire, d'école, d'hébergement, et de lieu de fabrication des pains azimes, "Matzoth", pour la Pâque. Si le sous-sol abritait le bain rituel, "Miqwé", celui-ci était alimenté par une eau de source. Après la dernière guerre, l'encadrement de l'ancienne arche sainte, "Aron Hakodesh", fut déplacé dans le mur nord et remplacé par celui de la synagogue désaffectée de Mulhausen. Après la restauration de la synagogue dans les dernières années du 20e siècle, il a été remis en place.

Première rétrospective de l'oeuvre de Art SPIEGELMAN à Paris

Courtoisie de lepoint.fr

La Bibliothèque du Centre Pompidou accueillera du 21 mars au 21 mai 2012 la première rétrospective parisienne consacrée à l'Américain Art Spiegelman, créateur du mythique "Maus" sur la Shoah, seule bande dessinée à avoir reçu le prix Pulitzer.

La Bibliothèque du Centre Pompidou accueillera du 21 mars au 21 mai la première rétrospective parisienne consacrée à l'Américain Art Spiegelman, créateur du mythique "Maus" sur la Shoah, seule bande dessinée à avoir reçu le prix Pulitzer.




Conçue pour le festival international de la BD d'Angoulême 2012, où elle a été inaugurée fin janvier, l'exposition présentera environ 400 pièces sélectionnées par Art Spiegelman lui-même, planches originales, esquisses, dessins préparatoires, fac-similés...
Le public pourra notamment découvrir l'intégralité des planches de "Maus" en fac-similés, ainsi que des documents d'archives de la famille Spiegelman.
Nombre de ces pièces originales sortiront pour la première fois du studio de l'auteur.

Cette première grande rétrospective est l'occasion d'aborder les multiples facettes du travail d'Art Spiegelman : la période underground des années 60-70 avec la revue Arcade et les histoires courtes réunies en 1977 dans "Breakdowns", son livre culte "Maus", son travail d'éditeur au sein de la revue RAW avec sa femme Françoise Mouly, sa vision du 11-Septembre ("A l'ombre des tours mortes", Casterman 2004), les années Bush et ses illustrations pour le New Yorker.

Né à Stockholm en 1948, arrivé aux Etats-Unis à l'âge de 3 ans, Art Spiegelman forge depuis le milieu des années 1960 une oeuvre essentielle et originale.
Dans "Maus" (souris en allemand), l'un des premiers romans graphiques contemporains, la Shoah est représentée à travers l'histoire des parents de l'auteur, Anja et Vladek Spiegelman, déportés à Auschwitz en 1944. Les Juifs sont représentés en souris, les nazis en chats. Le récit est un va-et-vient permanent entre le passé européen et le présent américain.
Le dialogue discontinu de Spiegelman avec son père, en perspective avec la Seconde guerre mondiale, rend l'horreur de l'Holocauste immédiatement perceptible.


Ce roman graphique de près de 300 pages, réalisé entre 1978 et 1991, a été traduit dans une vingtaine de langues et publié en France à partir de 1987 par Flammarion, qui vient aussi d'éditer "MetaMaus", sorte de "making of" de "Maus" où l'auteur revisite son oeuvre culte et sa vie.

Sir Isaac NEWTON - Mariage à la cour 'Hassidique de Viznitz - Sculpture sur glace à Jérusalem

Courtoisie de JSSNews.com

Plus de 7.500 pages écrites par Sir Issac Newton sont désormais visible dans le musée de la bibliothèque nationale d’Israël à Jérusalem.


L’arrière petite fille du Grand Rabbin de Wiznitz s’est mariée cette semaine. Résultat : un mariage géant qui a mobilisé une grande partie de Petah Tikva.


Un sculpteur chinois à Jérusalem, où il participe au concours international de sculpture sur glace.

La Pologne veut changer les modalités d'indemnisation des biens spoliés aux juifs.

Courtoisie de http://www.les-attentats-du-11-septembre-vus-par-une-conspirationniste.com

Le gouvernement polonais a décidé de changer le mode de restitution des propriétés juives spoliées pendant la Shoah, ou pendant la période communiste qui suivit.

