Le site "Mémoires juives", outre mes travaux sur les origines de la solution finale, est ma contribution à la Mémoire.
Je dois beaucoup à Madame Sarah HALPERIN Z"al du CDJC (aujourd'hui le Mémorial de la Shoah).
Shmuel LEMARTELEUR, octobre 2011


Saone-et-Loire : le Passavent et des élèves de l’école Jean-Régnier de Blanzy font revivre la rafle d’Izieu.

Courtoisie de lejsl.com/edition-de-montceau-les-mines

44 enfants juifs exterminés

Script de la pièce en main, musique yiddish en toile de fond distillée par un accordéoniste, Yvette Sauvage-Lelong, réalisatrice du théâtre du Passavent, rythme avec toute l’énergie de la passion, la mise en scène de sa pièce de théâtre Kinderlekh (enfant en yiddish). Depuis le mois de novembre, les répétitions sont suivies avec un rythme soutenu.
La première représentation de cette pièce qui relate l’histoire de la rafle d’Izieu sera donnée à Blanzy le 31 mai (voir notes). « L’investissement des CM 2 de l’école Jean-Régnier de Blanzy mais aussi celle de leurs parents est remarquable. Le jeu mêlant les enfants et les comédiens est poignant », confie Yvette Sauvage-Lelong.

La réalisatrice du Passavent a écrit le scénario en 1996. Il a été déjà été joué à Izieu. Mais Yvette Sauvage-Lelong a réécrit le script pour Blanzy.

« De nouveaux éléments quant à la vie de la colonie, la rafle, ont été connus après la mort de Mme Zlatin, fondatrice et directrice de la maison d’Izieu, le 21 septembre 1996. » À partir de ses archives, de ses correspondances… mais aussi des lettres écrites par les enfants, le texte qui colle au plus près de la réalité a été enrichi de détails. « Ma hantise était de déraper et d’interpréter. » Mme Sauvage-Lelong a conçu sa pièce en trois tableaux avec une ambiance sombre pour illustrer le récit des témoins, puis une autre plus claire et joviale pour raconter la vie à la colonie et enfin la déportation. Chaque partie est reliée par des jeux de lumières, les chants et musiques yiddishes, « une façon de revaloriser la culture d’Europe de l’Est ».

L’histoire de cette maison d’Izieu est symbolique. Il y a eu de nombreuses autres maisons d’accueil d’enfants juifs en France mais celle d’Izieu reste symptomatique « dans la mesure où c’est Klaus Barbie, lui-même, qui a décidé et signé le procès-verbal d’arrestation d’enfants juifs. C’est la seule preuve écrite du procès de 1987d’une extermination d’enfants. »

Irruption de la Gestapo le 6 avril 1944

Avec la contribution de Christian Soufflet, directeur de l’école Jean-Régnier à Blanzy, vingt-trois élèves de CM 2 ont endossé le costume, bien lourd à porter, de ces 44 enfants juifs qui ont été déportés, suite à la rafle du 6 avril 1944. Neuf jours plus tard, ces enfants sont réduits en cendres dans les fours crématoires du camp d’Auschwitz. « Le fond du problème est difficile à expliquer aux jeunes, relate Mme Sauvage-Lelong. Comment leur raconter une telle horreur, que des enfants dont beaucoup avaient leur âge ont pu ainsi être déportés et tués. »



Dix-sept comédiens du Passavent interprètent les témoins de cette sombre histoire ou les éducateurs de la maison d’enfants d’Izieu. Quatre musiciens et un chanteur viennent parfaire le tableau en distillant des chansons et musiques yiddishes. Cette culture traditionnelle klezmer (juifs ashkénazes d’Europe centrale et de l’Est) se veut à la fois très entraînante et aux sons très souvent nostalgiques.

Les répétitions sont saisissantes de réalisme. On se croirait revenu en 1944 dans cette maison bourgeoise d’Izieu, petit village de l’Ain, transformée par Sabine Zlatin et son mari, Miron, en maison d’enfants juifs (aujourd’hui mémorial des enfants juifs exterminés). Entre mai 1943 et avril 1944, la colonie accueillera plus d’une centaine d’enfants sauvés des camps d’internements par Sabine. Tous ont été arrachés de leur famille déportée. À Izieu, ils réapprennent à vivre, beaucoup ont subi plusieurs mois d’internement, ont été brutalement séparés de leur famille et « sont le plus souvent sans le savoir orphelins ».

« Pendant, un an, les enfants ont vécu là, de façon très protégée avec des moments de joie, en suivant l’école », relate Yvette Sauvage-Lelong. La maison sert de lieu de passage à ces enfants avant qu’ils ne soient pris en charge par une famille d’accueil, une autre colonie ou une filière pour gagner la Suisse. Beaucoup ont été ainsi sauvés.

En avril, la situation devient plus trouble, Sabine Zlatin s’inquiète et part à Montpellier pour trouver un repli. Sur place, elle reçoit un télégramme codé de la secrétaire du préfet : « Famille malade, maladie contagieuse » pour relater la rafle sur dénonciation. 44 enfants et sept adultes sont déportés à Drancy, puis Auschwitz. Léa Feldblum, éducatrice, sera la seule survivante de cette déportation.
Un lever de rideau poignant sur une sombre partie de notre histoire.

Représentations. Jeudi 31 mai à l’Eva de Blanzy en après-midi pour les scolaires, samedi 2 et mardi 19 juin en soirée, du 14 au 17 juin à Izieu pour deux représentations, octobre 2012 à l’Ecla.

À noter. Une équipe de France 3 tourne un reportage sur cette pièce. Le feuilleton Kinderlekh est programmé les 7, 8, 10 et 11 mai à partir de 12 h 55 dans l’émission, Ça manque pas d’air, et le soir dans le JT à partir de 19 heures.

Merci Michel Jonasz !

Courtoisie de jssnews.com

Merci Michel Jonasz. Merci pour cette prestation hors-norme. Merci pour cette générosité dont vous avez fait preuve à l’égard de votre public.
Le concert unique de Michel Jonasz à l’Opéra de Tel-Aviv dimanche 25 avril aura donc été une réussite. Tant au niveau de l’organisation et de la production sans fautes, de l’ambiance générale bien aidée par l’acoustique de cette magnifique salle, que de la présence sur scène d’un artiste complet.

C’est avec beaucoup d’humilité que le chanteur a tenu, avant de commencer son spectacle, à évoquer les mémoires des victimes de la fusillade du collège juif d’Ozar Hatorah ainsi que celles des trois militaires. » Je me languis du jour où les juifs pourront vivre sans avoir peur » a t-il déclaré, avant de poursuivre » même si cela n’est toujours pas le cas, nous devons espérer et se projeter vers l’avenir ».


Un moment que Michel Jonasz décide de partager avec, en ouverture de spectacle, une chanson au message fort, « tristesse ».
Alors oui, certains spectateurs auraient aimé entendre plus de grands tubes comme « la boîte de Jazz » ou « dîtes-moi » mais le répertoire proposé par Michel Jonasz, entre one man show, nouvelles chansons issues de son dernier album et vieux tubes comme « les fourmies rouges » ou « super nana », a frisé la perfection.
« Je suis comblée. Ravie. Enchantée » s’exclamera une spectatrice à la sortie du spectacle. L’artiste aura su ainsi mêler avec habileté les chansons intimistes et plus enivrantes pendant plus d’une heure et demie. Un show ponctué par une splendide prestation de « joueurs de blues ».
A 65 ans, Michel Jonasz en a encore beaucoup sous le pied.

Shabbat Hagadol and Pesach 5772

Shem Meshmuel, Copyright & copy 2011 by Rabbi Meir Tamari and Torah.org. [Dr. Tamari is a renowned economist, Jewish scholar, and founder of the Center For Business Ethics (besr.org) in Jerusalem.]


The Tur in Orech Hayim writes that the Shabbat before Pesach is called Shabbat HaGadol because a great miracle was performed for Israel. Each family took a lamb, the god of Egypt, and tied it to their doorposts and kept it there for four days. They told the Egyptians they were going to slaughter it on the 14th of Nisan and the Egyptians were powerless to do anything to them. That year the 10th of Nisan was a Shabbat.

There are many questions that have to be raised in connection with this.
We call the Shabbat before Pesach Shabbat HaGadol, even though in some years it does not fall on the 10th of Nisan. It seems we should rather call the 10th of Nisan, irrespecitive of what day of the week it falls, Ha’asiri HaGadol.

We also know that many miracles were done for Israel in Egypt before they were commanded to take the Pascal lamb. Those miracles were very great ones in which the forces of nature were radically changed and shown to be powerless before HaShems’ will. 
Therefore, those days should be known as HaGadol.; alternatively, if we wish to go to the end of everything, then the day of Makat Bechorot, should be known as HaGadol.

“Yours, HaShem, is the greatness and the strength” (1 Chronicles, 29:12); the greatness in the verse refers to the creation, while the strength refers to the Exodus from Egypt (Brachot 58).
The act of creation was an act of pure chesed as there was nobody or nothing in the world that was entitled to such an act. HaShem did a chesed in that he diminished himself to create the world and everything in it. Chesed is known as greatness, and the world is built on chesed.
All the plagues that were visited on Israel were only a judgment on the Egyptians as Israel had no benefit from them. Now the merit of justice, Midat HaDin, demanded that before they were redeemed, the people had to have performed some mitzvot. Without these, they would have been the same as the Egyptians, and so there would be no justification for their redemption.
So God gave them milah and the chorban Pesach, so that their redemption would not only be a chesed to the Avot.

These two attributes, chesed and din, are two contradictory merits, but Shabbat has the ability to contain these two contradictory and opposing merits. In the Ten Commandments in Shmot, the reason for Shabbat is the Creation, whereas in Ve Etchanan the reason given for Shabbat is the Exodus. So Shabbat is both chesed and din. That is why the first time that Israel took the Pascal lamb, the 10th of Nisan had to be on Shabbat; and that is why we call the Shabbat before Pesach Shabbat HaGadol, irrespective of whether it is the 10th day or not.

The Shem MeShmuel elsewhere sees a similar idea that can explain why the shofar is blown on Rosh HaShannah that falls on Shabbat, only in the Beit HaMikdash, whereas elsewhere the shofar is not blown on Shabbat. True teshuva and atonement require both din and chesed.
Only the Beit HaMikdash has the power to integrate these two contradictory and opposing concepts.
PESACH.

“It was necessary to instruct them to take the Pascal Lamb 4 days before slaughtering it because Bnei Yisrael in Egypt were without mitzvot- even as it is written (Yechezkiel, 17:7) ‘but you were naked and bare’ –so Hashem gave them 2 mitzvot to busy themselves with, the blood of korban pesch and the blood of milah” (Rashi quoting the Mechilta).
Why was it necessary to mention milah that was only performed on that night? Why was it necessary for them to busy themselves with the care of the lamb for 4 days and insufficient for them only to visit it as is the case in Pesach dorot? Why was the commandment to take the lamb on the 10th given to Moshe on Rosh Chodesh, whereas the actual work and care connected with it only started on the 10th?; [This would be correct according to Rabbi Shimon ben Gamliel who taught that we should study the laws of Pesach 2 Shabbatot before Pesach but not according to the Chachamim who say that one asks and teaches the laws from a month before].

Understanding the essence of the two mitzvot, mila and korban pesach and their relationship to the redemption from Egypt will help to clarify our problem as well as how busying themselves specifically with those 2 would help them merit redemption as the Mechilta teaches.
The Zohar teaches us that when Israel said they remembered the food that they ate free of charge in Egypt, they were referring to free of mitzvot.
Now we know that we were slaves to Pharaoh and one cannot serve 2 masters simultaneously so they were free of the yoke of Heaven; that is fear of Hashem like the fear of a king. Pharaoh’s oppression of us weaned us from recognizing the Lordship of Hashem and that led us to idolatry, the serving of others in stead of Him. 
However, we were subject to a hard king, Pharaoh, who ruled over a hard people, Egypt, and they were immoral, led by their animal instincts and given over to unbridled lusts, so they brought about the subjection of Israel to desires and lust, in addition to the idolatry.
When Hashem wanted to redeem Israel He gave them the 2 mitzvot to busy themselves as counter-weights to both idolatry and immorality.

The korban Pesach that corresponds to worship through fear, since in bringing the korban a person is required to see himself as a servant of Hashem and take upon himself the yoke of Heaven.
The Avnei Nezer taught that when we eat the Pesach, that is from on High we are showing that we are like the eved whose whole sustenance is dependent on his master (Yoreh Deah, Section 474, subsection 12).
That mitzvah was the antidote to the substitution of idols for the Kingship of Hashem and rejection of the yoke of Heaven that they had been brought to by Pharaoh.
The lamb was the god of Egypt and for them to eat its flesh was an abomination to the Egyptians.
When they took the lambs on the 10th of Nissan, kept them tied to the legs of their beds and busied themselves with looking after them, the noise caused by those lambs and the public attention to their act, was an open rebellion against the kingship of Pharaoh..
Once having made that declaration of rebellion and the contrary acceptance of Hashem’s rule during the 4 days, they warranted eating the korban Pesach.

Milah was the antidote to the immorality and hedonism that they had gained from the Egyptians. Milah is essential for one to be allowed to eat of the Korban Pesach. This is because the Pesach is Avodah MeiYirah and that is incomplete teshuva; the removal of the orlah demonstrates that we are accepting His Yoke with simcha and love.

The 10 days that they waited between the taking of the lamb and its slaughter correspond to the 10 days of teshuvah between Rosh Hashanah and Yom Kippur. 
During those days, each day we intensify our self- examination, increase our dedication to repentance and accept His yoke as King, thereby being worthy of atonement.
So, Israel in Egypt, too, had 10 days to intensify and to strengthen both their yirah and their ahavah and so to merit being redeemed.

Eva Sandler : «Que le Mashiah vienne pour que je puisse les retrouver.»

Courtoisie de Claire Dana Picard - Le P’tit Hebdo et JSSNews


Quelques jours à peine après les obsèques de son mari et de ses deux enfants, alors qu’elle observait la semaine de deuil avec son beau-père à Jérusalem dans la Yechiva où Jonathan a étudié, la jeune Hava (Eva) Sandler a accepté de nous accorder cette interview. Elle a pour cela quitté quelques instants ses amies venues très nombreuses l’entourer de leur affection.

Le P’tit Hebdo / JSSNews: Hava, vous semblez si courageuse. D’où puisez-vous toute cette force?
Hava Sandler: C’est D.ieu qui me la donne.

LPH: Ce doit être difficile pour vous d’être la proie des journalistes et des médias. Comment supportez-vous tout cela?
HS: En fait, je n’accepte pas de parler aux journalistes. Il s’agit de ma vie privée, même si tout a été médiatisé à outrance après tout ce qui s’est passé, bien malheureusement.

LPH: Vous avez décidé d’écrire une lettre et de la rendre publique: dans quelle langue a-t-elle été rédigée?
HS: Au départ, nous l’avons écrite en hébreu puis elle a été traduite en français et en anglais.