La communauté juive polonaise a annoncé qu'elle s'opposerait vigoureusement à ces changements.
Jusqu'à aujourd'hui, les dossiers des restitutions étaient gérés à la fois par le gouvernement et par des représentants des communautés concernées.
Ces commissions, en place depuis 1997, ont restitué des milliers de propriétés à la communauté juive, propriétés qui avaient été spoliées par les nazis ou par le régime communiste, au pouvoir après la Seconde Guerre mondiale. 3000 autres cas sont en cours de traitement.
D'après la nouvelle procédure, qui devrait être votée en mars par le parlement polonais, les demandes de restitution seront traitées par le système judiciaire.
On s'attend à ce que les tribunaux demandent des documents officiels, qui n'existent souvent plus. Les communautés faisant une réclamation devront payer une garantie de 3% de la valeur du bien, versée au Trésor public si la demande n'aboutit pas.
La communauté juive n'est la seule concernée par ce changement, et pas la seule à s'y opposer: c'est aussi le cas de plusieurs Eglises non-catholiques.
Le gouvernement polonais essaie de trouver un arrangement qui permettrait de régler la question sans imposer la nouvelle législation.
Mais le dirigeant de la communauté juive de Pologne, Piotr Kadlcik, a déjà annoncé qu'il ne signerait pas un tel accord.
Les intentions de la Pologne en la matière ne vont pas la rendre plus populaire auprès de la communauté juive et des différentes associations qui la défende, notamment celles basées aux Etats-Unis: la Pologne est un des derniers pays à ne pas avoir encore indemnisé les Juifs pour les biens spoliés pendant la Shoah.
(http://www.israel-infos.net/Shoah--La-Pologne-veut-changer-les-modalites-d-indemnisation-des-biens-spolies-aux-juifs-8162.html)

A noter que le sujet était déjà sensible. En mars 2011 Le Congrès juif mondial (WJC) a déploré la décision de la Pologne de reporter l'indemnisation des biens spoliés par l'Allemagne nazie et l'ancien régime communiste :
http://fr.ejpress.org/article/nouvelles/europe_centrale_et_orientale/40091

Le Birobidjan en photographies















Le président croate demande pardon pour la Shoah.

Courtoisie de Guysen Israel News

Le président croate Ivo Josipovic dans un discours devant l'assemblée plénière de la Knesset a demandé pardon pour les crimes commis par son peuple envers les juifs pendant la seconde guerre mondiale.

ET AUSSI

Courtoisie de israel7.com


Il est toujours délicat pour un dirigeant d’un pays réputé antisémite de se rendre en visite en Israël. Pour les juifs, le nom de « Croatie » évoque toujours le sinistre gouvernement oustachi d’Anton Pavelic qui fut un collaborateur zélé des nazis. Les dirigeants croates actuels tentent d’effacer cette image en adoptant des positions favorables à Israël, même si l’antisémitisme est encore très présent dans la population.

Le président croate Ivo Josipovic est en visite officielle en Israël à l’invitation du président de la Knesset Reouven Rivline. Lors de son discours, le président croate a prononcé des paroles très émouvantes : « Il y a quelques années, dans cette même enceinte, mon prédécesseur avait exprimé ses regrets pour les crimes commis par les Croates contre les juifs durant la Shoah. Ceci avait été le point de départ d’un bond important en avant dans les relations entre la Croatie et Israël (…) Quant à moi, en prenant à témoin tous les enfants de Croatie, et sans détours, je demande pardon aux survivants et à toutes les victimes… »

Josipovic a également parlé de la situation actuelle, et a appelé à « la paix entre Israéliens et Palestiniens » en rajoutant un message à destination de ces derniers : « Rêver de détruire l’Autre se termine toujours par un cauchemar ».
Son hôte, Reouven Rivline a « félicité la Croatie, qui solidifie avec détermination ses bases démocratiques et libérales toute regardant courageusement son passé ». Il a assuré au président croate « que les relations entre Israël et son pays ne seraient pas entamées par le passé mais tournées vers le futur ».

Guérison complète pour Chaïm Avraham Yossef Ytschak ben Lévana

b"h

Lire les Téhilim 20 et 23
CHAQUE JOUR
pour la réfouah shléma de Chaïm Avraham Yossef Ytschak ben Lévana.


Faut-il encore parler de Shoah ? Par Renée Dray Bensoussan

Courtoisie de Madame Renée DRAY BENSOUSSAN

video

Anatoli KAPLAN

Liebeserklarung, 1965

Ogorod garten,1947

Goldene hochzeit, 1962

Betende mutter und kind, 1963

Rochele und ihr mann, 1965