LPH: A quel moment avez-vous décidé d’écrire cette lettre?
HS: J’ai accédé à la demande d’une personne de la communauté Chabad de Versailles, qui connaît mon beau-père. Elle m’a proposé d’écrire cette lettre pour la diffuser. J’ai accepté et nous nous sommes alors assis pour la dicter par téléphone.

LPH: Que vouliez-vous exprimer dans cette lettre?
HS: J’ai pensé que si mon mari avait été là, il aurait dit à toute la communauté de se renforcer et de rester toujours unie. Il aurait demandé aussi que chacun prenne sur soi d’accomplir une mitsva supplémentaire, pour hâter la venue du Mashiah. C’est cela que j’ai souhaité exprimer dans ma lettre mais je tenais aussi, bien sûr, à parler de mon mari et de mes enfants. Il me tenait à cœur de raconter quelles personnes exceptionnelles ils étaient. Et puis, je voulais dire aussi qu’il arrive parfois qu’on manque de patience envers ses enfants: on est fatigué, énervé, on a mille choses à faire et on reporte toujours à plus tard ce qu’on pourrait leur apporter maintenant. Je tiens donc à adresser un appel aux parents, aux pères comme aux mères, pour leur recommander de prêter plus d’attention à leurs enfants. Ils sont bien plus importants qu’un coup de téléphone d’une amie, ou qu’une casserole sur le feu. Ils méritent beaucoup plus d’attention que ce qu’on leur donne généralement.

LPH: Des milliers de personnes sont venues aux obsèques alors qu’un grand nombre d’entre elles ne vous connaissaient pas. Beaucoup de gens viennent spontanément. Est-ce que ces manifestations de solidarité vous réconfortent et vous aident, d’une certaine façon, à affronter cette épreuve?
HS: Très certainement, parce que je ressens ce qu’est la solidarité. Je me dis que si les gens se sentent concernés, c’est qu’ils ont compris le sens du message que j’ai adressé à Toulouse et à Jérusalem (au sujet de l’observance des Mitsvoth). Cela me donne des forces de constater que ce que j’ai dit a été pris en considération.

LPH: Quelle est aujourd’hui la chose la plus importante pour vous?
HS: Pour moi, la chose la plus importante, c’est que le Mashiah vienne et que je puisse les retrouver.

LPH: Que pouvez-vous nous dire de Jonathan et de sa famille?
HS: Si Jonathan avait tant de qualités, c’est grâce aux mérites de ses pères (Zehout Avoth), à l’exemple de sa famille et à l’éducation qu’il a reçue de ses parents. Jonathan était un père formidable, un mari formidable, et un fils et un frère formidable. Il s’efforçait de ne jamais vexer personne et parlait toujours d’entraide, de solidarité et d’amour. Il cherchait à ne jamais faire de mal à personne et ne prenait pas les choses trop à cœur.

LPH: Quels sont les souvenirs les plus chers que vous allez garder de Gabriel et d’Arieh?
HS: Mes deux petits garçons, Gabriel et Arieh, étaient le Hessed (bonté) personnifié. Même quand je leur donnais un paquet de bonbons, ils le partageaient toujours entre eux et avec ceux qui se trouvaient à proximité. Une fois, à Simhat Tora, alors qu’il n’avait que 3 ans et demi, mon fils Arieh avait couru pour ramasser un bonbon et sa kippa était tombée. Il avait alors abandonné immédiatement sa course pour récupérer sa kippa et la remettre sur la tête. Quelques années plus tard, quand je lui ai dit que nous allions à Toulouse en vue de rapprocher des gens éloignés de la Tora, en lui expliquant ce que cela signifiait, il m’a répondu : «Moi, je vais leur dire, à tous mes copains, qu’il faut observer le Chabbat, je vais leur dire qu’il faut manger cacher, qu’il faut mettre la kippa, qu’il faut porter les Tsitsioth». Il avait alors cinq ans et demi.

LPH: Votre départ d’Israël a-t-il été difficile?
HS: Oui, très difficile. Nous vivions depuis 9 ans en Israël. Nous avions comme projet de rester quelques années à Toulouse avant de rentrer. Notre intention était essentiellement de donner le maximum de nous-mêmes pour renforcer la communauté.

LPH: Avez-vous établi des liens avec la communauté de Toulouse?
HS: Cela ne faisait que huit mois que nous vivions là-bas mais nous avions réussi malgré tout à créer des liens assez forts avec des membres de cette communauté.

LPH: Quand votre fille va grandir, comment allez-vous lui raconter ce qui s’est passé?
HS: J’ignore encore comment j’aborderai la question avec elle. Mais je sais déjà que je lui parlerai beaucoup de son père et de ses frères. Peut-être quand elle sera plus grande, je lui expliquerai comment ils nous ont quittés. Pour l’instant, elle est encore toute petite.

LPH: Que peut-on faire pour vous réconforter? Qu’attendez-vous de tous ces gens qui sont bouleversés par ce qui vous est arrivé et qui veulent faire quelque chose pour vous?
HS: Il faut que chacun se renforce parce que cela permettra de hâter la venue du Mashiah. Et alors, je les reverrai. Chacun doit s’engager à mieux observer les mitsvoth, que ce soit dans la cacherout ou dans le chabbat, en se fixant un temps pour l’étude ou en cessant de dire du Lachon Hara.

Hava nous a donné dans cet entretien une véritable leçon de courage et de dignité. Mais sa douleur est intense et nous tenons à lui dire que nous sommes de tout cœur avec elle et sa famille. Que D. lui apporte la consolation et l’aide à affronter cette terrible épreuve. Min Hachamayim Tenouhamou.

Ukraine: un mémorial sur la Shoah vandalisé le 23 mars 2012

Courtoisie de tempsreel.nouvelobs.com

KIEV (AP) — Un mémorial sur la Shoah a été vandalisé par des inconnus à Lvov, dans l'ouest de l'Ukraine, a rapporté vendredi une association juive locale.
Les vandales ont répandu mercredi de la peinture rouge et bleue sur le mémorial, a déclaré Oleksandr Nazar, du Centre de culture juive Sholem Aleichem. Ils ont également écrit un message "qui humilie les juifs et les Ukrainiens", a-t-il ajouté.
M. Nazar a précisé que la plus grande partie de la peinture avait été enlevée et que la police avait ouvert une enquête.

Trente-six tombes juives profanées au cimetière de l'Est à Nice

Courtoisie de nicematin.com

Trente-six tombes du carré israélite du cimetière de l'Est à Nice ont été profanées dans la nuit de jeudi à vendredi (nuit du 22 au 23 mars 2012). Les malfaiteurs s'en sont pris aux étoiles de David, principal symbole du judaïsme.

Des étoiles de David arrachées. Déplacées. Cachées. Ou tout simplement volées. Trente-six tombes du carré israélite du cimetière de l'Est à Nice ont ainsi été dégradées dans la nuit de jeudi à vendredi.
Ces étoiles de David étaient sur les tombes. Les familles disposaient des bougies sous ces ornements pour se recueillir.


Le président du Conseil représentatif des institutions juives de Nice (Crif) Alain Belhassen a immédiatement réagit. Pour lui, le caractère antisémite de ses dégradations ne fait aucun doute. "Arracher les étoiles de David démontre une volonté de s'en prendre au principal symbole du judaïsme. La communauté juive est choquée", a-t-il expliqué.


La police qui va ouvrir une enquête a effectué ce vendredi des prélèvements sur les tombe dans le but de trouver d'éventuelles empreintes digitales. Le député-maire de Nice, Christian Estrosi, également sur les lieux, a annoncé que "la commune allait déposer une plainte".

Le président du conseil général des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, "dénonce des gestes intolérables et abjects" dans un communiqué. « Ceux qui portent ainsi atteinte à la mémoire des morts ne sont que des lâches. Je souhaite que le ou les coupables soient retrouvés dans les meilleurs délais et condamnés avec toute la fermeté qui s'impose », écrit-il.
Le grand rabbin de Nice a admis "un possible lien avec la tuerie de Toulouse".

Pas plus tard que ce mercredi, le carré israélite du cimetière de Nice avait déjà connu des vols d'ornements sur ces sépultures. A ce stade de l'enquête, les deux évènements ne peuvent pas encore être liés. Dans cette première affaire, les enquêteurs semblaient privilégier un banal vol de métaux.

Les enfants, cibles historiques des ennemis du peuple juif

Courtoisie de Elie Wiesel et lemonde.fr

Immense et impardonnable, la tragédie de Toulouse nous bouleverse comme rarement auparavant, et doit être envisagée et retenue dans son contexte historique.

Depuis que la mort cruelle a frappé le rabbin et les enfants, je n'arrive pas à chasser ma tristesse. Le deuil de la communauté juive toulousaine nous enveloppe tous, juifs et leurs alliés, en France et par-delà les frontières lointaines, partout où le coeur juif vibre et chante la beauté grave de l'étude biblique.

Cela a toujours été ainsi dans l'histoire. Depuis le roi pharaon d'Egypte et Nabuchodonosor de Babylone jusqu'à Hitler, tous les ennemis d'Israël virent dans ses enfants leur cible première à châtier, à éliminer. C'est comme s'ils comprenaient leur rôle dans notre mémoire collective aussi bien que dans notre survie dans le quotidien : ils resteront toujours au centre de notre quête, et de nos rêves. Pour nous, les enfants incarnent notre espoir et notre fierté ; notre foi et notre attachement à ce qui est sacré et transcendant dans notre éternelle démarche en tant que communauté.

Les enfants, c'est nos souvenirs à nous. Pour moi, c'est le heder("école primaire"), la yeshiva ("école talmudique"). Mes maîtres et mes amis, plongés dans le Livre, puis dans leurs commentaires. Le Talmud et ses lois, les contes et leurs chants émouvants. Parfois, le danger nous guettait, dans la rue, à la fenêtre. Et après ? Il s'agissait de continuer.

Dans un ouvrage du Moyen Age, l'on découvre une histoire aux résonances contemporaines. Dans la yeshiva, des élèves suivent leur maître avec une concentration telle qu'ils ne se rendent pas compte des paravents du monde extérieur. Les discussions orageuses entre les disciples de Shammaï (partisan de l'application stricte de la loi religieuse), et ceux de Hillel (partisan d'une interprétation douce de la loi) accaparant toute leur attention. Soudain, la porte s'ouvre et un homme surgit en criant : "Attention frères et amis ! Les pogromistes sont tout près ; on les voit qui aiguisent leurs couteaux !" Et un élève les rabroue : "Tu ne vois pas qu'ici l'on étudie ? Cesse donc de nous déranger !" Une heure plus tard, maîtres et disciples se noient dans leur sang.

Se souvient-on que, même dans le ghetto, il y avait des écoles clandestines ? Et que, comme jadis, au temps de l'occupation romaine de Jérusalem, les voix de nos vieux Sages sur le bûcher, et de leurs jeunes élèves répétant telle parole de Rabbi Akiba et telle histoire de Rabbi Hananya (grandes autorités du Talmud), n'étaient jamais rendues muettes ? Pareil pour Toulouse. L'école ensanglantée ne fermera pas ses portes. Et les cours reprendront. Et les malfaiteurs paieront pour leurs crimes. Toulouse, que je connais, et que j'aime, restera comme une blessure. Et comme un appel.

Quant à moi, je me fais un voeu : la prochaine fois, en France, je viendrai visiter Toulouse. Et j'irai à l'école orpheline. Je rencontrerai les enfants. Je les embrasserai comme un frère aîné venu de loin. Et, assis au milieu d'eux, j'étudierai avec eux, en reprenant le texte que les assassins avaient interrompu, pensant que c'était pour toujours. Et, comme toujours, ils se sont trompés.

Prague 2012

courtoisie de boeingbleudemer.com




Pont-Saint-Esprit, au XIXe siècle, la communauté juive était la seconde du Gard

Courtoisie de midilibre.fr

Plus aucune famille juive ne vit à Pont-Saint-Esprit depuis une dizaine d'années. La dernière avait pignon sur rue, le père était commerçant. "La communauté juive spiripontaine n'a jamais été très importante", souligne Alain Girard, conservateur en chef des musées du Gard et auteur, entre autres, d'un ouvrage paru en novembre 2005, intitulé Pont-Saint-Esprit 1850-1950.
Dans son ouvrage, il relève "qu'elle réunissait 20 individus en 1866 et comptait 38 membres en 1844, ce qui en faisait la seconde communauté israélite du département après Nîmes".

Il ajoute : "On ne connaît pas grand-chose sur les juifs de Pont-Saint-Esprit. Dans cette ville de commerce, ils avaient toute leur place et ils n'ont jamais été inquiétés." Une précision qui s'inscrit dans le cadre d'une demande d'aide pour un lieu de prières. Alain Girard assure que "dans leur demande, les juifs invoquèrent les principes de tolérance et de protection de la loi. Le conseil municipal les aida à subvenir aux frais de location de la partie de la maison qui leur servait de synagogue. Un lieu pas localisé dans la ville alors qu'on sait qu'il se trouvait avant la Révolution en bas de la rue Bruguier-Roure, c'est-à-dire sous l'église paroissiale.

Un endroit pas anodin, car permettant, selon Alain Girard, "d'être surveillé par le curé suivant une habitude propre à la région." Concernant le cimetière juif, il note que "selon la loi de l'église, une portion de terrain séparé et non béni sous le mur est de l'église est pour la sépulture des défunts non catholiques, des suicidés. Avant la fin de l'Ancien Régime, les juifs avaient obtenu l'autorisation d'avoir un champ des morts réservé à leur communauté".

                           À l'angle des chemins des Cimes et des Grillons, le cimetière juif

Celui en déshérence implanté à l'angle des chemins des Cimes et des Grillons n'est pas "le
premier cimetière de la communauté. Le dernier enterrement a dû se dérouler en 1940", souligne Alain Girard.

Crimes antisémites de Toulouse

Rédaction

Il n'y a aucune preuve unissant les meurtres de Montauban et les crimes antisémites de Toulouse.

Des témoins directs à Montauban et Toulouse parle d'un homme blanc aux yeux clairs et d'allure fine ou de moyenne corpulence. La corpulence étant l'apparence de la masse, elle varie selon la vitesse des sujets.

Mohamed Merah habitait au rez-de-chaussée.

Rien ne prouve que des membres du RAID ont été blessés.

Rien ne prouve que Mohamed MERAH possédait une ou plusieurs armes et qu'il savait s'en servir.

Il est touché mortellement à la tête par un membre du RAID.

Il n'y a pas de preuve de séjour en Afghanistan et d'appartenance à un groupe islamiste quelconque.

Mohamed Merah fut un voisin sans histoire partout où il habita.

On rappelle que dès le lendemain des crimes antisémites, la presse étrangère, et notamment brittanique, présentait la photographie de trois jeunes hommes saluant et tenant un drapeau de la Waffen SS. Ces trois jeunes hommes furent renvoyés des parachutistes de Montauban pour activités ouvertement nazies.
Ils sont identifiés.

A l'école Colbert de Blainville-sur-Orne, une « enfant cachée juive » raconte la Shoah

Courtoisie de ouest-france.fr

L'histoire
Elodie Terwagne est étudiante en master 2 à l'IUFM de Caen, elle prépare un mémoire lié à l'enseignement primaire. Elodie a choisi de travailler sur l'enseignement de la Shoah en CM2 : « Un sujet qui m'intéresse depuis plusieurs années. J'ai pris contact avec Bruno Mériel à l'école Colbert, qui a accepté mon projet et m'a permis de le mener à terme. »
Pour que la rencontre avec les élèves soit des plus vivantes, Elodie a contacté Charlotte Storch-Barillet, une des nombreux enfants qui ont vécu cachés dans la région parisienne pendant la Shoah. Vendredi dernier, Charlotte, la jeune juive des années 40 devenue une dame de 79 ans, est venue dans la classe de Bruno Mériel, directeur de Colbert. Une matinée émouvante pour tout le monde.


Justes parmi les nations
Charlotte Storch-Barillet fait partie de l'association des « Enfants cachés pendant la Shoah » et a souvent raconté son histoire dans des conférences. Elle possède une mémoire sans faille et a déroulé sa vie pendant la guerre avec des détails qui forcent l'admiration. D'origines polonaises juives, ses parents se font recenser à Paris, il s'en suit peu de temps après l'arrestation de son père sous le motif « en surnombre dans l'économie nationale ». Il est déporté et meurt à Auschwitz. Grâce au courage de sa mère et d'une amie, Charlotte échappe à la rafle du Vél'd'hiv avec ses frère et soeur. Les enfants vivent alors à l'abri chez différentes nourrices.

« On a été protégés de tous les dangers et considérés comme les enfants de la maison. La guerre finie, nous avons retrouvé notre mère qui ne nous avait pas perdus de vue », raconte Charlotte.
En 2010, à titre posthume, la médaille des Justes parmi les nations a été attribuée à ses parents nourriciers dans une cérémonie émouvante dans l'école élémentaire où Charlotte a été scolarisée pendant la guerre. Après ce récit vivant et poignant, Corentin, Hugo, Charlotte, Nicolas, Ludivine et d'autres élèves ont posé des questions auxquelles Charlotte Storch-Barillet a répondu avec plaisir : « J'ai eu beaucoup de chance avec ma mère, ma nourrice, mon beau-père... Personne ne nous a trahis. Je suis marquée infiniment d'avoir reçu tout cet amour, ça m'a donné le respect de la différence. Vous savez, la démocratie est une chose importante et primordiale. On peut et il faut parler alors que pendant la guerre on devait se taire. »

L'université hébraïque de Jérusalem dévoile de nouvelles archives d'Einstein

Courtoisie de lci.tf1.fr

L'université hébraïque de Jérusalem a lancé lundi une version améliorée de son site internet consacré aux archives d'Albert Einstein (1879-1955), qui permettra au public de consulter plus de 80.000 documents.

Albert Einstein, qui fut l'un des fondateurs de la prestigieuse Université hébraïque de Jérusalem, a légué tous ses écrits à l'institution. Le nouveau site permettra au public d'accéder à plus de 80.000 pièces, dont 40.000 papiers personnels d'Einstein et plus de 30.000 autres documents liés au père de la théorie de la relativité découvert depuis les années 1980, a précisé l'Université hébraïque.

Quand le premier Président sioniste évoquait la Shoah, par René-Louis Berclaz

Courtoisie de propagandes.info


Ce sujet britannique et ancien dirigeant de l’Organisation sioniste mondiale est entré dans l’Histoire après  avoir dicté à Lord Balfour la déclaration par laquelle le gouvernement britannique octroya aux Juifs un Foyer national en Palestine. 

Cet acte généreux était à peine troublé par un léger détail : la Palestine, en 1917, ne dépendait à aucun titre de l’autorité anglaise, puisque ce pays faisait alors partie intégrante de l’Empire ottoman. 
Pendant la Première guerre mondiale, le chimiste Weizmann travailla à produire des explosifs pour l’armée anglaise. En tant que chef du sionisme mondial, il revendiqua d’emblée pour les colons juifs le droit de diriger la Palestine et obtint pour ce faire du président Harry S. Truman (Juif assimilé, le S. de son deuxième prénom étant l’abréviation de Salomon) le soutien des Etats-Unis, lequel se concrétisa en 1948 avec la création de l’Etat « ressuscité » d’Israël, dont Weizman deviendra le premier président.

Voici un extrait de ses mémoires posthumes, parues cinq ans après sa mort :
 « En d’autres termes [Weizmann évoque ici la politique antisioniste du gouvernement anglais juste avant la création d’Israël], le gouvernement britannique ne voulaient pas accepter que six millions de Juifs avaient été condamnés à mort en Europe par différentes méthodes scientifiques et que l’antisémitisme européen était toujours présent et aussi malfaisant. »
Chaïm Weizmann, Naissance d’Israël, Gallimard, 1957, page 495

Voici l’unique et vague mention de la Shoah par le chef du sionisme dans un livre de 550 pages. Cette somme couvre la période de la Deuxième guerre mondiale, y compris l’avant-guerre et l’après-guerre. Chaïm Weizmann n’y fait qu’une timide allusion aux « six millions », et encore le fait-il dans le cadre du conflit qui l’opposait, à l’époque, avec les autorités britanniques qui administraient la Palestine.
Autre temps, autre mœurs, la perception de la Shoah a bien changé avec les années. Tout de suite après la Deuxième guerre mondiale, la forêt cachait encore l’arbrisseau qui nous apparaît maintenant gros comme une montagne de fromage. On s’attendait plutôt à voir ce chimiste confirmé nous expliquer avec force détails le fonctionnement des chambres à gaz, mais il n’en fut rien…
Weizmann cultive encore l’ambiguïté en évoquant « diverses méthodes scientifiques » d’exécution de masse, omettant curieusement de mentionner les incontournables chambres à gaz homicides. Il est vrai qu’en 1944-45, la propagande de guerre et d’après-guerre parlait surtout d’exécution de masse par électrocution dans des bassins, par hyperthermie dans des chambres surchauffées, par hypothermie dans des chambres froides, par asphyxie dans des chambres à dépression, par noyade dans des bassins à plancher escamotable… bref, toute une panoplie de l’horreur dont l’Histoire ne retiendra rien. Car tout semblait possible pour le génie allemand : le pire surtout, pour mieux occulter le meilleur, à savoir les réussites sociales trop exemplaires du régime honni. 

Et on se demande bien qui, en Europe, juste après la guerre, pouvait encore être à la fois antisémite et influent, au point d’alarmer Weizmann quant au sort des éternels persécutés. A moins bien sûr qu’il ne s’agisse du cabinet travailliste du gouvernement de Sa Majesté, opposé à la colonisation sioniste d’une Palestine sous mandat britannique, gouvernement qualifié d’antisémite pour les besoins de la cause.

Ce témoignage inaugure l’amalgame bien connu maintenant entre antisionisme et antisémitisme. Pour le premier président d’Israël, la Shoah n’apparaît pas du tout comme l’événement le plus important de l’histoire de l’humanité, mais plutôt comme un instrument parmi d’autres au service du sionisme et de son objectif suprême : la création de l’Etat d’Israël. 
Quant aux terroristes de la Haganah, leurs attentats criminels contre les Anglais et les Palestiniens étaient ainsi pleinement justifiés, puisque visant des antisémites.

Le roman dessiné de la Shoah

Courtoisie de lesoir.be

Michel Kichka est né à Liège, en 1954. A 20 ans, le persifleur s'installe en Israël où il signe des dessins de presse et des livres pour enfants.

Ce disciple de Kroll joue aussi le cartooniste politique à la télévision israélienne. Il a été publié dans le Courrier international ou l'International Herald Tribune et fait partie de Cartooning for Peace.
Dès aujourd'hui, vous le retrouverez tous les jours dans Le Soir. Nous publions en avant-première son autobiographie : Deuxième génération.
Ce roman graphique est un vrai document historique où Michel Kichka raconte comment sa famille, d'origine juive polonaise, a fui les pogroms pour se réfugier en Belgique dans l'Entre-deux-guerres. Son père sera le seul à revenir des camps nazis. Son fils, « Mitchi » grandira dans l'ombre du souvenir de la Shoah, avant de dessiner cette saga familiale avec le sourire corrosif qui le caractérise.
Ce témoignage bouleversant de sincérité voyage du côté de la face sombre de l'humanité dans une grande maestria graphique.


« La BD est le berceau de ma culture belge, nous dit Michel Kichka. Ce roman graphique a longtemps mûri dans ma tête. J'avais à la fois un besoin pressant de le livrer et une angoisse tenaillante de ne pas être à la hauteur de mon projet, enfoui profondément sous des couches de refoulement. Mais je sentais aussi que mon huis clos familial avait une portée universelle. Tous les peuples ont des traumatismes passés et présents que chaque génération doit affronter. »

Dunkerque, Bergues : « Marguerite Duras a embrassé la cause juive à travers ses propres souffrances »

Courtoisie de lavoixdunord.fr


L'écrivain dunkerquois Jean-Marc Alcalay, psychologue clinicien de profession, publie, ce mois-ci, M. D. la Juive. Les Écritures juives de Marguerite Duras
Il y met en scène la romancière, disparue en 1996, en proie à un questionnement sur le « peuplement juif de son oeuvre ». 
Il y a quelques jours, il était à Jérusalem pour présenter son livre. Retour à Dunkerque.

Quel a été le point de départ de votre démarche d'auteur, pour le moins originale ?
« Je lis Duras depuis longtemps... J'ai en particulier été marqué par La Douleur (sorti en 1985), un livre puissant.
Jusqu'à ce jour, il y a environ trois ans, où je suis tombé sur un de ses recueils de textes, Le Monde extérieur, outside II, paru en 1993, où elle raconte que, invitée au centre Rachi - haut lieu de la culture juive à Paris -, elle refuse de s'y rendre. Dans une lettre, elle explique pourquoi, par ces mots : "Je ne sais pas de façon décisive pourquoi tout le peuplement de mes livres est juif. Mais l'idée qu'on me l'apprenne m'est insupportable". Cela a été l'élément déclencheur. J'ai voulu en savoir davantage. »  

Pourquoi avoir choisi de romancer cette facette de la personnalité de Marguerite Duras ?
« J'avais deux choix. Soit je m'accrochais à mes travers professionnels - je suis psy ! - et je procédais à une recherche patho-analytique, pour comprendre d'où lui venait cette forme d'autocensure. Mais j'aurais détricoté l'oeuvre, qui en serait sortie asséchée. Je ne voulais pas de cela. J'ai préféré l'autre option : romancer, en effet, Marguerite Duras, en la mettant en scène dans une sorte de biographie fictionnelle. »  


Racontez-nous un peu...
 « Je l'imagine à Trouville, un soir, en train de s'alcooliser. L'histoire se passe pendant une nuit où elle va s'interroger sur les personnages juifs qui ont traversé sa vie personnelle, depuis la Cochinchine où elle a grandi jusqu'à la période de la Résistance, avec Mitterrand notamment. Je reviens sur sa vie d'écrivain, où les Juifs sont aussi omniprésents. Dans La Douleur, elle traite de la Shoah, dans Abahn Sabana David, du thème du Juif errant. La pièce de théâtre Un homme est venu me voir met en scène un certain Steiner... »  

Ce nom revient en effet beaucoup dans son oeuvre. Pourquoi selon vous ?
« Lol V. Stein, Steiner, Aurélia Steiner, Yann Andréa Steiner... apparaissent de manière récurrente. Stein, c'est la pierre, c'était aussi le prénom germanisé de son frère aîné, Pierre, qu'elle soupçonnait de livrer des filles à la prostitution et d'avoir eu, envers elle, des attitudes incestueuses. Mais ce n'est qu'une interprétation très personnelle. »  


Pourquoi, en définitive, cette « attirance » pour la question juive ?
« Marguerite Duras n'était pas juive, mais elle disait : "J'aurais pu porter l'étoile jaune", elle qui a travaillé sous Vichy au contrôle des papiers avant de rejoindre, en 1943, la Résistance. Je pense qu'elle a ressenti une grande culpabilité de n'avoir pu faire plus contre la Shoah. Tous ses traumatismes - les agissements de son frère Pierre, mais aussi l'année 1942, année des rafles, durant laquelle elle perd un autre frère et un enfant -, ont été autant de blessures à son "être femme". Marguerite Duras a en quelque sorte embrassé la cause juive à travers sa propre souffrance. »  

Quel lien tissez-vous, précisément, entre son oeuvre et cette déchirure ?
« Duras a essentiellement écrit sur le désir, sur l'amour, dans ce qu'il a parfois d'extrême, de compliqué. D'un autre côté, être Juif, c'est toujours être sur le fil, c'est une condition fragile. La condition amoureuse est très proche de cela. On peut aller très loin, regardez la Bible... Mais on est toujours, aussi, au bord du précipice de l'histoire. Comme en amour... » •

Jean-Marc Alcalay, M. D. la Juive ,  Elkana textes, Mars 2012, 143 pages. 

L'auteur dédicacera son livre le 31 mars à la librairie Majuscule, à Dunkerque, place Jean-Bart, de 15 h à 18 h et le 6 avril à Bergues à la librairie Lamartine, à 18 h.

Gardien à Sobibor: le SS Demjanjuk est mort

Courtoisie de lhistoireenrafale.blogs.lunion.presse.fr


Ancien gardien du camp nazi de Sobibor, John Demjanjuk, 91 ans, est mort ce samedi 17 mars 2012 en Allemagne où il avait été condamné en 2011 par un tribunal de Munich à 5 ans de prison. Il était l’un de ces agents zélés de l’exécution de l’Holocauste, un prisonnier soviétique recruté parmi tant d’autres par les Allemands pour contribuer à la politique d’extermination du IIIe Reich.

 En mai 2011, Demjanjuk avait été reconnu coupable d’avoir participé au meurtre de 27 900 Juifs au camp de Sobibor, où quelque 250 000 hommes, femmes et enfants ont péri, et où il avait été garde SS en 1943.
Il avait usé avec ses conseils de tous les artifices de procédure pour tenter d’échapper à une condamnation. Il avait d’abord affirmé qu’il n’avait jamais été garde dans un camp d’extermination. Face aux pièces qui lui étaient opposées il avait alors dit que, s’il avait été garde, il n’avait agi que contraint et forcé.

En 18 mois de procès, il s’était muré dans le silence et avait jugé inhumain d’être traduit en justice alors qu’il était gravement malade. Le regard dissimulé par des lunettes noires, la bouche ouverte dès que les photographes étaient dans son périmètre, la casquette de base-ball vissée sur la tête, assis dans un fauteuil roulant parfois allongé sur un brancard, il avait affirmé par l’intermédiaire de son avocat être “torturé” et “persécuté” par l’Allemagne.
Né en Ukraine, ancien ouvrier dans l’industrie automobile aux États-Unis, il avait admis avoir été capturé par les Allemands en 1942 alors qu’il servait dans l’Armée rouge. Il avait déclaré qu’il avait été transféré d’un camp de prisonniers à un autre jusqu’à la fin de la guerre.
En réalité, en captivité, il aurait été recruté pour travailler comme garde et transféré dans le camp SS de Trawniki, dans le sud-est de la Pologne, avant de partir pour Sobibor.

 L’accusation se fondait sur une carte d’identité verte de SS émise à Trawniki – numéro 1393 – d’un Ukrainien nommé Ivan Demjanjuk, avec une photo en noir et blanc qui ressemblait à ce qu’il avait été jeune homme. Sur cette même carte, était mentionné son transfert de Trawniki à Sobibor au printemps 1943. Les avocats de Demjanjuk avaient assuré qu’il s’agissait d’un faux et déclaré qu’il n’était ni à Trawniki ni à Sobibor.
Ce procès très médiatique n’était pas le premier pour Demjanjuk. En 1986, il avait été jugé à Jérusalem, accusé d’avoir été “Ivan le Terrible”, un garde ukrainien du camp de Treblinka (est de la Pologne) réputé pour sa cruauté. Condamné à mort en 1988, il avait été libéré cinq ans plus tard lorsqu’il s’était avéré  qu’il n’était pas “Ivan le Terrible”. Demjanjuk avait alors regagné sa banlieue de Cleveland, dans l’Ohio où il s’était installé en 1952.
Après des informations attestant qu’il avait été garde dans un autre camp, il avait été déchu de sa nationalité américaine en 2002 pour avoir menti sur son passé lors de sa demande d’immigration. Les États-Unis voulaient l’expulser, mais aucun pays n’avait accepté de l’accueillir. Jusqu’à ce que l’Allemagne décide de le poursuivre en raison de nouvelles preuves accumulées contre lui. Au terme d’une saga judiciaire, il avait été expulsé en mai 2009 vers Munich, où il avait vécu après la guerre. C’est dans cette ville qu’il avait été condamné

Demjanjuk est mort

Courtoisie de lefigaro.fr

John Demjanjuk, condamné en mai 2011 à 5 ans de prison pour sa participation à un crime contre l'humanité, est mort ce samedi dans la maison de retraite de Bad Feilnbach en Bavière, a annoncé la police bavaroise. Il avait 91 ans.

Né en Ukraine en 1920, mobilisé pendant la guerre, Ivan Demjanjuk avait été fait prisonnier par les nazis avant de devenir gardien au camp de Sobibor. Après la guerre, il avait émigré aux États-Unis où il avait pris le nom de John Demjanjuk.

Recherché dès 1980 par la justice israélienne pour sa participation dans l'extermination des Juifs du camp de Sobibor, il avait fait l'objet d'une procédure d'extradition très longue qui avait aboutit à son arrivée en Allemagne en 2009. Son procès s'était finalement ouvert en Bavière en 2010, auquel il avait participé sur une civière, caché par une casquette et des lunettes noires.

En mai 2011, il avait été condamné à 5 ans de prison pour sa participation à la mort d'au moins 28.060 Juifs. L'absence de témoin direct et des doutes sur son identité avait perturbé le procès. Malgré sa condamnation, Demjanjuk n'avait pas été emprisonné en raison de son âge et de son état de santé.

Mort de Demjanjuk, petit employé (!) de la Shoah condamné 70 ans plus tard

Courtoisie de la-croix.com


L’ancien gardien de camp nazi, John Demjanjuk, mort samedi 17 mars 2012 à l’âge de 91 ans en Allemagne où il avait été condamné en 2011 à 5 ans de prison, était un petit employé (!) de la Shoah, l’un des milliers de prisonniers soviétiques recrutés par les Allemands pour perpétrer des crimes. 


En mai 2011, Demjanjuk avait été reconnu coupable par un tribunal de Munich (sud de l’Allemagne) d’avoir participé au meurtre de 27 900 juifs au camp de Sobibor (aujourd’hui en Pologne), où quelque 250 000 hommes, femmes et enfants ont péri, et où il a été garde en 1943, selon le tribunal (!).


Il avait toutefois été remis en liberté. Demjanjuk ne représentait aucun danger et ne risquait plus de se soustraire à la justice, en raison de son âge et de son statut d’apatride, avait estimé la justice.

Parshas Vayikra 5772


 Shem Meshmuel, Copyright & copy 2011 by Rabbi Meir Tamari and Torah.org. [Dr. Tamari is a renowned economist, Jewish scholar, and founder of the Center For Business Ethics (besr.org) in Jerusalem.]




"'And He called to Moshe" 
This is not the same as in the case of Avraham. 
There we read, ‘And the angel of the Lord called to Avraham’: the angel calls and the word is spoken. Rabbi Avin said, ‘Hashem said I am the One who calls and I am the One who speaks’ (Bamidbar Rabbah, chapter 1)". 

What advantage or merit is there to the caller, that it should be specified that whether it is be from Hashem? After all, it is what is said that is important, so what difference does it make who is the caller? 

The words of the Avnei Nezer can serve as an introduction to understanding this. He explained that there is a qualitative difference between the case of Bilaam where the text is ‘vayikar’-[that is, Hashem met, or appeared to or brought it about for Bilaam], and the case of Moshe where it said vayikra
The language vayikar refers to a situation where the word or message comes to the person while he remains in his place so that he is not transformed or elevated through the speech. 
However, vayikra refers to those cases where the caller wants the listener to draw closer to him so that the person is elevated towards the message or the saying. 

A person receives words or messages that are appropriate to his spiritual status. 
The evil Bilaam despite his requests for HaShem to draw close to him and to reveal himself, had no desire to leave his evil ways. In other words, he wanted to have both the presence of HaShem while remaining immersed in the filth of his evil deeds. Therefore he was judged accordingly, so that even while there was Divine speech to him in honour of Israel and for their benefit, nevertheless he remained evil. So Bilam, the evil one, remained standing outside the Divine presence, despite Hashem’s message to him. He has been compared by the Zohar (part 3) to the metzorah who only knocks on the door but doesn’t wish to enter. 

Moshe Rabbenu, however, devoted his whole essence and being to withdrawal and separation from the material; as conatated by his name ‘I drew him from the water’, as explained by the Maharal in Gevurot HaShem. He, therefore, was accorded the appropriate spiritual status and was called and elevated towards the message and the speech and became more sanctified thereby. 
This is referred to in the Midrash in the example of a King who had a wife and a concubine; a wife is with kiddushin whereas the pilegesh is without kiddushin, according to most of the poskim. The kiddushin make the wife permitted solely to her husband and forbidden to anyone else, just like those articles and things which belong to hekdesh. 
These are the prophets of Israel who are devoted solely to do the will of HaShem without any personal interest, benefit or purpose. In contrast, the prophets of the nations, like Bilaam, have other purposes and aims in addition to the words which HaShem speaks to them; they are like the concubine. 

“Rabbi Tanchuma said that the gold that was brought to the Mishkan was the free will offering of the Israelites, whereas the jewels which are referred to are the free will offering of the Princes. The soul of Moshe was troubled as he saw everybody bringing an offering while he did not. HaShem said to him ‘By your life, your words are more precious to me than the gifts of all of them,’ therefore it is only with regard to Moshe that it is written vayikra, and He called”.
This is difficult to understand because nobody prevented Moshe from bringing anything to the Mishkan and if he really had a reason not to bring anything, what was the reason for his self-doubt? 

The whole basic principle with regard to the donations to the Mishkan was that each person would give a gift appropriate to his spiritual status and his desire to create contact with HaShem, since the significance and viability of every action depends on the will and desire of the person doing the action.. In order to achieve their aim of devotion and cleaving to the Shechinah, each ordinary person brought their wealth with love and elevated spirit; “The words of your Torah are more precious to me than much gold and silver” (Tehillim, 79). 

The Nesiim brought the precious stone because these stones contain and reflect the light of the sun and thereby purify and cleanse it, thereby converting it to bodies of light, and this transformation corresponds to the transformation of the yetzer harah into the yetzer hatov. This spiritual avodah is appropriate to the Princes who are the heads of the myriads of Israel (Introduction to Tikkunei Zohar). However Moshe, who was the epitome of refinement and so was always connected and related to the Shechinah, did not need any other desire or motivation. 
Furthermore, it was unnecessary to relate this merit and trait since Moshe had no need of such explanations or reasons. We know from the Midrash that the very body of Moshe was so refined that it shone and his face reflected the light of the Shechinah so that he was more holy even than the ministering angels. In view of all this, he had no need to bring any material possessions to reflect his desire and connection to HaShem.

However Moshe never paid attention to his own perfection as we know that Moshe never attended to his personal needs and did not go to his house to see what his family needed when he came down from Mount Sinai, but turned immediately to the people (Mechiltah, parshat Yitro).
Furthermore we know that he had neither a portion of vineyard or fields nor any commerce in the desert and all his strength and desires were channelled into his efforts and devotion to perfect Yisrael and to bring it closer to HaShem. His soul, nevertheless, was troubled because he knew that if a person submits all his yetzer to the worship of HaShem, then all the darkness is transformed into light and the bitterness becomes sweet. This would not be only to the benefit of Moshe but he would elevate thereby each person, according to their ability and level. Therefore Moshe felt that it would be a good thing if he had something tangible and material to the Mishkan. 

To this Hashem replied that the Torah that Moshe taught and that was called in his name, would elevate and purify Yisrael more than any gits to the Mishkan, so that he need not be troubled.

Les Juifs marocains enfin indemnisés des restrictions du IIIème Reich

Courtoisie de Jonathan-Simon Sellem, jssnews.com


Pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, des milliers de Juifs marocains seront reconnus comme des survivants de l’Holocauste et recevront des compensations de la part du gouvernement allemand. Conformément à l’accord élaboré au cours des derniers jours entre la Claims Conference et le gouvernement allemand, ils recevront chacun 13 000 shekels (à peu près 2.550€) de compensation.

Les Juifs roumains et bulgares qui ont été détenus pendant la guerre seront également inclus dans l’accord pour recevoir les mêmes indemnités que celles reçues par les survivants des camps de concentration.
La Claims Conference (association qui réclame les réparations allemandes pour les victimes de la shoah) estime que 7.000 demandes d’indemnisation nouvelles seront soumises, la moitié des Juifs bulgares et roumains et un tiers de Juifs en provenance de pays d’Afrique du Nord, essentiellement du Maroc.

Les personnes admissibles à l’indemnisation sont des Juifs dont la liberté de circulation a été restreinte par les nazis et leurs alliés. La libre circulation comprend l’entrée dans les parcs, les salles de cinéma, et l’utilisation des transports publics entre autres.  Au moment où la Seconde Guerre mondiale a éclaté, 260.000 Juifs vivaient au Maroc.

Alors que les Juifs de Tunisie, d’Algérie et de Libye ont été reconnus comme survivants de l’Holocauste et ont été indemnisés il y a fort longtemps, les Juifs marocains n’ont jamais été reconnus comme tel. Jusqu’à présent, seul un petit nombre de juifs marocains ayant fait leur alyah en Israël avant 1953 ont réussi à obtenir la reconnaissance en tant que survivants de l’Holocauste et ont été indemnisé en conséquence.

« La restriction de la liberté de mouvement a été un outil efficace pour contrôler la population juive en Allemagne et les zones sous son autorité », a déclaré le président de la Claims Conference Julius Berman. Il a ajouté qu’en « clarifiant ce point avec le ministère public allemand, ils ont réussi à recevoir la reconnaissance due pour les gens qui ont souffert du IIIème Reich ».

Maroc, un festival de livres antisémites au Salon International de l’Edition du Livre de Casablanca

Courtoisie de Agnes Bar-Zvi, jssnews.com

Quiconque a entendu parlé de ce qui ce passe dans le monde arabe ne sera pas surpris qu’un récent Salon International de l’Edition du Livre de Casablanca au Maroc a mis en vedette des classiques antisémites tels que Mein Kampf et Les Protocoles des Sages de Sion.


Les livres, dont également L’Exposition de Complots sionistes pour contrôler le Monde, ont été affichés dans le cadre du Salon International de l’Edition du Livre de Casablanca, le salon culturel le plus important de la région (Moyen-Orient et Maghreb).

Selon le Centre Simon Wiesenthal il s’agissait du pire salon du livre. Les représentants de cet institut américain contre le racisme ont donc faire parvenir une missive au Ministre maroccain de la culture, Mohammed Amine Sbihi.

Peut-être plus important encore, le Centre Wiesenthal a également protesté contre Jürgen Boos, le directeur du festival dans le monde de l’édition à la Foire du livre de Francfort. L’organisation demande à Boos la « liste noire » des éditeurs des livres « de la foire Octobre, » car ils violent les conventions de l’Union européenne et du Conseil de l’Europe contre le racisme.

Le Centre Wiesenthal a par ailleurs fait retentir un sérieux avertissement : « année après année, notre Centre proteste contre le comportement des maisons d’éditions, mêmes récidivistes, sans aucune action efficace pour prévenir la récidive. »

La Suisse ouvre la porte à une levée du secret bancaire pour les comptes dormants

Courtoisie de reuters
La chambre basse du parlement suisse s'est prononcée mercredi pour une levée sous condition du secret bancaire afin de solder des comptes dormants, ce qui devrait contribuer au règlement de l'affaire des actifs juifs déposés pendant la Seconde Guerre mondiale.

UBS et le Crédit Suisse ont conclu en 1998 un accord avec les descendants des victimes de la Shoah et les rescapés des camps d'extermination nazis, mais Berne s'efforce depuis des années de réformer la législation sur le secret bancaire pour régler le point des comptes dont les titulaires sont introuvables.

Le Conseil national a donc approuvé mercredi 14 mars 2012 un texte de loi qui propose de le lever pour effectuer des transferts et solder des comptes sans le consentement de leur titulaire à condition que la banque puisse prouver qu'elle a tenté en vain et à plusieurs reprises de contacter ledit titulaire ou ses ayant droits. Le texte doit encore être soumis au Conseil des États, chambre haute du Parlement.

Les martinets reviennent au Kotel

 


Courtoisie de guysen.com 

Le retour des martinets au Mur des Lamentations de Jérusalem cette semaine, fait la joie des ornithologues et des religieux qui viennent les accueillir chaque année sur le site le plus sacré du judaïsme.
Après avoir passé l’hiver en Afrique du Sud, le martinet noir revient cette semaine à Jérusalem pour se nicher entre les failles du site le plus sacré du judaïsme. Un rituel qui perdure depuis plus de 2.000 ans.

« La grande histoire, c'est que les martinets arrivent presque le même jour chaque année au Mur des Lamentations », explique Yossi Leshem, directeur du Centre ornithologique d'Israël pour l'étude de la migration des oiseaux. «Nous pensons qu’au Mur des Lamentations se trouve le plus ancien site au monde  de nidification du martinet noir».
Construit par le roi Hérode au premier siècle, le Mur occidental du Second Temple fait environ 20 mètres de hauteur et les espaces entre ses pierres figurent parmi les sites préférés de nidification pour les martinets.
Au crépuscule, des groupes entiers de martinets volent au-dessus de la place du Kotel, ajoutant un caractère mystique à ce lieu déjà si sacré.
« Le Mur occidental est si apprécié par ces oiseaux que nous avons déjà 88 couples nichant sur le Mur des Lamentations », a déclaré Yossi Leshem.
Ce à quoi il a ajouté que les oiseaux semblent être attirés par les lieux sacrés puisqu’ils aiment aussi se nicher à Bethléem, où la tradition veut que J.  y sois né.